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 Our reputation is from storms and tempest

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MessageSujet: Our reputation is from storms and tempest   Our reputation is from storms and tempest EmptyJeu 6 Déc - 11:41









Un cri l’alerte.

Jonathan redresse la tête. Le médecin, agenouillé devant une des demoiselles du Chabanais, fronce légèrement ses sourcils broussailleux. L’homme ne paye pas de mine ; ses cheveux roux emmêlés tombent devant ses prunelles d’un bleu glacé. Quelques tâches de rousseur ornent discrètement ses pommettes saillantes, dessinant, comme une voile lactée, ses joues creusées. Jonathan finit par tourner les yeux, instinctivement, sa main se reposant prudemment sur l’épaule de la jeune femme qu’il ausculte. Zoey, inquiète, l’observe à son tour. Ce soir, Jonathan n’est venu que pour un simple examen rapide, s’assurer que le traitement prescrit a fait son effet…  Zoey lève la main, effleurant en douceur la main usée du médecin, cette main toujours protégée de mitaines abîmées.

_ Ne vous inquiétez pas. C’est habituel, ici.

Zoey tente de le rassurer, dans un sourire presque amusé. Les cris, le soir, sont constants. Ils restent la manière la plus courante d’exprimer sa jouissance. Mais la plainte étouffée que le médecin perçoit… L’inquiète. Assez pour que sa propre main accentue tendrement la pression sur l’épaule de la demoiselle.

_ Restez là, Zoey. Je n’en aurais que pour un instant.

Jonathan s’écarte de la jeune femme et sort de la salle d’examen. Il traverse le couloir et s’approche d’une porte entrouverte. Il hésite entre se reculer et respecter leur intimité, ou se pencher et… La curiosité l’emporte. Le médecin incline légèrement la tête. Bruissements de tissus. Un souffle rauque. Une plainte étouffée. Rien qui ne change de l’ordinaire. Pourtant, il se sent réagir. Il y a quelque chose. Quelque chose dans cette respiration viscérale, trop désordonnée, parfois retenue dans un juron à peine articulé, quelque chose, dans ces plaintes à peine formulées, étouffées, angoissées. Il ne réfléchit pas. Il ouvre la porte. C’est instinctif. Il ne peut pas se l’expliquer. Comme un commandement interne, une voix qui lui ordonne de réagir. La situation n’est pas normale. Comme dans cette ruelle sombre, trop silencieuse, dans cette maison où il croit entendre, derrière un mur récent, un grattement. Quelque chose ne va pas…

La porte s’ouvre. Dans la chambre aux murs couverts d’une tapisserie rouge, un homme massif maintient une femme contre le mur. Sa main énorme s’écrase sur ses lèvres charnues, si fermement qu’elle ne parvient pas à bouger la tête. Ses doigts épais agrippent si sévèrement sa joue que son joli minois en paraît déformé, la mâchoire tordue par cette pression contre laquelle elle ne peut rien faire. C’est une puissance brute et imbécile, une force contre laquelle elle n’arrive pas à lutter. La jeune femme est arquée, ses yeux perlés de larmes, elle essaye de repousser l’autre main intrusive qui a déjà arraché son jupon… Ses plaintes sont comme les couinements d’un chiot blessé, pitoyable, larmoyant, gémissant.

_ Laissez la.

La voix du médecin claque comme le son d’un fouet. Jonathan, à dire vrai, ne prend pas même le temps de voir si l’homme l’a entendu. En fait, il ne sait même pas s’il a pris le temps de parler. Son corps réagit, avant toute réflexion, car sa raison l’aurait poussé à reculer, à appeler à l’aide, pour sa survie. Non, là, il se jette en avant. Il saisit le bras emprisonnant la jeune femme. Un bras qui fait bien le double voire le triple du sien. L’agresseur, pris par surprise, relâche un instant sa victime. Un mouvement de bras pour repousser Jonathan, avec négligence, comme on chasse une mouche.  Mais le rouquin s’accroche, s’accroche de toutes ses forces et profite de l’élan pour le tirer en arrière, contraignant le colosse à se reculer d’un pas pour ne pas se tordre le bras… Il adresse un regard à la prostituée qui, vive et agile comme un serpent, se dégage de l’étreinte et fuit derrière Jonathan.

_ De quoi j’me mêle, ‘culé ? Tu la veux, c’ça ?


L’homme est complètement saoul. La jeune femme, dans son dos, crache une insulte.

Elle a l’effet d’une bombe. Ce n’est plus une mouche qui dérange le taureau massif, mais une guêpe qui vient de larder son ego malmené d’une piqûre bien placée. La réaction est immédiate. Et c’est Jonathan qui se prend la charge enragée du monstre. Un coup de poing s’écrase sur son visage. Avec tant de violence que Jonathan s’effondre au sol. C’est une explosion de douleurs, elle saisit son nez, poignarde ses yeux, ébranle son crâne. Il voit des points noirs, danser devant ses prunelles, ses lèvres s’entrouvrent mais ne lâchent qu’un souffle tremblant, ses paupières clignent vainement. Il est sonné, comme un électrochoc qui parcourt ses muscles, tétanise ses mâchoires. Ses yeux se lèvent, aperçoivent la prostituée grimper sur le lit alors que le colosse tente de la saisir… La bête arrive à refermer sa grande main sur le poignet fragile de la femme, il la tire à lui, elle crie, un vrai cri cette fois.

