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 Tel est pris qui croyait prendre

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MessageSujet: Tel est pris qui croyait prendre   Mar 7 Aoû - 20:02

Locke avait préparé son coup comme à son habitude. Une petite information avait surgit il y a quelques semaines de cela. Un propriétaire absent..un coffre sous une latte de bois contenant quelque chose d’infiniment précieux. Il n’en faut pas plus pour l’oreille aguerrit d’un voleur. Cela avait été facile de faire parler le mystérieux informateur, quelques pintes de bières, tout en jouant à des jeux de paris. Les mots n’étaient en tout cas pas tombés dans l’oreille d’un sourd. L’homme était un marchand. Une cible plus qu’intéressante. Il haissait les marchands par dessus tout. Lui voler son bien précieux serait plus que jouissif.

Il avait commencé par faire des repérages dans le quartier. Il était toujours bon de connaître les habitudes de chacun et pas seulement celle de la personne visée. Il y a les voisins mais il y a aussi les rondes des gardes. Oui chaque chose a son importance, tout comme celle du garde qui papote généralement vingt minutes avec celui qui le remplace. Cela lui laisserait un laps de temps suffisant pour se faufiler entre deux rondes. Il savait le chemin le chemin que faisait le milicien et à quel instant il passait devant la maison. Il avait tout noté avec soin dans son petit carnet. L’affaire paraissait simple. Il avait le lieu, il avait la date, il avait l’heure et il avait l’objet. Non vraiment, il ne semblait pas y avoir de difficulté particulière. Un cambriolage comme un autre.

Le soir venu il avait revêtu ses bottes, son poignards et quelques objets utiles à tout cambriolage pour crocheter une porte ou la serrure d’un coffre. Une fois paré il s’était enveloppé dans sa cape et avait longé la ville jusqu’à une grille. Là il avait attendu quelques instants laissant passer le garde dans la rue en face. Si tout allait bien il allait rencontrer son collègue. Il n’en fallait pas plus pour qu’il passe. Il y avait un lampadaire 20 mètres plus loin. Pour éviter de passer sous la lumière il passerait par un jardin du voisinage et longerait une haie avant de se retrouver devant le mur de la maison de sa cible. La maison était somme toute bien faite, une plante type lierre envahissait le mur. Agile comme l’était notre jeune voleur, il escalada sans peine pour arriver près d’une fenêtre. Il n’y avait pas un bruit, le silence régnait.

Avec précaution il força le bord de la fenêtre qui s’ouvrit sans difficulté et se laissa glisser à l’intérieur de la maison dans le noir. Jusqu’ici tout s’était déroulé sans anicroche. Restait à trouver la pièce et le coffre. Il se trouvait dans un water. Petite fenêtre sans volet, c’était logique. A taton Loke rejoignit le bout de la pièce et le couloir avant d’oser allumer sa torche. D’ici normalement personne ne pouvait voir la lumière dans la rue, celle qui aurait mis la puce à l’oreille. Sa torche n’était pas plus grande qu’un doigt, léger raie de lumière. Il fallait qu’il vise la chambre du bonhomme si ses informations étaient bonnes. Il devait être au bon étage. Il ouvrit une première porte. Un bureau. Mh… sans doute serait il plus chanceux sur la deuxième. Le propriétaire ne devant pas rentrer avant le lendemain soir il n’était pas inquiet malgré tout il se déplaçait sans bruit et quand une latte grinça il s’arrêta tendant l’oreille. Le silence régnait toujours. Parfait.

La deuxième porte donnait en effet sur une chambre. Bien. Fallait pas qu’il y passe la nuit non plus. Il laissa le faisceau de sa lampe balayer le sol tachant de remarquer un défaut, un incide laissant supposer qu’une latte pouvait se soulever. Mh...tapis...sous le tapis. S’en était presque trop simple. Il s’agenouilla pour soulever le tapis, laissa ses doigts parcourir la surface et tapoter légèrement. Juste là...oui là ça sonnait creux. Il souleva la latte et plongea sa main dans le trou pour trouver le fameux coffre le coeur palpitant d’émotion. Il adorait ça, cette adrénaline. Ce moment pur de jouissance de savoir qu’on touche ce qui appartient à autrui et qu’on le possédera sous peu. Il tira le coffre lentement. Trop gros pour être emmené. Il fallait effectivement qu’il le force. Il observa la serrure. L’homme était prudent il avait mis trois cadenas. Cela devait forcément avoir une grande valeur pour prendre autant de précaution non ? Trois systèmes d’ouverture différents.

