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 La nuit, il n'y a pas que les chats à fouetter

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MessageSujet: La nuit, il n'y a pas que les chats à fouetter   Mar 4 Déc - 14:27

Il savait que la nuit serait longue avant même de commencer à travailler. Le genre d’instinct que l’on a au premier pied posé sur le sol au début de la journée et qui ne vous quitte plus et vous fait voir un agencement de petites choses contrariantes les unes à la suite des autres.
Pour Nishiki, ça avait commencé simplement : un  bouton de son costume préféré qui avait sauté lorsqu’il avait voulu s’habiller, l’obligeant à le changer au dernier moment. C’était cette vieille femme qui lui avait crié dessus d’une voix stridente dans la rue lorsqu’il se rendait au Chabanais parce qu’elle n’avait pas pu acheter son journal et que ceci était visiblement de sa faute. En arrivant à son travail, il avait appris qu’un des hommes sous sa garde était tombé malade et ne serait donc pas présent ce soir.
Et ce n’est que le début de la nuit… Espérons que tout ceci ne dure pas.

Mais le destin en décidait parfois autrement et cette entité étrange et lunatique ne faisait jamais les choses à moitié. Si le premier spectacle de la soirée s’était déroulé sans accroc… il avait vite compris que le reste de la nuit ne serait pas aussi calme. C’était peu avant minuit que l’illusion d’une soirée normale avait littéralement éclaté. Un groupe de trois jeune nobles étaient entrés dans l’établissement à grand coup de rires bruyants et de boutades déplacées. Shiki les connaissait bien – comme le reste de ses équipes, pour la simple et bonne raison qu’ils avaient déjà eu droit à des différents avec eux. Jeunes et plein d’arrogance, ces clients étaient souvent à l’origine de moult petites altercations pour lesquelles il avait déjà dû intervenir à plusieurs reprises.
Alors, ça sera pour quoi ce soir ? Allez-vous encore finir saouls ? Ou juste alpaguer vos voisins de table ?

Il avait fait passer le mot à son équipe de garder un œil sur eux – même s’il n’en avait plus vraiment besoin depuis le temps – tout comme les filles savaient qu’il fallait plutôt se méfier… Toutes les filles sauf une, bien évidemment, qui alla mettre ses deux jolis talons en plein dans le piège. Et il fallait que soit elle. Et qu’en plu selle attend presque l’heure de fermeture du club – c’est-à-dire proche du petit matin.
A croire que tu le fais exprès encore un fois… Elle en était pleinement capable.

Tout avait commencé par un léger haussement de ton qui était passé presque inaperçu au milieu du spectacle. Shiki s’était rapproché de manière discrète pour vérifier ce qu’il en était même si son intuition, elle connaissait déjà la réponse.
La demoiselle était en train de faire chahutée par le soi-disant gentleman à la table sous le regard hilare de ses deux compagnons tandis qu’elle essayait d’échapper aux mains plutôt baladeuses du malotru tout en essayant de rester discrète. Un mélange qui n’était pas vraiment empli d’efficacité. En silence, il s’approcha donc de la table pour venir se planter devant les plaisantins, le visage neutre et les bras croisés sur la poitrine.

- Monsieur Brunswick, je vous prie de laisser vos mains ailleurs que sous les vêtements de nos employées. Dois-je encore un fois vous rappeler à l’ordre ?

Et te mettre à la porte ?
Il avait gardé une voix basse, assez forte pour se faire entendre de la table où il se trouvait, mais trop basse pour déranger les tables voisines encore remplies qui ne se privaient pourtant pas pour leur jeter des regards intrigués.

« Voyez donc qui arrive évidemment, toujours là pour casser l’ambiance ! On ne fait que s’amuser, c’est bien à ça que sert cet endroit, non ? »

Le léger ricanement des deux autres hommes agaça Nishiki mais il n’en laissa rien paraître. Il se contenta de déplier les bras et s’avancer d’un pas pour attraper Boris, le fils Brunswick, par le col pour le soulever et le forcer à se remettre debout pour le pousser vers l’entrée. C’était l’avantage, avec cette petite brande de crétins qui se croyaient intouchable, c’est que le sport était une notion qui leur était inconnu. Et pour quelqu’un comme le valet, ils ne pesaient pas plus lourd qu’un simple poulet. Et puis, Shiki savait déjà comment ça allait finir : il avait déjà été assez patient avec eux par le passé et savait que discuter ne servirait à rien.
Aussi fut-il surpris lorsque le jeune homme se contenta d’un grognement contrarié avant de faire signe aux autres de le suivre en direction de la sortie.
Qu’as-tu derrière la tête…

Juliana voulut l’attraper par le bras – sans doute pour le remercier de son intervention, mais il se dégagea rapidement en lui conseillant de retourner avec les autres tandis qu’il suivait le petit groupe à quelques pas de distance, méfiant. Et pourtant… Pourtant ils sortirent bien du cabaret, comme si de rien n’était. Nishiki les suivit jusqu’à dehors pour s’assurer de leur départ, le silence et le froid de la ruelle en cette heure si tardive – ou plutôt si matinales – contrastant avec l’ambiance chaleureuse et ambiante du Chabanais et lui donnait presque l’impression de se retrouver dans une bulle.