C’est une décharge d’adrénaline. Qui l’ébranle. Assez pour qu’il arrive à se lever. Jonathan manque de retomber. Il a des vertiges, la tête lui tourne, la douleur lancine, lacère, hache ses pensées. Il n’arrive pas à réfléchir, la peur commence à poindre, le sol tangue. Le coup a été plus fort que prévu, il s’est cogné contre un meuble, ne l’a pas même senti. Son corps tremble, comme une feuille. Ses jambes sont en coton alors que la peur résonne comme un tambour de guerre. Ses muscles se contractent. Sous ses mèches rousses, ses yeux de glace trahissent toute sa rage. Son cœur tambourine contre sa cage thoracique. C’est la colère, la colère de voir cette pauvre fille en prise à ce monstre, la rage du chien quand on agresse son maître. Il récupère dans sa poche sa gourde d’alcool bon marché, un alcool qui arrache la gorge à chaque gorgée.

La brute tire à lui la jeune femme. On tapote son épaule. L’agresseur tourne la tête. Et se reçoit le contenu de la flasque dans le visage. L’alcool entre en contact avec ses yeux. L’homme pousse un hurlement, porte les mains à son visage et se recule de deux pas. Jonathan s’empresse de récupérer la prostituée entre ses bras, pour empêcher l’homme s’emparer d’elle de nouveau. Il prend ses jambes à son cou. Il faut se sauver. Il faut s’enfuir ! Ils passent le seuil de la porte, ses bras relâchent la jeune femme. Elle fait quelques pas dans le couloir, se retourne dans un soupir avant d’écarquiller les yeux. Jonathan s’étrangle. La brute a saisi son écharpe et le tire violemment en arrière. Le médecin s’effondre au sol, porte les mains à sa gorge. La prostituée veut s’avancer mais se recule… Car la brute n’en a plus pour elle. Car la brute frappe déjà Jonathan au ventre. Un coup de pied, deux, trois peut-être ? La violence se déchaîne, c’est comme un ouragan.

Le médecin se retrouve embarqué dans une tempête. Les coups l’ont plié en deux, comme on contraint le métal à se plier sous la force. Il protège vainement son ventre de ses bras, les coups ont été si forts qu’il en a craché de la bile, un autre coup dans le visage le force à ravaler son cri. Jonathan saigne. Il sent enfin le sang qui envahit sa bouche, dégouline de son nez, ce sang, ces larmes, cette bave qui agglutinent ses cheveux contre son visage. Il a peur. Maintenant qu’il est seul face à ce déferlement de violence, maintenant qu’il n’a plus de personnes à se protéger, plus de raisons pour lesquelles se battre, Jonathan abandonne toute combativité. La peur, la douleur, il ne les dissocie plus, c’est un chaos dans lequel il perd pied, la semelle de son adversaire se plaque contre sa gorge, le cloue au sol comme il le ferait avec un insecte. Jonathan s’étrangle, un sanglot s’arrache, il lève les mains pour essayer de repousser vainement le pied qui presse sa gorge. Il étouffe. Il manque d’air. C’est fini ? Mourir. Est-ce qu’il va mourir ? Tout est allé si vite, et pourtant, c’est si lent, si affreux, quand la chaussure presse sa trachée, que sa bouche cherche, de l’air, de l’air, collée de son sang, collée de biles, de cheveux qu’il avale sans le vouloir.

N’est-il pas hypocrite qu’un médecin souhaitant sauver des vies ne soit pas même fichu de sauver la sienne ?


Dernière édition par Jonathan R. Grüber le Jeu 13 Déc - 0:07, édité 2 fois
MessageSujet: Re: Our reputation is from storms and tempest   Our reputation is from storms and tempest EmptyVen 7 Déc - 14:33

Le spectacle battait son plein depuis le début de la soirée dans un ballet de couleurs provocantes et de musique lascive. Comme à son habitude, Nishiki veillait en partie sur la salle principale, observant depuis un des couloirs latéraux que tout se déroulait correctement et sans anicroches. Les danseuses sur scène avaient répétées leur show toute la journée – et si une s’était malencontreusement tordue la cheville dans un faux mouvement, sa remplaçante était largement à la hauteur et tout le monde ne devait y voir que du feu.
De temps en temps, le jeune homme s’absentait faire le tour des couloirs de l’intérieur de l’établissement ainsi que des quelques hommes qu’il dirigeait pour échanger quelques mots avec eux, ce qui lui permettait de suivre les allées et venues des clients durant la nuit – et de se dégourdir un peu les jambes au passage, ce qui n’était pas du luxe quand on passait presque dix heures d’affilées debout et presque immobile.
Mais les couloirs étaient studieux malgré les chambres déjà occupées, les tables de la salle principales silencieuses et attentives. Il surveillait les allées et venues d’Elena entre les tables du coin de l’œil, veillant sur son amie telle une ombre. Mais cette soirée faisait partie de celles où son travail était tout aussi plaisant qu’il pouvait se montrer répétitif et presque ennuyant.
Tout à l’air de se passer correctement ce soir.