Le jeune homme les observa attentivement de sa lumière, concentré sur chacun. Un à la fois. Il pris une sorte d’aiguille pour commencer par le premier, celui qui lui semblait le moins complexe. A moins de trouver la clé. Elle pouvait être rangée là tout comme il pouvait les avoir emmener avec lui. Il n’avait pas réellement le temps de retourner toute la maison et de la fouiller de fond en comble. Son matériel suffirait, il ne lui avait jamais fait défaut jusqu’à présent. Le suivant ne lui résista que peu quand au dernier…. Il avait une bonne ouie il testa les codes un à un avec patience jusqu’à entendre le petit son significatif qu’il y était. A lui le trésor !!

Il ouvrit le coffre et...des papiers jaunis par le temps, une photo..et..une urne.

« C’est quoi cette merde... »

Quoi ? C’était quoi ce putain de bordel ???

« Qu’est ce que vous foutez là espèce de sale petit merdeux ! »

La lumière éclaira d’un coup la pièce, un homme se tenant fusil à la main à l’embrasure de la porte, petit embonpoint. Mais d’ou il sortait ce vieux connard. What the fuck. Pas le temps d’y réfléchir c’est que le vieux con était déjà en train de charger son fusil pour lui tirer dessus. Locke roula sur lui même ; Woh sauver sa peau. L’était pas prévu au programme celui là. Et malgré son bout de gras il avait une putain de carrure qui l’empêchait de passer. Il était fait comme un rat. Merde. C’était pas sensé se passer comme ça du tout. D’un bon il glissa derrière une sorte de bureau le poussant de toute ses forces vers le marchand. Malheureusement ça l’empêcha pas de tirer comme une brute dans sa direction. What the hell mais c’était qui ce fou furieux, armé qui plus est !!

Gagner du temps et fuir. De un le type voulait lui faire la peau et de deux…...hey il tenait sûrement à son coffre. Autrement dit soulever le coffre et le jeter par la fenêtre était la meilleure option. Juste ce qu’il fallait pour le gros lache sa cible des yeux. Ouais il y tenait à son coffre assez pour se précipiter vers la fenêtre permettant ainsi à Lock’ de carapater vers le couloir, repartir d’ou il venait. Enfin presque… il manqua de déraper mais se raccrocha à la gouttière pour se hisser vers le toit. Avec ce raffut la milice allait sûrement se ramener, fuir par les jardins n’étant pas l’idéal...il était plus à l’aise en hauteur. C’était son terrain après tout. Une bonne vision, de l’espace. Mettre le plus de distance possible entre cette maison de merde et sa petite personne. Il réfléchirait pourquoi du comment ce type était là, comment ce type avait il pu allumer si soudainement la lumière sans que le voleur l’entende arriver. C’était quoi ce bordel ! C’ETAIT QUOI CES INFOS DE MERDE ? Telle était la vrai question.

Loke se laissa glisser dans le quartier suivant le coeur battant. Il s’appuya contre un mur dans l’obscurité pour respirer. Il n’entendait rien. Depuis le début il n’entendait pas grand bruit d’ailleurs en y réfléchissant.
MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre   Ven 28 Sep - 16:21

Son petit piège était enfin prêt. Après des putains de jours et de semaines à essayer de mettre tout ce bordel en place. Une dizaine de ses collègues s’étaient chargés de répandre une traînée de poudre pour que les rumeurs prennent convenablement. Il avait même graissé la patte à certaines de ses… sources extérieurs, dira-t-on, pour que le coup soit encore plus plausible. Après tout, il courait un sacré lapin. Un lapin qu’il avait envie d’attraper, vivant si possible. Et quand Klaas a envie de mettre les moyens dans quelque chose, il vaut mieux ne pas essayer de lui mettre des bâtons dans les roues. Il n’y a pas pire obstiné qu’un monomaniaque qui a finit par prendre une décision. Il avait même réussi à foutre un marchand assez renommé dans l’histoire. Enfin… Presque avec son accord. Après tout, le meilleur agneau sacrificiel est celui qui ne sait pas ce qui l’attend. Il risque moins de vendre la mèche au premier crétin voulant lui renflouer un peu plus les poches.