« Alors quoi, tu vas nous coller au cul toute la nuit ? » l’interpella Boris en se retournant vers lui, un rictus étrange sur le visage.

Son oui s’adaptant encore au brusque changement, il entendit les pas sur sa droite trop tard, tout comme le mouvement furtif d’un quatrième homme. Il eut juste le temps de bouger, dans un mouvement de pur réflexe, s’éloigner de cette silhouette. Le coup rata la tête mais, emporté par l’élan, heurta son épaule. Malgré son déséquilibre, il attrapa le bras qui l’avait frappé et tira dessus de manière à entraîner avec lui son adversaire avant de, d’un simple jeu de jambe, se replacer convenablement derrière lui pour l’immobiliser d’une clé de bras.
Deux costumes en une soirée… Je savais que ça serait une mauvaise journée. Je vais devoir retourner voir Akiko plus vite que prévu…

Fixant les trois autres qui s’étaient mis en cercle autour des deux combattants, il se força à garder une voix calme et posée.

- Vous tombez dans l’agression, Monsieur Brunswick. Je vous conseille cependant de partir, je ne porterais aucune plainte à votre encontre si vous ne vous entêtez pas dans cette voie.

« Et tu comptes faire quoi ? On est quatre et tu es tout seul. »

Comme si quatre gringalets allaient me poser un problème… Mais j’aurais préféré éviter de faire ça devant l’établissement.
Nishiki soupira. L’homme qu’il tenait tenta un instant de se débattre mais il se contenta de resserrer sa prise et l’homme tomba à genoux. Le nombre avait beau être en sa défaveur, il ne craignait pas grand-chose et réfléchissait plus à une manière de les neutraliser sans faire trop de vague pour ne pas déranger plus avant le spectacle à l’intérieur. Après tout, il était hors de question de laisser du sang sur le pavillon du Chabanais !
MessageSujet: Re: La nuit, il n'y a pas que les chats à fouetter   Mar 4 Déc - 21:35

Putain de soirée de merde.

Il était difficile de trouver plus limpide comme explication pour une humeur, et pour savoir comment définir la soirée de notre jeune ministre. Mais remontons un peu le temps. Que s'était-il passé au juste ? Il y a quelques jours notre noble avait été à une prestigieuse soirée organisée par des habitants de Draümstadt. Il n'aimait pas ces soirées mais ces gens s'étaient montré si insistants et avait tellement titillé diverses petites cibles notamment par la nourriture… qu'il avait fini par accepter. Et il s'était bien fait avoir. La soirée avait commencé tard, vers vingt heure et elle avait été looooongue, looooooooooongue tellement qu'il était à présent trois heures du matin, qu'il n'était pas encore rentré et que malgré son estomac rempli il s'en voulait clairement d'y être resté… Les gens en avaient profité pour vouloir dialoguer avec lui, le combler de flatteries et de question.

Pendant que ses pieds tapaient doucement sur les pavés il était tantôt concentré sur le ciel, tantôt sur quelques bruits. Il n'y avait vraiment pas grand monde qui traînaient dans les rues à cette heure-ci. C'est pourquoi tous les bruits un peu étranges ou les paroles marquaient son attention. Les lieux aussi. Ce fût le cas pour le Chabanais. Machinalement Lüwen s'était arrêté parce qu'il y avait déjà été il n'y a pas si longtemps de cela.

Alors qu'il observait l'endroit pendant quelques secondes, se rappelant des souvenirs la porte s'ouvrir et un grand type semblait en mettre dehors trois autres alors qu'un quatrième les rejoints. Ils étaient plutôt bien habillés et le ministre jurerait qu'il s'agissait de nobles, ou proches. Leur position était menaçante. L'homme était certainement l'un des ou l'unique protecteur du Chabanais. Et celui-ci était encerclé. Lüwen n'aimait cela. Déjà c'était déloyal, et ensuite, c'était certainement en partie prémédité. Cela voulait aussi dire qu'ils avaient eu un mauvais comportement à l'égard de l'établissement ou des filles présentes. Cela pouvait arriver bien trop vite.

De son côté le ministre était encore bien sur les nerfs. Devait-il en profiter pour asseoir son autorité et se défouler ? L'homme seul pouvait-il lutter contre les trois autres, alors qu'il venait d'en mettre un à terre. Peut-être. Mais peut-être pas. Alors autant ne pas prendre de risque : il y allait.