C’est ce qu’il avait pensé… jusqu’à un certain point de la nuit. C’était Fritz, un de ses collègues, qui était venu le trouver pendant l’interlude du spectacle, le pas rapide et le visage fermé pour venir lui expliquer de quelques phrases discrètes qu’un léger incident était en train de se dérouler à l’étage. Une des filles avait visiblement eu une altercation avec un client. Si quelqu’un était intervenu – mais Fritz n’avait pas pu lui préciser de qui il s’agissait car on l’avait envoyé chercher Shiki à cet instant – ce dernier ne doutait pas que la situation était en train de dégénérer.
Sans plus attendre, le jeune homme pressa le pas pour sortir de la salle principale avec promptitude par une des portes discrètement dérobées, suivi de près par l’apporteur de mauvaise nouvelle qui devait presque courir derrière lui pour réussir à le suivre. Les couloirs défilèrent rapidement dans un arc-en-ciel de couleurs vives jusqu’à ce que Nishiki entende de lui-même ce qui ressemblait à des bruits de lutte, lui faisant encore plus forcer l’allure. Le valet embrassa du regard la scène qui se jouait devant lui alors qu’il franchissait le dernier embranchement le séparant de l’origine du tapage incessant et sentit l’adrénaline envahir ses veines. Avant même qu’il ne s’approche trop, il pouvait sentir les odeurs de sang et d’alcool se mélanger.

Qu’est-ce que tu es venu te fourrer dans cette situation, encore ?
Jonathan était allongé par terre – ça ne pouvait être que lui, Shiki l’aurait reconnu d’un simple coup d’œil et il l’avait vu entrer quelques heures auparavant – vraisemblablement dans un sal état et maintenu dans cette position par… Nishiki ne connaissait pas son visage. C’était peut-être ça, le plus surprenant.
Il mit moins d’une seconde à réagir.
L’adrénaline est quelque chose de curieux, parfois. Certaines personnes en deviennent hystériques et ne se contrôlent plus. C’était tout l’inverse pour le valet, qui cela enfonçait dans une froideur implacable encore plus, renforcé par la colère de voir un ami se faire maltraité de la sorte.
Trois grandes enjambées lui suffire à se rapprocher du malotru inconnu qui lui hurlait dessus des paroles rendues incompréhensible par l’alcool  et, sans doute, un mélange de frustration et de triomphe – il ne comprendrait jamais comment on pouvait ressentir de la joie à agresser plus faible que soi. Sans réel effort, il évita le coup de poings imprécis de l’homme bourré et répliqua par ses propres poings. Un coup propre, qui vint le percuter juste sous le menton avec une force implacable. Les dents s’entrechoquèrent – certaines tombant au sol dans une gerbe de sang – quitte à devoir nettoyer, il n’allait pas se gêner – et l’homme recula en chancelant avant de simplement s’effondrer, inconscient.

Nishiki se retourna rapidement vers son collègue tout en s’agenouillant à côté du médecin, posant une main amicale et rassurante sur son épaule.

- Fritz, prévient les autres qu’on a quelqu’un à emmener à la caserne. Et va me chercher une bassine d’eau et des linges propres dans la chambre d’à côté. Emmène Juliana avec toi.

La jeune femme était restée prostrée dans le couloir, le dos collé fortement au mur opposé de l’altercation, visiblement sincèrement choquée – mais avec elle, Shiki se méfiait toujours un petit peu des airs qu’affichait son visage. Cependant, il ne s’attarda par su réelle, sachant qu’elle était entre de bonne main, préférant reporter son regard sur le pauvre homme à terre. Il grimaça légèrement en voyant l’état dans lequel il se trouvait, mais au moins, Jonathan respirait encore. Ce qui n’empêchait pas Shiki de s’inquiéter malgré tout.

- Jon, tu m’entends ? Reste tranquille un instant, je vais t’emmener ailleurs qu’au milieu du couloir.

Sans vraiment attendre de confirmation, il passa ses bras sous le dos et les genoux du médecin pour le soulever, et tant pis pour son costume, il pourrait se changer plus tard. Des fois, il se demandait sincèrement si toutes ses couches de vêtements ne pesaient pas plus lourd que la personne en elle-même. Rapidement, il l’emmena en effet dans la chambre voisine pour le déposer sur le lit avec précaution en attendant que Fritz revienne avec ce qu’il lui avait demandé.

- Franchement, quelle idée t’as encore eu d’aller jouer les sauveurs ? Fais-moi appeler la prochaine fois, tu sais bien que c’est pas ton truc pourtant…
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MessageSujet: Re: Our reputation is from storms and tempest   Our reputation is from storms and tempest EmptyLun 10 Déc - 9:31



C'était une soirée relativement calme. La majorité des clients étaient charmants, et comme à son habitude, la maîtresse des lieux arpentait la salle, défilant entre les tables pour saluer chacun des hommes - et des femmes - présents ce soir-là.
Il y avait les habituels, fidèles au poste, en train de regarder le spectacle qui était vraiment parfait, comme d'habitude. Elena remarqua aussi quelques nouvelles têtes, et s'empressa d'aller leur souhaiter la bienvenue, dans un accueil des plus chaleureux.
Pas l'ombre d'un pépin dans cette soirée sombre... Enfin, jusqu'à ce que la lady remarque Nishiki partir à toute vitesse. Elena ne laissa rien paraitre, et termina doucement sa conversation, en prenant soin de l'écourter poliment. Elle ne pouvait pas simplement abandonner un client comme ça, il fallait se montrer élégante en toute circonstance.