C’est comme ça qu’il s’était retrouvé un soir à faire le pied de grue devant la maison de la grosse brebis. Ils avaient passés plusieurs jours à faire le pied de grue dans le quartier, lui et les quelques hommes de confiance qu’il avait mis dans la confidence. Ils avaient tout surveillés. Les rues, les toits, jusqu’aux espèces de ruelles mal famées puant la merde et la pisse. Et ils avaient fini par le repérer. Cet espèce de petit crétin qui faisait parler de lui depuis un certains temps dans les rues du centre. C’est Nickolas qui le repéra en premier. Une simple ombre se faufilant entres les tuiles crasseuses des toits et escaladant les mur tel un vulgaire chat des rues. Il attendit de le voir pénétrer à l’intérieur avant d’ordonner à ses hommes de se déployer, observant de loin, dissimulé dans l’obscurité d’une des maisons voisines dont il avait dégagés sans vergogne les propriétaire le temps de sa petite manœuvre. Un de ses collègues monta sur un toit, deux autres se postèrent devant les issues de la maison, encore un autre surveillaient les fenêtres donnant sur la rue. Nickolas lui-même vint prendre place près de celle d’où il avait vu arriver sa petite souris.

Il pensait pourtant avoir tout prévu.

Il comprit à l’instant où il vit une lumière s’allumait à l’étage que, finalement, il aurait peut-être du mettre sa brebis au courant qu’elle lui servait de leurre. D’autant plus quand les coups de feu retentirent dans le silence moribond de la rue - il aurait parié sur un vieux fusils à l’oreille, sans doute entretenu s’il en croyait le bruit de la détonation. Il ne retint pas un juron quand il entendit les bruits de pas précipité de ses collègues qui s’étaient précipités dans le bâtiment, ordonnant au propriétaire de cesser le feu. Et pendant ce temps là, le chat se faisait la malle. Il entendit la petit radio qu’il avait avec lui grésiller contre sa hanche, lui envoyant une vibration désagréable dans l’estomac.

« Klaas, troisième rue, direction nord ! » Lui indiqua la voix déformée aux accents métalliques à travers le petit hauts parleurs.

Il ne perdit pas un seconde. Le Serkens s’élança dans la rue à grandes foulées. Putain il détestait devoir courir. Faut dire que quand on fume depuis des années, c’est pas le souffle qui vous étrangle malgré les séances de sports. Mais quand on a pas le choix, il faut bien savoir se bouger le cul quitte à y claquer un poumon. Faisant défiler les pavés sous lui, essayant de ne pas trébucher dans la crasse et la boue qui s’était déposé dans la journée, il suivit les indications que lui donnait ses hommes qui s’efforçaient eux aussi de ne pas perdre sa trace. La traque continua jusqu’au quartier voisin où on lui indiqua qu’il avait disparu des toits. Parfait. C’est à son tour de jouer.

Il coupa la radio en s’aventurant dans la dernière rue où on avait vu son lapin, sortant son flingue du holster d’épaule usé jusqu’à la moelle qu’il avait presque toujours avec lui. Une silhouette se dessinait dans l’ombre, quelques pas plus loin, lui tournant le dos. Essayant de reprendre son souffle pour ressembler à autre chose qu’un taureau en chaleur il se passa son bras sur son front pour en enlever la transpiration avant d’enlever la sécurité de son arme, qui résonna avec un clic distinct dans le silence de la rue. Il s’approcha un encore de quelques pas avant de prendre la parole, d’une voix grave qui se voulait sûr d’elle mais qui ressentait malgré tout les effets de sa putain de course à pied.