L'homme dont il ignorait le nom l'avait certainement remarqué d'ailleurs. L'avait-il reconnu ? Il faisait sombre et ses yeux rouges bien que visibles de jour n'étaient pas fluorescent de nuit. L'on avait quelques lampes d'extérieur et celles des maisons voisines. Sa tenue était en revanche visible : il était bien habillé, d'un beau costard blanc avec quelques dorures.

Bref. Ni une, ni deux, le ministre empoigna l'un des types et lui fit une clef de bras avant de le balancer contre le mur. Il n'avait pas la force d'un brutus -bonjour Nishi-, néanmoins vu la dégaine du type en face, il suffisait largement.

«  A présent nous sommes deux.  »

Il avait bien entendu les paroles précédentes. A vrai dire il ne comptait pas forcément les tabasser, cela ferait mauvais genre, même pour lui. En revanche les faire fuir et éventuellement, les faire arrêter et / ou leur mettre une belle amande plus tard, c'était clairement dans ses cordes. Il avait après tout le pouvoir sur ce genre de choses.

«  Vous vous calmez et vous vous identifiez tout de suite.  »

La voix était calme mais lourde de sens. Peut-être qu'ils avaient remis son identité à présent ?
MessageSujet: Re: La nuit, il n'y a pas que les chats à fouetter   Jeu 6 Déc - 16:13

Sur ses gardes, le bras d’un de ses assaillant toujours dans sa poigne, Nishiki avait bien entendu une autre personne s’approcher. Instinctivement, il avait orienté son torse vers ce nouvel arrivant – qu’il pensait encore faire partie de ce petit groupe – sans pour autant détourner son regard de la menace la plus proche. Et pourtant, il se trompait, ne réalisant son erreur que lorsqu’il entendit la voix du Ministre intervenir et résonner dans le silence obstruant de la rue. L’espace d’une seconde, il détourna son attention, jetant un coup d’œil à l’homme pour vérifier que sa mémoire ne le trompait pas. Si ses habits étaient différente de la dernière – et unique – fois où Nishiki le garde du corps l’avait vu, la posture et les traits de son visage ne trompait pas, malgré l’obscurité de la nuit. Il ne put retenir une pensée amusée qui ne franchit pas la barrière neutre de son visage.
Pour une fois que nous n’avons pas à nous rendre à la caserne… Il est plutôt rare que cette dernière vienne à nous. J’aurais pourtant préférer que vous passiez à un moment plus opportun.

Il observa d’un œil appréciateur le tour de force de l’homme face à lui, retenant une légère moue en entendant le choc du corps contre le mur, espérant qu’il n’y resterait pas de trace – il ne voudrait pas faire mauvais genre. Il devait avouer qu’il était aussi légèrement surpris de l’intervention du Ministre, même s’il trouvait le geste très cordial de sa part.

« C’est quoi ce bordel encore ?  » Gueula presque le fameux Boris qui avait reculé lorsque Lüwen  avait attrapé un autre de ses "amis". Son visage avait lentement commencé à se décomposer, perdant de son aspect mordant et agressif. Pitoyable. « Dégage de là c’est pas tes aff... »

Shiki préféra couper court, sa voix tranchant en plein milieu le discours peu respectueux sans pour autant qu’il n’ait besoin de monter dans les tonalités. Ses yeux d’un gris clair peu courant étaient rivés sur l’invité surprise de la soirée tandis qu’un léger sourire venait éclairer son visage sous les lumières de la porte de l’établissement.

- Monsieur De Clèves. C’est un plaisir de vous revoir. Venez-vous passer du temps au Chabanais ? Le dernier spectacle n’est pas encore fini et je suis certain que Madame serait ravie de vous savoir à nouveau parmi nous. Je vous en prie, entrez et excusez les quelques... différents que nous rencontrons ce soir. Je ne voudrais pas vous donner une mauvaise image de notre établissement.


Sa tirade, calme et posée, fut suivie d’un léger silence qui aurait presque pu l’amuser s’il n’avait pas été tout à fait sérieux. Bien sûr, certains auraient peut-être pu trouver son attitude décalé vis-à-vis de sa situation. Ce n’était pourtant pas étonnant : il ne se sentait en nul point menacé ou inquiété par cette position et avait donc choisi la cordialité et la serviabilité qui seyait à son rôle. Il ne voudrait pas non plus qu’un client se sente obligé d’intervenir dans une rixe, aussi infime soit-elle.
Cependant, la surprise qui ne dura cependant que quelques infimes moments. C’était dommage, il leur avait pourtant laissé une chance en leur révélant l’identité de la personne qui était intervenu. Tant pis pour eux.

« Arrête ta merde, on en a pas fini ! » Siffla le petit noble en avançant à nouveau d’un pas, visiblement vexé d’avoir été ignoré de la sorte.