Après une petite minute, elle fut libérée de ses obligations, et commença à quitter la grande salle, pour rejoindre le semblant d'agitation plus loin. Au passage, elle croisa alors Juliana et Fritz. La pauvre petite avait un visage marqué par la frayeur, et elle se laissa directement tomber dans les bras d'Elena, et celle-ci d'ailleurs en perdis sa façade, en accueillant avec inquiétude sa danseuse contre elle. Vu l'état de la demoiselle, Elena savait bien qu'il ne servirait à rien de lui demander des explications. Alors elle tourna sa tête vers Fritz, espérant qu'il sache ce qu'il se passe, et c'était le cas. Lorsque son employé lui raconta la scène, comme quoi un homme avait visiblement tenté d'abuser une des filles, qu'il avait tabassé le docteur, et que Nishiki avait prit les choses en mains, le visage de la Lady s'était assombri. Elle caressa doucement la joue de Juliana, avec la délicatesse qu'une mère ferait preuve avec son enfant.

« File dire à Olivia de garder un œil sur la salle, et ensuite tu vas dans la chambre. Je viendrais te voir rapidement. »

Avec ses filles, elle n'avait rien de la lady manipulatrice, calculatrice ou encore joueuse. Elle agissait avec chacune d'elles comme une mère, une tutrice. Juliana renifla un coup, et quitta alors les bras d'Elena pour faire ce qu'on lui avait demandé, suivit de Fritz. La lady se dirigea vers le couloir, rencontrant enfin l'homme. Celui-ci était inconscient, au sol, avec visiblement quelques dents en moins. Elle remercia intérieurement Nishiki d'avoir offert à ce malotru un sourire édenté : c'était au moins ce qu'il méritait pour avoir osé poser une main sur l'une de ses danseuses. Puis, elle s'approcha d'une chambre ouverte, dans laquelle elle y vit son valet, ainsi que le docteur Jonathan G. Grüber, sur un lit.
La première chose qu'elle fit en entrant fut de poser son regard sur son ami. Même si elle ne doutait pas de ses compétences et de son savoir-faire, elle avait toujours peur qu'il ne se fasse blesser, mais elle constata avec soulagement que ce n'était pas le cas. Elle s'approcha ensuite du lit, regardant le Docteur assez amoché par les coups qu'il avait dû recevoir. Pourquoi avait-il reçu des coups ?

« Que c'est-il passé ? »

Demanda Elena à son valet. Son ton était assez autoritaire, sans se vouloir méchant. Mais elle n'acceptait pas qu'une telle chose puisse arriver au sein de son établissement. Mettre la vie de ses danseuses en danger en ne contrôlant pas le taux d'alcoolémie des clients était une chose qui n'allait pas passer facilement. Et puis, elle voulait savoir pourquoi le docteur était dans cet état-là. D'ailleurs, Elena s'éloigna juste un instant, pendant que Nishiki lui expliquait la situation, elle alla dans la salle de bain en alcôve à la chambre, pour humidifier une serviette qu'elle prit sur une étagère, avant de s'approcher de nouveau des deux hommes, et de placer le linge mouillé doucement sur le visage du blessé, y retirant quelques tâches de sang.
MessageSujet: Re: Our reputation is from storms and tempest   Our reputation is from storms and tempest EmptyJeu 13 Déc - 0:08









Sa gorge… Est libérée. Assez pour qu’il inspire précipitamment un peu d’air, au point de s’étrangler avec sa propre salive qu’il recrache par terre. Son corps s’est immédiatement assis, péniblement, mais déjà, des bras puissants le soulèvent comme une mariée. Déstabilisé, Jonathan lève les yeux vers son sauveur. Nishiki. La reconnaissance éclaire ses doux yeux bleus, avant que les larmes ne les inondent. Jonathan n’a jamais… Tellement eu à se battre. Enfin, correction, il ne s’est jamais battu ou débattu, préférant 1000 fois subir les coups que les rendre. Bien qu’actuellement, la douleur et la peur s’échappent en un dernier sanglot qui déchire sa cage thoracique, libérant de nouvelles larmes qui dégoulinent le long de ses joues creusées.

_ Oh Nishiki, je suis désolé, tellement désolé...


Sa voix est rauque, parler tire sur ses cordes vocales, c’est un effort physique presque douloureux, pas tellement aidé par les pleurs qui ébranlent ses épaules. Car malgré son âge, malgré ce qu’il a dû vivre, malgré son expérience, ce qu’il s’est passé, ça l’a profondément remué. D’ailleurs, une fois assis sur le lit, ses mains s’empressent de saisir Nishiki pour une étreinte rapide. Il le serre contre lui, de ses bras maigrelets, fourre sa tête rousse contre son haut. Il se rassure comme il peut, d’une simple présence, non, pas une simple, la sienne, celle de cet homme qui, d’un seul coup de poing, a totalement renversé la situation. Cet homme qu’a fait le pas de l’aider, de venir le sauver. Cet homme qui s’inquiète pour lui. Jonathan renifle tristement, détachant à contrecœur ses bras de son ami, il écarte les mèches de son visage, les rassemble en une rapide couette, à l’arrière de son crâne. Son nez n’arrête pas de saigner, il se l’est probablement cassé. Ses pensées sont dans le brouillard, la panique manque de lui faire perdre ses repères mais il reprend un souffle calme, essaye de raisonner. La Lady entre. Magnifique. Comme à son habitude. Impérieuse, elle s’avance, les écrase du regard, s’impose, dans toute sa magnificence. Elle a tout de la froideur agacée d’une dirigeante, guère habituée à ce que le Monde fonctionne autrement que comme elle l’a décidé. Son ton est autoritaire, menaçant comme un fouet, alors qu’elle attend des explications. En réponse, Jonathan se redresse, mais ses jambes tremblent comme du coton et il doit se rassoir, pris de vertiges. Un traumatisme crânien ? Voilà que la douce femme se présente, qu’elle nettoie son visage avec un linge frais, et les légères pressions lui arrachent une discrète grimace de douleur.