« Ok gamin. » Il prit une grande inspiration tout en se redressant. « Maintenant tu te retournes et tu me montres tes putains de mains. Et pas d’embrouilles j’ai au moins trois crétins qui boucles cette rue. »

Attendant qu’il s’exécute, il fit un geste avec sa main gauche - celle qui tenait l’arme - pour signifier qu’il n’hésiterait pas à s’en servir si jamais il devait en arriver là. Ce qui, en soit, était plus que vrai. Les gens à embobiner n’étaient pas ce qui manquait dans le quartier. Ses yeux sombres étaient rivés le visage du cambrioleur, en gravant les quelques détails qui n’étaient pas planqués par sa cape dans sa caboche. Il avait l’air jeune. Plus que ce qu’il n’aurait imaginé. Nickolas fronça les sourcils.

« C’était un joli numéro que tu nous a joué ce soir. Dommage que ça ait tourné court. »
MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre   Sam 13 Oct - 12:17

Locke avait l’impression d’avoir encore le pétard du mec qui raisonnait à son oreille. Du vout du petit doigt il secoua son oreille gauche puis droite et là il entendit...ça c’était un son réel. Il souria ironiquement sous sa capuche. En parlant de crétin il aurait du courir un peu plus loin. Quand on dit qu’on ne prend jamais assez de précaution. Il laissa sa main passer le long de sa veste vers son poignard bien caché. Il pourrait se retourner et lui lancer en pleine face. Il était certain de viser juste du premier coup et d’être assez rapide. D’un autre côté il avait entendu le bruit d’une arme plus lourde que la sienne et rapide ou pas, chacun pourrait faire mouche en même temps. Avouez que ça serait ennuyeux. Le jeune homme avait encore des capacités de réflexion mesurant le risque à vitesse grand V.

« L’ennui avec les idiots c’est qu’on ne peut pas vraiment se fier à eux… »

Trois crétins qui bouclaient le coin ? Hahaha…. c’était sensé lui faire peur ? Le voleur sourit un peu plus. Il finit par se retourner lentement quand à montrer ses mains c’était autre chose. Jouer la carte de l’innocent passant ? Il n’avait aucun objet de son vol sur lui. De quoi pourrait on bien l’accuser. Un joli numéro un ? Ben voyons...un numéro observé de loin ? Il y avait donc un traître parmi ses informateurs. Ce ci expliquerait bien des choses, oh oui.  Petite lumière que voilà. Si … cet inspecteur le traînait la bas la prétendue victime témoignerait pour identifier. Ça sentait un peu le coup monté tout ça.

« La question est...est ce que vous faites parti de ces crétins...inspecteur ? »

On le sentait le défi là ? Qu’il tourne pas autour du pot. Locke pouvait enfin l’observer. Il n’avait pas l’intention de se laisser arrêter. Fuir ou mourir…. Esquiver..l’embrouiller… il n’y a jamais qu’une seule option. La vie est faite de choix. On a toujours le choix à partir de là...à chacun de faire les bons. Sa mère avait fait le plus mauvais des choix il y a bien longtemps. Cette p***. Enfin bref… c’était une autre histoire. Il ne se laisserait pas arrêter comme un lache. Il avait conscience de qui se trouvait en face des lui. Oui…. Gardant une posture prête à tout, fuir ou affronter. On pouvait deviner que le jeune homme gardait probablement une arme cacher sous sa veste là ou se trouvait sa main, pour autant il ne la dévoilait pas pour l’instant.

Locke se posait une autre question que celle de la potentielle stupidité de cet inspecteur. C’était la question du temps. Ah le temps...une vaste chose. Ces hommes étaient ils loin ou prêt ? Avaient ils le temps de bavasser ou bien devait il agir tout de suite. Tant de petits détails qui ont leur importance quand même. Si ce grand type lui tirait dessus – putain pour la deuxième fois de la soirée il se ferait canarder quoi – au moins sa mère cesserait d’avoir des soucis à cause de son rejeton.