D’un geste rapide, Nishiki lui envoya dessus le pauvre homme qui se tenait tranquille à ses pieds et les deux, dans la soudaineté de ce mouvement inattendu, s’étalèrent sur le sol dans un bruit sourd. Le garde du corps s’avança alors d’un pas pesant vers eux, prenant le soin de se redresser complètement. Il se dépliait rarement, habitué à essayer de passer inaperçu – même si ce point était toujours un peu compliqué – mais son mètre quatre-vingt-dix-huit avait de quoi impressionner quand il s’en donnait la peine. Surtout quand la personne en face de lui fait facilement deux têtes de moins, ce qui était présentement le cas.
Tu ne tiendrais pas deux minutes...

- Boris Brunswick. Vous avez posé assez de problèmes au Chabanais pour ce soir alors que je vous ai déjà offert une porte de sortie honorable. Si vous voulez combattre, je suis votre adversaire, mais cela se fera seul à seul et dans les règles. Nous avons en plus la chance d’avoir un témoin fiable pour cet affrontement.

Je suis désolé Monsieur De Clèves de me servir de vous de cette façon…
Le mec en question perdit presque toute couleur sur son visage. Il bafouilla trois paroles avant de jeter un regard aux fameux témoins avant de se relever et, sans demander son reste, se carapater dans les rues sombres adjacentes suivi de toute sa clique. Nishiki soupira légèrement et vérifia d’un geste réflexe que la queue de cheval retenant ses cheveux était toujours correctement faite. Il se retourna ensuite vers le Ministre avant de s’incliner en un salut bien plus formel qu’il, n’avait pas eu l’occasion de réaliser plus tôt.

- Je suis navré de ce désagrément. Accepteriez-vous un verre en guise de remerciement ? Aux frais de l’établissement il va de soi.
MessageSujet: Re: La nuit, il n'y a pas que les chats à fouetter   Jeu 6 Déc - 21:16

Le ton employé ne plaisait pas vraiment à notre ministre. Mais peut être ne l'avait-il pas reconnu ? C'était possible parce que même un type qui pouvait avoir des airs de noble ne lui parlait pas ainsi, bien au contraire on lui faisait des beaux yeux... Celui qui semblait être le surveillant de l'établissement coupa l'inconnu, l'appelant par son nom et l'invitait à entrer. Le Chabanais était encore ouvert à une heure si tardive ? Quelle question stupide. Il nota d'ailleurs qu'il avait parlé de "revoir" en y réfléchissant il l'avait certainement déjà aperçu, il était difficile de ne pas retenir un homme aussi grand et plutôt impressionnant, il fallait bien l'avouer. Il se demandait même s'il n'était pas plus grand que son père, Charles de Clèves.

Lüwen n'eut néanmoins pas le temps de répondre à sa question car l'homme s'approchait du noiraud, apparemment encore plus énervé. Il lui envoya le type qu'il tenait et à peu de ça près, la scène était presque drôle. Il apprit en même temps le nom de l'homme qu'il retiendrai certainement : Boris Brunswick. Il lui proposait de faire un vrai combat, un contre un et souhaitait même se servir  de notre ministre comme témoin. Oh lui ça ne le dérangeait pas. Après tout quel témoin plus fiable que lui ?

Observant ledit Boris qui avait juste l'air de vouloir s'enfuir alors il lâcha celui qu'il tenait toujours pour qu'il prenne lui aussi les jambes à son cou.

Le vigile dont le nom lui était toujours inconnu lui proposait de lui offrir un verre pour l'excuser de ce désagrément. Il le salua aussi plus que formellement.

«  Je me trouvais juste ici par hasard. À vrai dire je pense bien que vous étiez capable de gérer ces énergumènes tout seul.  »

Et pourquoi était-il intervenu ? Simple déformation professionnelle, envie d'aider, parce qui ne supportait pas ce genre d'attitude, il pouvait trouver beaucoup de raisons. Devait il accepter une invitation ? La dernière fois cela s'était plutôt bien passé. De toute façon il lui restait moins de quelques petites heures de sommeil et il ne dormirait donc certainement pas. Il était beaucoup trop tard, il s'était incapable de de réveiller.

«  Et pourquoi pas. Au fait il ne me semble pas que nous ayons été présentés. Vous êtes ?  »

Enfin, il en était certain. Comme il l'avait déjà compris, il était inutile de se présenter car il l'avait déjà reconnu. Le ministre fit donc quelques pas vers lui et plus il s'approchait, plus il voyait la différence de taille, il faisait bien une tête de plus que lui, et il était inutile de parler niveau épaules, ils n'avaient pas la même carrure. S'il était réellement un protecteur, un surveillant, il devait être rassurant de l'avoir à ses cotés, d'autant qu'il avait l'air de maîtriser les arts du combat.
MessageSujet: Re: La nuit, il n'y a pas que les chats à fouetter   Ven 7 Déc - 14:34