_ Dame de PontMercy… Je… Je m’excuse pour tout ce dérangement… J’ai… j’ai entendu une femme… protester contre les traitements d’un de vos clients, j’ai… j’ai souhaité… intervenir… la situation m’a… complètement échappé. J’ai agi comme un imbécile, je… j’aurais dû faire appel à Nishiki, c’est son… son travail, c’est tout à fait dans ses capacités… je ne sais pas ce qu’il m’a pris… j’ai eu peur… peur pour elle, j’ai paniqué, je n’ai… je n’ai pas vraiment réfléchi.

Les yeux bleus de Jonathan se portent vers Nishiki.

_ Merci de m’avoir aidé… Sans toi je… ça se serait très mal passé pour moi, au moins une asphyxie… Voire pire… Je ne pensais vraiment pas que ça irait aussi loin et je… j’ai seulement eu peur pour elle, j’aivoulu crier, pour t’appeler, je n’en ai pas eu le temps, tout s’est déchaîné si vite… Je suis vraiment désolé de tous ces désagréments… De toute la gêne… Ce n’était pas voulu…  


Jonathan l’a avoué, d’une voix gênée et qui reflète, une fois encore, tout ce qu’il a ressenti. La peur, la reconnaissance, et une tristesse… presque enfantine. Comme celle d’un gamin qui ouvre les yeux sur l’injustice du monde et qui espère encore la comprendre ou l’empêcher. Bien naïvement. Bien stupidement. Sa main s’est portée à sa gorge où l’on voit déjà un bleu se dessiner, comme au niveau de son œil, de sa pommette qui gonfle, de son nez rouge, gorgée de sang qui s’échappe à flots de ses narines. Son écharpe bleue est tâchée, comme le haut de sa veste, il récupère un mouchoir qu’il porte à ses narines et rien que la pression lui renvoie des points noirs devant les yeux. Il manque de tourner de l’œil, pâle comme un mort, mais s’efforce de rester conscient. Son front est en sueurs, ses larmes se sont taries mais son visage reste humide… Comme son regard.

_ J’ai… Ma trousse… dans la chambre voisine est-ce qu’on peut me l’apporter ? Je dois prendre des anti-douleurs… Et de quoi empêcher le gonflement… Quelques calmants aussi, peut-être… Ca a été fort en émotions…

Un petit rire gêné, maladroit. Il se sent… calmé, progressivement, ses yeux remercient encore Nishiki, s’inclinent pudiquement devant le regard d’Elena dans un geste honteux. Il finit par récupérer sa gourde dans sa poche, la porte à ses lèvres, mais une unique goutte d’alcool s’abandonne sur ses papilles, un bien maigre réconfort qu’il prend le temps de savourer, pour s’encourager…


Dernière édition par Jonathan R. Grüber le Ven 1 Fév - 16:29, édité 1 fois
MessageSujet: Re: Our reputation is from storms and tempest   Our reputation is from storms and tempest EmptyMer 19 Déc - 13:09

En voyant Jonathan se rasseoir sur le lit, Nishiki ne peut s’empêcher de poser une main réconfortante, presque protectrice sur son épaule, autant pour l’aider à se stabiliser que pour lui affirmer sa présence à ses côtés. Il prend tout juste la peine de tourner la tête lorsqu’il entend Elena entrer dans la pièce, son pas reconnaissable entre mille à ses oreilles, restant obstinément au chevet du blessé. Contrairement à ses gestes, son regard clair a pris la froideur de la glace, prenant presque ce qu’il venait de se passer comme un affront personnel. Le valet ne tolérait pas les débordements de ce genre, et acceptait encore moins que quiconque ne lève la main sur un ami. Et comme à chaque fois que la colère bouillonnait en lui, elle se révélait sous la forme d’une chape froide dans son attitude et d’une rigidité lucide dans ses raisonnements et expressions.

C’est avec cette synthèse glaciale mais imperturbable qu’il résumé les quelques évènement à son employeuse, se contentant de quelques phrases courtes et denses tandis qu’elle prend place à côté de Jonathan. Shiki n’avait de toute façon pas besoin d’en dire plus et de s’attarder sur ce sujet, laissant ce compartiment dans un coin de son esprit à traiter pour le premier moment où il aurait du temps à lui accorder.

- Je me chargerais personnellement de savoir pourquoi cet homme se trouvait dans cet état, et pourquoi personne ne l’a vu arriver ici avec Juliana. Cela ne se reproduira pas.