« Je serais vous je tournerai pas autour du pot ou ça risque de tourner encore plus court. »

Les bons numéros peuvent se révéler aussi les plus mauvais. Le numéro des flics qui courent aporès un lapin….trop connu. Il ne le menaçait pas...pas directement. Il attendait de voir ce qu’il ferait...ou dirait. Il était attentif sur la chose qui le visait là. Parallèlement son ouie semblant être revenu il guettait les éventuels bruits de pas de collaborateur de cet enfoiré. S’il survivait...il laisserait pas passer la trahison. Il y avait bien des vilaines façon de se venger mais chaque chose en son temps, sauver sa peau d’abord n’est ce pas ?
MessageSujet: Re: Tel est pris qui croyait prendre   Jeu 8 Nov - 11:53

Le policier avait le regard rivé sur son pseudo captif, prêt à réagir au moindre putain de mouvement. Il pouvait presque sentir les rouages de la réflexion chez le jeune voleur à l’instant même où il avait bien gentiment annoncé sa présence. Il avait tout à fait conscience du risque qu’il était en train de prendre, tout comme il savait que les jeux les plus dangereux étaient souvent ceux qui payaient le plus sur le long terme. Il suivit des yeux le bras de l’homme face à lui, épia son mouvement pour se retourner, à l’affût du moindre geste un peu trop brusque et un peu rapide alors qu’un coin de ses lèvres se soulevait en un rictus amusé à la remarque du petit. Merde, quitte à crever comme un con en misant sur un pile ou face, il irait pas dans la tombe seul.

« C’est ce que j’arrête pas de leur répéter à longueur de journée. Mais à défaut d’initiative, ils savent au moins écouter les ordres. »

Derrière sa façade d’ironie amusée, Nickolas laissa le voleur lui rendre son observation sans chercher à échapper à son regard scrutateur. Ce crétin devait sans doute chercher un moyen de se faire la malle - après tout, à sa place c’était aussi ce qu’il ferait. Il espérait malgré tout être en assez bonne position dans cette situation pour éviter ce choix malencontreux. Il n’avait pas envie de devoir lui tirer dessus. Mais si l’homme était aussi futé que ce que ses imbéciles d’informateurs avaient réussi à récupérer comme information, il devinerait sans doute que ce n’était pas le choix le plus judicieux. Au fond, il s’agissait d’un plutôt bon test de l’instinct de survie de ce fameux "Lock’ les Mains vives".

L’inspecteur laissa glisser l’insulte défiante du voleur sur lui comme de l’eau sur un rocher. C’était une de ses situations où il n’avait rien à gagner à rentrer dans le jeu de la provoc. Dommage, c’était pourtant ce qui lui réussissait le mieux en général. C’était le problème avec ce métier de merde, parfois il fallait savoir faire de preuve d’une putain de finesse. Mais ce n’était que parti remise il en était certain. Il trouverait un autre moment pour se défouler.

« Quoi, si pressé que ça de te trouver en tôle ? » Ironisa le flic en secouant la tête d’un air dépité face à la faible provocation du jeune homme. « Ça peut s’arrange très vite. C’est con j’avais pourtant une autre alternative à te proposer. »

Il baissa légèrement son arme pour détendre son bras sans pour autant décrispé les épaules : il n’y avait rien de pire qu’un saloperie de crampes qui arrivait au dernier moment. Mais ça avait surtout le putain d’intérêt de voir comment réagirait le gars en face de lui. En profiterait-il pour prendre la poudre d’escampette ? Même avec une main foireuse, il était assez rapide pour lui tirer dessus même sans le mettre en joue. Et double peine, ça montrait aussi qu’il ne raconter pas que des salades. Il avait véritablement un marché sur les bras.

« On m’a glissé que t’avais les mains les plus agiles de la basse ville. J’aurais peut-être besoin de tes services. Ça paie plutôt bien. » Nickolas haussa les épaules d’un air plutôt désinvolte. « J’ai pas besoin d’te faire un dessin sur c’que tu pourrais gagner de ça, je suppose. »

Bon, il le foutait quand même dans un bon marché de dupe. S’il acceptait pas la proposition, il n’y avait pas vraiment beaucoup d’autres putains d’alternatives. Tout comme il pouvait bluffer et simplement lui faire croire qu’il acceptait son marché pour juste se faire la malle… Mais le flic n’était pas inquiet. Les gens qu’il avait dans la place étaient - pour la plupart tout du moins - des personnes de confiance… A condition qu’il y ait assez de monnaies sonnantes et trébuchantes à la clef. Il trouverait toujours un moyen de régler ses comptes si un petit crétin essayer de faire double jeu. Après tout, il avait bien réussi à le piéger une première fois. Le refaire ne serait pas bien difficile.
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