Ces hommes n’ont vraiment aucun honneur…
Le bruit des pas fuyants sur les pavés s’estompa rapidement. Nishiki savait que ce ne serait sans doute pas la dernière fois qu’il les voyait, mais pour sa part et pour l’instant, l’affaire était close.
Si la version du Ministre creusa une légère ligne de surprise et de curiosité dans l’esprit du garde du corps, ce dernier n’en laissa rien paraître, se contenta d’un sourire amical à sa remarque. Et pourtant, rares étaient les personnes qui pouvaient affirmer sans mentir qu’elles passaient, ou s‘arrêtaient devant le Chabanais "par hasard", surtout après une première visite et encore plus au beau milieu de la nuit. Et pourtant en observant son visage, Lüwen n’avait pas vraiment l’air de mentir dans son affirmation, aussi étrange que cela puisse paraître.
Le valet prit le temps de prendre une grande inspiration, faisant légèrement rouler ses épaules pour détendre ses muscles avant de réajuster légèrement son costume pour le remettre correct et carré. Ce dernier n’avait, contrairement à ses craintes, subit que peu de dégâts et cela suffisait à le remettre de bonne humeur.

- Dans ce cas, je vous remercie de votre sollicitude. Il est bien rare de voir encore aujourd’hui des hommes assez vertueux intervenant dans ce genre de… conflits.


Feriez-vous réellement parti de ces rares hommes honnêtes et honorables ? C’est plutôt étonnant pour quelqu’un de ce rang.
Il lui offrit un sourire chaleureux, presque charmeur lorsque le ministre accepta l’invitation. Shiki revint alors sur ses pas pour ouvrir la porte du Chabanais et y inviter son nouvel hôte d’un ample geste du bras. Elena ne lui avait que peut parler de son entrevue avec Lüwen – et en des termes assez contradictoires. C’était une bonne occasion de se faire son propre avis… et d’épancher un peu sa propre curiosité.

- Nishiki Wölffhart, Monsieur. Je travaille pour l’établissement au… service de la protection de ces dames, si je peux le présenter ainsi. Comme vous avez pu le constater, certaines personnes oublient parfois leurs bonnes manières. Je vous en prie, entrez.

Il referma la porte derrière eux lorsqu’il entra à la suite de Lüwen, faisant un rapide signe à un de ses collègues qui était en train d’approcher pour lui signaler que tout allait bien. Ce dernier hocha la tête et fit demi-tour pour aller retrouver ses activités tandis que Nishiki guidait son invité en direction du bar, prenant place à ses côtés sur un des hauts tabourets. Une des filles s’occupant du service ce soir s’approcha d’eux en se déhanchant excessivement, un immense sourire enjôleur sur les lèvres. Ses vêtements – ou plutôt son décolleté – n’aidaient pas pour aider à la faire passer inaperçu.
Tu en fais un peu trop Kathe, il va falloir travailler ça.

- Que désirez-vous boire ? J’ai bien peur que l’heure ne vous rebutes, mais si vous le souhaitez, nous pouvons également vous offrir de quoi vous restaurer. N’hésitez pas si vous avez la moindre demande.

Pendant que le ministre exprimait son souhait, un verre d’eau apparu devant lui. Il se faisait un devoir de ne jamais borie d’alcool durant ses heures de travail – ce qui était plutôt facile puisqu’en réalité, il n’en buvait presque jamais, tout simplement.
MessageSujet: Re: La nuit, il n'y a pas que les chats à fouetter   Sam 8 Déc - 7:33

Le protecteur du Chabanais le remercia encore et malgré la presque tristesse de ses propos, il n'avait pas tort : peu de gens seraient intervenus dans cette situation-là, et certainement encore moins les nobles. D'un autre côté cela pouvait avoir l'air d'un « j'agis pour me donner une bonne image» car l'homme en face de lui avait clairement donné l'impression de maîtriser la situation, et de ne pas avoir besoin d'un ministre, pourtant, tout ce que voulait Lüwen c'était aider. De prime abord cela n'avait pas l'air d'avoir été mal pris, alors il espérait que cela ne soit pas une façade, ni qu'il avait été invité à cause de son rang, mais ça, il ne pourrait sans doute rien faire contre. L'homme avait en tout cas l'air plutôt content – ne demandez pas à Lüwen de repérer un sourire un peu charmeur.

Contre tout attente, le ministre venait d'accepter l'invitation. Peut-être que l'animation ici l'aiderait à rester éveiller tout en attendant l'heure pour aller travailler. Ha il sentait que cette journée allait déjà être bien compliquée… La prochaine fois il n'acceptera pas de venir à une soirée mondaine… et qui avait eu l'idée de l'organiser en pleine semaine… ? De toute façon ce n'était pas comme s'il avait véritablement des jours de repos…

Bref. Il soupira silencieusement et écoutait son vis à vis qui se présentait. C'était une bonne chose d'avoir quelqu'un pour protéger les demoiselles car en effet, vu la nature de l'établissement, celui-ci devait attirer plus d'un abrutis. Oh ce n'était pas un mauvais jugement par rapport au Chabanais, c'était juste qu'une partie de la population, noble ou pas, n'était pas capable de se retenir face à des belles demoiselles, et il trouvait cela désespérant. Enfin, il y avait aussi un autre cas désespérant par ici, et c'était précisément notre ministre, n'est-ce pas ?