Il y avait peu de sujet sur lesquels Nishiki était susceptible et pourtant, dès qu’il s’agissait de son travail ou de ses responsabilités, quelles qu’elles puissent être, il se sentait toujours responsable du moindre faux pas. Et il savait déjà qu’il devrait passer ne revu chaque personnel de l’établissement pour réellement comprendre comment ils avaient pu en arriver là et surtout, mettre tout en œuvre pour cela cette situation ne se renouvelle pas.
Toujours peur pour les autres et pas pour toi… phhh…
Shiki baissa les yeux vers son ami alors que ce dernier le remerciait et se permit un léger sourire tout en exerçant une légère pression sur son épaule où était toujours posée sa propre main. Il n’avait pas besoin de la réponse à sa question, purement rhétorique – car il en connaissait déjà la réponse – mais Jonathan se sentit tout de même obligé de s’y plier. Mais l’entendre avoir la force de parler autant comme à son habitude avait un côté légèrement rassurant qui dénoua légèrement la tension dans ses épaules, malgré son teint encore bien pâle.

- Ne t’excuse pas de vouloir aider les autres. Juliana voudra sûrement te remercier. Nous aurions dû intervenir plus vite. C’est moi et à l’équipe de te présente des excuses.

Heureux hasard, Fritz revint à ce moment-là avec la bassine d’eau chaude et d’autres linges propres, qui ne serait sans doute pas de trop. Il profita de sa présence pour l’envoyer chercher la trousse du médecin pendant que deux autres membre du personnel ramassaient difficilement le corps inconscient encore sur le palier de la pièce et qui allaient sans doute être jeté dehors sans ménagement.
Encore un visage que je ne risque pas d’oublier.
Il devrait sans doute aller voir la caserne avec Juliana le lendemain pour donner un caractère officiel à tout ceci… chose qui, il devait bien l’avouer, ne l’enchantait pas plus que ça. Fritz revint pour déposer la trousse sur le lit avant de prendre congé, allant donner un coup de main à ses collègues.

- De quoi d'autre as-tu besoin ?

La médecine et le soin n’ont jamais été son fort, en ayant eu lui-même peu besoin.
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MessageSujet: Re: Our reputation is from storms and tempest   Our reputation is from storms and tempest EmptyJeu 17 Jan - 17:09

Elena regardait alors les deux hommes. Elle ne put s'empêcher de se dire que Nishiki devait beaucoup tenir au Docteur. Bien-sûr elle était au courant qu'ils se connaissaient, vu que c'était son garde du corps qui lui avait parlé de Jonathan, et qui l'avait même recommandé comme docteur. Mais elle ne pensait pas que Nishiki était si proche de lui.

Elle tenait toujours le linge humide sur le front de son « patient », tout en l'écoutant parler, puis Nishiki. Une telle chose dans son établissement était inadmissible, mais heureusement que Juliana n'avait rien eut. Plus tard, c'était certain, Elena aurait une conversation avec son garde du corps, pour trouver une solution et revoir la sécurité au mieux, car un événement comme celui-ci ne devait jamais se reproduire.
Lorsque Fritz revint avec la trousse et des linges propres, la Lady s'occupa de prendre un nouveau bout de tissu et de l'appliquer contre la blessure de Jonathan, tout en soupirant. « Monsieur, je vous remercie pour votre acte de bravoure. » Elena souriait. Elle n'avait pas de masque, pas à ce moment là. Elle trouvait Jonathan brave, par bien des facettes. Il n'était pas battis comme Nishiki. Son garde du corps lui, avait la carrure pour ce genre de situation, et pour les affrontements, contrairement à Jonathan, qui lui n'avait pas du tout le physique d'un bagarreur. Ce qui ne faisait qu'accroître l'admiration et la reconnaissance qu'Elena avait pour lui à ce moment là.

« Mais à l'avenir, si par malheur une chose de ce genre se reproduit... Par pitié, ne jouez pas au héros. Prévenez quelqu'un, mais ne foncez pas dans le tas... Pensez à vous, d'accord ? » Était-ce de l'inquiétude ? Peut-être, mais en tout cas Elena tentait de dissimuler ce sentiment. Son regard pour Jonathan était doux, comme si elle regardait un petit enfant qui venait de s'écorcher le genoux en tombant au sol, ou encore un petit oisillon qui venait de tomber du nid. Puis, ses yeux se posèrent sur Nishiki. Elle prit un ton moins doux, mais pourtant toujours gentil et respectueux, comme à chaque fois qu'elle s'adressait à son ami.

« Il faudra faire préparer la chambre pour quelques jours. Le docteur restera ici le temps que ses blessures soient totalement remises. » Non, Elena ne comptait pas laisser le choix à Jonathan de redire quoique ce soit sur ce sujet-là. Elle avait bien l'intention de garder l'homme ici, pour s'assurer qu'il se remette de sa désastreuse aventure. Et aussi, pour avoir le temps de lui parler plus en profondeur de ce qu'il venait de se passer, et de s'assurer que cela ne s'ébruite pas, que ça nuirait à l'image du Chabanais.
MessageSujet: Re: Our reputation is from storms and tempest   Our reputation is from storms and tempest EmptyVen 1 Fév - 16:31