Il était entré dans le Chabanais, suivi de Nishiki qui l'invitait à s'asseoir au bar, ce qu'il fit en ayant en partie rougi à cause du déhanché et la demoiselle. Il se rattrapa rapidement et espérait que personne ne l'avait vu même si quelques regards étaient sans doute braqué sur lui….

«  Si vous avez du café, je pense que cela me sera bien utile…  »

Il allait devoir clairement y carburer aujourd'hui…. Ha malheureusement il n'était pas bien doué en conversation… Quoi qu'il avait bien envie de poser une question.

«  D'ailleurs, si ce fameux monsieur Brunswick à plutôt l'habitude de se laisser aller, pourquoi est-il encore autorisé à venir ici ?  »

En disant cela il avait tourné la tête vers lui, en espérant que sa question ne sois pas malvenue.
MessageSujet: Re: La nuit, il n'y a pas que les chats à fouetter   Lun 10 Déc - 16:25

Peu de personnes étaient encore au bar à cette heure-ci. Seul deux personnes remplissaient encore les hauts tabourets tout en gardant un œil dans la salle principale. La serveuse avait d’ailleurs arrêté de leur servir de l’alcool – c’était un des principes de base du Chabanais d’éviter de se retrouver avec quelques clients trop ivres sur les bras, malgré quelques erreurs parfois.
Vous ne paraissez pas si froid qu’on le dit, au final.
Ses yeux posés sur le Ministre ne manquèrent pas sa légère réaction à la vue de Kathe, mais il n’en laissa rien paraître malgré son amusement intérieur. Il connaissait les rumeurs sur le caractère de l’homme bien sûr, comme tout le monde mais, contrairement à beaucoup ou même à Elena, il n’en avait pas grand-chose à faire. Il aimait juste observer les hommes et leurs manières ici – heureusement vu son métier –, ça en disait souvent bien plus long que tous les bruits de couloir réunis. Il ne put cependant s’empêcher de sourire à la remarque du ministre, quelque peu amusé tandis que Kathe repartait derrière son comptoir faire couler une tasse, qu’il devinait déjà bien corsée, à leur nouvel hôte.

- La nuit a été longue ? Que faisiez-vous à une heure pareille dans la rue du Chabanais si vous ne passiez pas nous voir ?


Quelles affaires nocturnes ont pu vous retenir dans les parages ?
La question était complètement innocente et spontanée, provenant de sa simple curiosité – se connaissant, il aurait de toute façon fini par la poser à un moment ou à un autre, Shiki avait cette fâcheuse tendance à aimer tout savoir. Une petite déformation professionnelle qui ne faisait, la plupart du temps, de mal à personne. Il but une longue gorgée du verre d’eau qui lui avait été apporté alors que la tasse de Lüwen était servie en face de lui, accompagnée d’un immense sourire de la part de la serveuse qui s’en retourna à ses autres clients quelques tabourets plus loin.

- Eh bien, si Boris a déjà eu des comportements déplacé envers certaines employées, il n’a jamais levé la main sur quiconque ici et s’en est toujours tenu à des avertissements dont il a l’air de me tenir pour responsable. Du moins, jusqu’à l’altercation à laquelle vous avez malheureusement assisté. Madame de PontMercy en sera bien évidemment informée et c’est  à elle que revient la décision de le laisser à nouveau franchir les portes du Chabanais.


Nishiki prit un instant pour jeter un regard rapide et circulaire à la salle, vérifiant que ses hommes étaient bien à leur place. Mais le calme était bien revenu et les quelques personnes tardives profitaient de la fin du spectacle qui se déroulait sur la scène quelques mètres plus loin. Quelques bons habitués resteraient avec certitude un peu plus longtemps avec une demoiselle à leur côté… Sa nuit était loin d’être terminée. Sa vérification terminée, son regard gris clair se reposa sur Lüwen le plus naturellement du monde.

- Si vous souhaitez vous détendre avant d’entamer votre journée, je suis certain que certaines de nos filles se feront une joie de vous détendre si vous le désirez.

Le valet sourit en entendre Kathe timidement pouffer de rire à sa phrase en lui jetant un regard en biais qu’il se contenta d’ignorer. Il est vrai qu’il n’était pas aussi doué pour les invitations à sous-entendu que son employeuse, ça ne l’empêchait pas d’y mettre du sien de temps en temps.
Et puis, sait-on jamais, vous pourriez toujours accepter, ça ferait sans doute des heureuses.
MessageSujet: Re: La nuit, il n'y a pas que les chats à fouetter   Lun 10 Déc - 21:12

Souvent, alors qu'on lui posait des questions plus ou moins personnelles, Lüwen pouvait sentir la curiosité malsaine ou le jugement émaner de ses vis à vis. La ce n'était pas vraiment le cas. Du moins, il ne se vexa pas de la question. C'était pour cela qui n'allait pas dire que ça ne le regardait pas ou autre chose de désagréable.