La grande main de son ami posée sur son épaule l’invite à relâcher ses muscles. Il reprend nerveusement son souffle, chaque inspiration, c’est la douleur qui éclate sur son visage, comme un nouveau coup de poing ou un millier de petites aiguilles qui déchirent son derme. Son nez, c’est une patate bleuie au milieu de son visage encore cramoisi de souffrance, c’est une marque bleue qui s’étire sur sa gorge. C’est impressionnant à voir, mais la peau claire du médecin s’imprime aisément de traces, comme une feuille blanche imprime la moindre goutte d’encre. Son regard reste groggy, pour beaucoup, ce combat n’aurait été qu’une broutille mais pour lui, on sent clairement qu’il ne se sent pas bien. Fermer les yeux, c’est voir une myriade de points blancs douloureux, il a la tête qui tourne un peu. Un traumatisme crânien ? Il n’espère pas, alors qu’il a le goût de la bile sur la langue. Le contact du linge humide contre son front, la présence de Nishiki… En réalité, Jonathan se sent ému. Comme entouré d’amour. De douceur et d’attention. Il n’est pas habitué à tant de chaleur humaine. Un réconfort bienvenu quand il sent la souffrance qui le tétanise. Il ravale sa salive, elle a le goût du sang, les arômes métalliques sont désagréables et écoeurants. Il a envie de les prendre dans ses bras, Nishi, Dame Elena, de les serrer contre son cœur, de se blottir contre eux. De les remercier. Il est inhabituel pour lui de ne pas se sentir seul… Et ça lui fait beaucoup de bien. De se sentir important, aux yeux de quelques uns.

_ Oui, la prochaine fois, c’est ce que je ferai, je prendrai le temps de réfléchir. Je ne veux pas vous inquiéter, tous les deux, ni vous attirer des ennuis. Je serai plus prudent… Je l’assure. Merci pour votre bonté à chacun, votre chaleur me fait bien plus de bien qu’une dose de morphine.


Des amis. L’idée le fait sourire et son visage s’éclaire. Malgré la douleur qui le défigure, c’est cette affection qui relâche ses traits, qui chasse la douce mélancolie de son regard placide. Le bonheur étire un sourire, plisse timidement ses yeux à présent heureux, emplis d’étincelles qui ravivent ses prunelles, habituellement si tristes, si lasses. Il ouvre sa trousse de soins, il se prépare un petit cocktail, quelques pastilles blanches qu’il avale avec une gourde d’eau désinfectée – normalement pour laver les blessures, d’ailleurs, il en reste un fond, il en mouille un bandage. Il sort un miroir de sa trousse et comme une femme se maquille, lui chasse les traces de sang. Son nez cesse de saigner, petit à petit, par prudence, il tamponne ses narines avec un linge propre, récupère une pommade qu’il applique soigneusement sur sa pommette, autour de son œil au beurre noir, de sa gorge. Il est appliqué, ses gestes sont sûrs cette fois, habitués.

_ Je prendrai bien de l’alcool mais avec les antidouleurs, ce n’est pas tellement conseillé. Auriez-vous de la glace, je vous prie ? Cela calmera les gonflements. Et… Restez avec moi, si vous en avez le temps, je vous en serai reconnaissant. Je ne devrais sûrement pas le dire, c’est ridicule mais on conseille souvent aux patients d’avoir quelqu’un à leur chevet, cela apporte un certain réconfort et je… je peux vous attester que c’est une vérité. A vous sentir près de moi, je souffre déjà bien moins. Merci pour vos amitiés ou au moins, l’affection que vous m’accordez.

Sur ces mots, Jonathan a posé ses affaires et ses mains saisissent celles de ses amis. La main grande, puissante et ferme de Nishiki. Celle fine, délicate, aux ongles parfaitement manucurés, de la Lady. Ses propres mains, courtaudes, épaisses, sont parcourues de discrètes tâches de rousseur, sont burinées par le travail, maculées de petites cicatrices qui, par leur nombre, zèbrent discrètement sa peau. Il les garde quelques secondes dans les siennes, jusqu’à sentir ses propres tremblements cesser, puis il les relâche sans plus quitter son sourire. Oh Jonathan est si naïf… Il n’a pas idée que l’invitation de la Lady est en partie intéressée, lui n’y voit qu’un geste attentionné.

_ Je guérirai rapidement, ne vous inquiétez pas, j’ai tout ce qu’il me faut. Je ne souhaite pas vous faire perdre bien trop de votre temps, toutes mes excuses pour avoir ainsi interrompu vos activités, comme un malotru… Ce n’est pourtant pas dans mon éducation. Je ne ferai plus d’agitation. D’ailleurs, ne t’excuse pas, Nishiki, vraiment. Vous étiez occupés et vous auriez aisément géré la situation si j’avais eu l’intelligence de vous prévenir du danger. Au lieu de cela, j’ai agi comme un imbécile. Tu ne peux pas sauver le poisson qui se jette dans le filet. Tu as réagi très rapidement et tu as sauvé ma vie une fois encore ce jour là. Tu as été très efficace et je t’en remercie.

Jonathan offre à Nishiki un sourire presque… Paternel. Il l’a vu grandir, ce jeune homme et il ne veut pas qu’il ressente de la culpabilité à son égard. L’inquiétude de la douce Lady l’a convaincu d’au moins assurer qu’il essaierait d’être plus prudent. Ce n’est pas gagné, mais ses mots, son regard soucieux, ses manières, l’ont réellement ému et il lève les yeux vers elle.

_ Pardonnez moi, Lady. Votre cœur est bien trop bon et vos gestes… m’ont réellement soulagé. Vous êtes un ange de miséricorde.