«  Une soirée à proximité qui a duré beaucoup trop longtemps.  »

Ça, c'est dit. Et voyez ce ministre, même pas un gramme d'alcool dans le sang. Si ce n'était pas responsable ? Il venait néanmoins de prendre la décision à ne plus accepter ce genre de chose, quitte à être désagréable ! Lorsqu'il reçu la tasse de café, il hocha la tête en guise de remerciement. Le sourire de la demoiselle était bien grand. Ha non on ne rougit pas ! Bordel, c'est précisément pour ça qu'il n'aime pas ce genre de lieu, parce qu'il n'est pas foutu de cacher totalement la gêne qu'il ressent.

Bon... Le ministre était mieux de se concentrer sur la réponse que lui apportait le valet vis à vis du malencontreux de toute à l'heure. C'était apparemment à la tenancière de décider qui avait le droit de revenir ou non. Bien qu'il ne l'avoua pas, pour la tranquillité de c lieu, il était préférable que cette apparente tête de nœud ne s'y rende plus.

«  Je vois. Si jamais il vous cause des soucis en retour n'hésitez pas à en avertir les autorités. Même si je suppose que c'est compliqué.  »

Il était certainement bien préférable pour l'établissement de ne pas avoir affaire aux autorités. Parfois une réputation se jouait à un peu tout. Doucement Luwen pris la tasse de café et commençait à boire avant de soupirer. Il n'aurait certainement pas réussi à en faire un si bon tout seul. Et il n'allait pas réveiller ses gens sous prétexte qu'il avait été retenu par cette effroyable chose que l'on appelait la politesse. Le ministre observait un peu les lieux sous un autre jour. La première fois qu'il était venu il n'était pas forcément de bonne humeur. Cette fois ci non plus d'ailleurs, mais c'était différent, il ne l'était pas au point d'être désagréable. Et puis il observait le protecteur de ces dames. Il venait à peine de remarquer la cicatrice qu'il avait au front, maintenant qu'il était à la lumière. Il ne le fixa néanmoins pas et ne préférait pas poser de question...

De toute façon... Une proposition plus que gênante venait de lui être faite. Même que la demoiselle de toute à l'heure venait de pouffer. Il ne pouvait nier que l'atmosphère était agréable.

«  Oh. Non, je vous remercie. Et à être trop détendu je risque vraiment de m'endormir…  »

Et ce n'était pas vraiment une bonne idée. Ha est ce que ce n'était pas une phrase un peu maladroite petit Lüwen ? Ce n'était pas un mensonge... Mais ce n'était pas tout la vérité non plus, avouons le…



MessageSujet: Re: La nuit, il n'y a pas que les chats à fouetter   Ven 14 Déc - 16:16

- J’espère que nous ne faisons pas parti du ‘trop', Monsieur De Clèves.

Cela avait quelque chose d’amusant pour Nishiki d’observer Lüwen dans l’environnement du Chabanais. On pouvait sentir à des mètres à la ronde le côté légèrement décalé, presque gêné de l’homme face aux attitudes des femmes qui travaillaient ici, comme s’il ne savait pas trop comment réagir. Etait-ce à cause de la teneur du lieu, qui était pourtant avant tout un établissement de spectacle offrant quelques à-côtés, ou cet embarras était-il généralisé vis-à-vis des femmes de manière générale, puisqu’il n’avait pas l’air d’avoir d’états d’âmes particuliers à discuter avec le valet.
C’est surprenant… N’est-ce pourtant pas une habitude de faire face aux gens dans votre travail ?
Lüwen n’avait en plus pas beaucoup de chance ce soir : c’était typiquement le genre de réaction que Kathe adorait et cette dernière ne cessait de leur lancer des œillades plus ou moins discrètes. Shiki se pouvait que se demander combien de temps elle allait tenir avant de tenter de venir faire la conversation elle-même.

- Vous seriez surpris. Nous avons plusieurs clients venant de la caserne, voir même de la milice. Il faut dire que ça le métier est stressant. Il faut bien trouver à relâcher un peu la pression.

Mais vous devez le savoir mieux que moi.

Mais comme tous les autres clients, les membres du personnel faisaient en sorte de ne pas les déranger quand ce genre d’incidents arrivaient : après tout, ils étaient aussi présents pour se détendre et non pas pour se faire rattraper par leur travail. Mais ça offrait par contre une porte ouverte pour les employés du Chabanais ainsi qu’une possibilité simple de discussion avec cette caste quand il en avait besoin. Shiki devait avouer que ça avait tout de même des côtés forts pratiques, pour avoir lui-même eu plusieurs fois affaire à eux. Il irait d’ailleurs sans doute signaler lui-même les évènements de cette nuit dans les heures à suivre.