Il ne tarit pas d’éloges mais il est si rare qu’on l’entoure ainsi. Il se sent comme protégé du monde et son cœur s’ouvre, peut-être aidé par la douleur, par la peur, il est comme brûlé et en quête de fraicheur, il a été malmené et est en quête de douceur. D’un peu d’amour, dans ce monde de brutes. La douce euphorie des calmants joue un peu.
MessageSujet: Re: Our reputation is from storms and tempest   Our reputation is from storms and tempest EmptyMar 12 Fév - 13:57

Nishiki resta silencieux, écoutant Elena parler, écoutant Jonathan s’excuser – encore même si tout ceci n’était pas de sa faute -, et se contentant de rester à sa place, en soutient à son ami. Du coin de l’œil, il voit les va et viens de ses collègues dans le couloir, derrière la porte à moitié refermée et tend l’oreille pour essayer de garder un œil distant sur ce qu’il se passait à l’extérieur de cette petite pièce. Il ne comptait de toute façon pas partir, une volonté réaffirmé par la demande du médecin auquel il se contenta de serrer à nouveau l’épaule en seul acquiescement, laissant les mots à Elena, qui les manier de toute façon beaucoup mieux que lui.
Il fut cependant légèrement soulagé à la proposition d’Elena de le garder au Chabanais, au moins le temps qu’il aille mieux. Il savait très bien que sa patronne ne l’aurait pas laissé repartir ainsi, mais malgré tout, avoir l’occasion de garder un œil sur Jonathan, et potentiellement passer un peu de temps avec lui, n’était pas pour déplaire au garde du corps. Il avait beau savoir que ce n’était pas une proposition qui venait entièrement du cœur – il la connaissait trop bien pour être aussi naïf – mais cela lui faisait plaisir malgré tout, d’un certain point de vue.

- Tu n’es pas celui qui a créé l’agitation. Ne t’abaisse pas à t’excuser à la place de ce rustre. Tu vaux mieux que ça. Je vais voir pour te faire amener de la glace.

En quelque petites enjambés, Nishiki rejoint la porte de la chambre et interpelle un autre employé à l’extérieur pour lui transmettre la requête avant de retourner à l’intérieur de la pièce, une bouteille d’eau dans la main. Il la tendit au médecin avant de prendre place sur une des quelques chaises en bois qui étaient présentes après l’avoir amené près du lit.
Il finit par relever ses yeux clairs vers Elena, le regard légèrement soucieux, s’exprimant sur le ton sérieux, presque détaché qu’il avait toujours quand il était en service

- Vous devriez retourner en salle, Madame. Je pense que vos convives seraient rassurés de vous voir parmi eux. La soirée est presque finit et je suis sûr que Fritz pourra très bien gérer les choses si je reste avec Jonathan.

Et tout le monde sera rassuré qu’il ne se soit rien passé de grave.
Il avait tourné sa phrase de manière réfléchi, demandant à la fois la permission de quitter son poste tout en proposant une solution alternative pour le remplacer temporaire… tout en affirmant que de toute façon, il ne comptait pas quitter le chevet du médecin pour le moment. C’était plus une habitude de parler qu’autre chose, il savait qu’Elena ne lui refuserai pas ce genre de choses, mais on ne chasse pas les habitudes aussi facilement.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Our reputation is from storms and tempest   Our reputation is from storms and tempest EmptyMer 13 Fév - 14:08

Elena avait un regard assez maternel sur Jonathan. Il était comme une brebis blessée, et vu qu'il avait sauvé l'une de ses filles, il était normal que la Lady s'occupe de lui, prenne soin de lui.
Et puis elle regardait Nishiki, tout en souriant. Celui-ci devait vraiment tenir au docteur pour se montrer au petit soin avec lui. C'était une bonne chose, l'esprit altruiste de Nishiki était un avantage, une chose utile et précieuse. C'était entre autre pour cette raison qu'elle avait demandé à son valet de la rejoindre, outre ses capacités de combats et sa force.

Lorsque Nishiki lui conseilla de retourner en salle, elle hocha la tête. Cela ne servait à rien de rester à deux à veiller sur l'état de Jonathan, et puis Nishiki était très doué pour ce rôle. De plus, laisser la Chabanais se passer de la présence de la maîtresse des lieux n'était pas une bonne chose à faire. Les gens allaient sans doute se poser des questions sur son absences, et il était hors de question que l'incident ne s'ébruite. « Oui tu as raison Nishiki. » Elle posa son regard sur le docteur, lui souriant d'une grande douceur, tout en posant sa main sur le bras de l'homme blessé. « Tâchez de vous reposer, Jonathan. » C'était la première fois qu'elle se permettait de l'appeler par son prénom, d'habitude elle ne réservait ce privilège qu'à ses proches. À croire que le docteur, grâce à son acte de bravoure, était devenu un proche important pour la Lady.

Elle retira sa main, commençant à s'avancer vers la porte. Elle était sur le départ, prête à quitter la pièce. Elle se retourna une dernière fois pour regarder les deux hommes. Son ami de toujours, Nishiki, et son nouvel "ami", Jonathan. Maintenant qu'il était entre de bonnes mains et que plus personnes n'allaient s'en prendre à ses filles, plus rien d'horrible de pouvait se passer.
Et sur cette pensée, la Lady quitta la pièce, s'en retournant à ses occupations de tenancière. Elle avait un rôle à tenir, et elle le ferait jusqu'au bout.

Spoiler:
 
MessageSujet: Re: Our reputation is from storms and tempest   Our reputation is from storms and tempest EmptyMer 13 Fév - 18:53

Fin de rp




On ne rapporte rien d'intéressant à être trop courageux,
A part peut-être les soins charmants, d'une tenancière et de son servant.


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Our reputation is from storms and tempest
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