Nishiki se permit un nouveau sourire alors que la caféine semblait avoir l’effet escompté sur son interlocuteur. Le dos droit malgré le tabouret, il prit appuie du coude sur le comptoir impeccable, son verre toujours dans la main. Il lui fallut se retenir de rire à la réponse presque naïve du ministre à sa proposition, et il se contenta de hausser un sourcil surpris sans le quitter des yeux.
Je ne suis pas sûr que nous parlions du même genre de… détente.

- Je crois que vous sous-estimer nos prétendantes… Je crois bien que je n’ai jamais entendu que cela soit déjà arrivé pendant un rendez-vous.

Cependant, Nishiki ne s’attarda pas sur le sujet. Il n’allait pas insister plus que de raisons, d’autres le feraient sans doute très bien à sa place et puis, ce n’était pas son travail premier. En outre, il savait également à quoi menait ce genre de conversation quand il commençait à y prendre part et cela faisait des parties des choses qu’il ne se permettait pas lorsqu’il se trouvait sur son lieu de travail, d’autant plus avec quelqu’un avec un statut comme celui du ministre. C’était un mur de professionnalisme qu’il s’était toujours imposé et qui, jusque-là, n’avait jamais été franchi.

- Mais si votre nuit est déjà trop courte, je ne voudrais pas vous retenir plus que nécessaire. Et je ne pense pas que le café puisse vous aider toute la journée.

Il faut dire, c’était le genre de préoccupation que Nishiki n’avait que très peu. Le sommeil et lui n’était pas très ami depuis sa plus tendre enfance, et contrairement à beaucoup de personne, sauter une ou deux nuit ne lui posait en général aucun soucis. C’était même plutôt une chance, quand on réfléchissait bien à son métier.
MessageSujet: Re: La nuit, il n'y a pas que les chats à fouetter   Dim 16 Déc - 13:44

Les paroles du ministre avaient-elles été maladroites sous le coup de la fatigue ou bien c'était simplement une petite boutade de la part du valet ? D'autant qu'il n'avait jugé que la longueur de la soirée parce qu'il y avait été invité, contre son gré. La présence, les horaires du Chabanais ne le dérangeaient pas du tout et même l'arrangeaient aujourd'hui car cela lui permettait d'avoir un bon café. Alors il n'allait certainement pas s'en plaindre.

«  Non, pas du tout.  »

Il ne préférait pas trop s'épancher sur la question. A quelqu'un d'autre il aurait pu dire c'est juste que je ne voulais pas y aller mais ils se retenait car ce n'était pas son genre de dire cela à un inconnu, voire même à personne outre son frère et éventuellement un journal… Parler à quelque chose qui ne vous contredirait pas ne pouvait être qu'un exercice agréable tout en améliorant sa plume… Et sans aider sa tendinite, il fallait bien l'avouer aussi.

Lüwen tentait de ne pas trop croiser le regard de la demoiselle qui semblait l'avoir pris pour cible. Devait-il s'entraîner et venir ici plus souvent pour cesser de se sentir inéluctablement gêné face à ce genre de comportement ? D'un autre côté il ne voulait qu'une rumeur ne change de la réputation qu'il voulait qu'on lui donne.

«  Oh, je n'en suis pas surpris mais je ne parlais pas de cela. Du moins, je me disais qu'avoir des histoires sur cet établissement de ce genre pourrait faire diminuer votre fréquentation, et que donc signaler ces gens pourrait être négatif pour votre image.  »

Question d'image, Lüwen fait avec tous les jours mais il n'est pas assez expert dans ce genre d'établissement pour être certain des propos qu'il avance, fatigue incluse.

Ha, il avait l'air d'avoir surpris Nishiki. Question sous-entendu de ce style, le ministre était mauvais, très mauvais. Néanmoins ce n'était pas les demoiselles ici qu'il voulait critiquer, il ne se le permettrait pas à vrai dire.

«  Oh, non, je voulais simplement dire que si je ne reste pas concentré, je risque de m'endormir.  »

Les incompréhensions avaient beau dos ce soir. Bien qu'elles soient exceptionnelles, ce n'était pas la première nuit blanche qu'il faisait, c'était certain.

«  Vous ne me retenez pas. Et c'est une aide précieuse pour ne pas s'endormir. Si je vais me coucher à présent, je crains de ne pas pouvoir être en pleines capacités au réveil.  »

Ou simplement de ne pas entendre ce bon vieux appareil.
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MessageSujet: Re: La nuit, il n'y a pas que les chats à fouetter   

 
La nuit, il n'y a pas que les chats à fouetter
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