Partagez | 
 

 Une odeur fruitée de douceurs et d'amitié [pv Elena de PontMercy]

Aller en bas 
AuteurMessage
MessageSujet: Une odeur fruitée de douceurs et d'amitié [pv Elena de PontMercy]   Sam 1 Déc - 18:44

Ce jour-là, c’était un matin froid et pluvieux qui accueillit les habitants de Draümbell, comme bien des matins en cette saison. Le tonner avait grondé au cours de la nuit, une pluie drue, violente était venue laver les pavés, chasser la crasse et les mauvaises odeurs pour quelques jours, redonnant une vigueur oubliée à la cité des vapeurs. Il pleuvait encore, assez pour tremper les passants en quelques minutes mais cette pluie était aussi une bonne chose. Elle alimenterait les nappes souterraines.

Eris Von Heiligen la regardait donc, depuis la fenêtre de sa chambre dans la demeure des Von Heiligen, partagée entre une certaine joie et un léger ennui car si elle aimait sentir la pluie s’écouler sur son corps, elle détestait tout autant que ses vêtements soient détrempées, salis. Elle ne pouvait pas y faire grand-chose hélas, si ce n’est emporter une tenue de rechange pour accueillir ses clients sous un jour présentable, même si personne ne lui ferait la remarque. Pas dans les mines.

« Que puis-je mettre ? » se demanda-t-elle à haute voix. Elle ne portait pour l’heure pas le moindre vêtement et s’était arrêtée devant la fenêtre pour réfléchir à cette épineuse question. Une fois n’était pas coutume mais elle était décidée à faire un effort tout particulier à sa mise. Elle devait en effet recevoir la visite, dans la journée, d’une personne qu’elle appréciait particulièrement et qui prenait la peine de venir du centre pour cela. Il s’agissait d’Elena de PontMercy, la maîtresse du Chabanais, cet établissement à la réputation sulfureuse qu’elle fréquentait depuis son ouverture et qui n’était pourtant, officiellement du moins, qu’un cabaret. C’était une personne qu’elle appréciait et respectait et lorsqu’elle avait reçu sa lettre qui l’informait de sa visite prochaine, Eris en avait été ravie et ce d’autant qu’Elena lui faisait savoir qu’elle venait pour choisir de nouveaux chapeaux pour ses filles. Ce pouvait n’être qu’un prétexte, une raison pour quitter le centre et gagner les faubourgs mais Eris y voyait surtout une marque de confiance et de respect. Il s’y mêlait également le plaisir de pouvoir narguer tous les bons clients du Chabanais en leur faisant savoir que les chapeaux qu’ils trouveraient si élégants venaient de ce lieu qu’ils détestaient tant regarder, mais ce n’était là qu’un détail. Dans le couloir une porte claqua et des voix s’élevèrent, celles de ses deux nièces. Eris, retournant au présent, se retourna vers le lit et regarda rapidement les différentes robes sorties, ainsi que le sac de toile cirée contenant ses habits d’exploration -comme elle les appelait parfois (chemise, pantalon, pourpoint…)- qu’elle comptait emporter avec elle, pour ne pas avoir à revenir ici pour se changer si le besoin s’en faisait sentir. Elle se décida finalement pour une robe bleu nuit, au liséré argenté, se contorsionnant pour resserrer les lacets dans son dos, puis réajusta le décolleté de la robe, juste suffisant pour donner un aperçu du début de sa poitrine sans en être indécent avant de lisser les manches. Elle prit ensuite, dans sa boîte à bijoux une ambre sertie dans un entrelacs argenté, pendant au bout d’une chaîne en argent et l’attacha à son cou. Cette petite touche viendrait parfaitement décorer son giron et aiderait à arrêter les regards à une hauteur raisonnable, ou, au contraire, et elle s’en riait bien, les attireraient plus bas encore. Puis elle passa à son annulaire droit la chevalière des Wittelsbach, simple anneau d’argent frappé d’une épée jaillissant de l’eau. Elle se chaussa de souliers noirs et brillants, se coiffa, prit son sac puis descendit prendre un solide petit-déjeuner, discutant, comme souvent, avec ses nièces et Sofia, se contentant de la plus stricte politesse avec son demi-frère avant de quitter la table. Elle avait du travail à la boutique et ne se ferait donc pas souffrance pour rester plus longtemps encore en sa compagnie non désirée.

Onze heure sonna à la pendule située à gauche, en entrant, de la porte de la boutique. C’était un meuble haut de deux mètres, lourds de plusieurs kilogrammes, aux engrenages cliquetants doucement, et dont le balancier de bronze qui faisait sa danse régulière. Eris releva alors la tête du chapeau de femme beige qu’elle concevait depuis une bonne heure, pour jeter un regard par la fenêtre située devant son établie. La rue était déserte, la pluie s’était calmée et seules quelques gouttelettes venaient encore rejoindre l’eau qui ruisselait sur les pavés. Elena ne tarderait sans doute plus à apparaître sur le pas de sa porte, aussi la chapelière termina d’attacher le ruban rouge sur le sommet du chapeau puis regarda sa boîte à épingle, cherchant la plus adaptée pour venir lui ajouter une petite touche originale. Elle en sortit quatre : un papillon bleu et blanc, une fleur en pierre semi-précieuses dans les tons verts, deux simples épingles à la tête ronde, l’une ivoire et l’autre améthyste. C’était toujours le moment le plus difficile, celui de la dernière touche. Habituellement, elle demandait à la plus âgée de ses nièces ou à la Matriarche mais ni l’une ni l’autre n’était présente. Elle décida donc de laisser cette question pour plus tard et demanderait son avis à son amie en tout sauf en nom. D’ailleurs, celle-ci passait devant sa fenêtre et quelques instants plus tard la porte s’ouvrait, faisant sonner la petite clochette qui y était accrochée et qui était censée alerter la propriétaire de la venue d’un nouveau client. Eris se leva de sa chaise au coussin vert foncé confortable et vint à sa rencontre, la saluant d’un large sourire.

« Soyez la bienvenue en mon humble boutique, dame de PontMercy ! » dit-elle gaiement, la vouvoyant comme elle le faisait habituellement lorsqu’il fallait se montrer un peu formel, même si ici elle ne le faisait que par amusement personnel. Elle vint alors l’aider à retirer son manteau qu’elle crocha au perroquet où elle avait elle-même accrochée le sien ainsi que son chapeau du moment -noir à large bord, la protégeant de la pluie- puis elle lui fit signe de passer dans le petit salon aménagée à la pièce principale. C’était un coin chaleureux, situé près d’un poêle en fonte où brûlait quelques charbons, dégageant une agréable chaleur, meublé d’une table basse où attendait une théière, prête à être déposée sur le feu et n’attendant plus que les feuilles de thé, deux tasses en porcelaine de belles factures sur leurs assiettes respectives et quelques petits gâteaux sous une cloche en verre, gardés au frais par un ingénieux système qu’elle avait commandé à un ingénieur. Il y avait quelques tartelettes, des choux à la crème, des mousses de fruits rouges, et quelques fruits frais provenant de la serre familiale. L’on pouvait ainsi trouver des pommes, des clémentines et des poires.

« J’ai opté pour un thé au jasmin mais si tu préfères autre chose j’ai une petite réserve. » fit-elle en la détaillant du regard, revenant au tutoiement qu’elles adoptaient entre elles. « Comment te portes-tu ? » ajouta-t-elle en posant une main sur une chaise, faisant signe à Elena de s’asseoir où elle désirait, que ce soit sur une chaise ou la petite banquette.
MessageSujet: Re: Une odeur fruitée de douceurs et d'amitié [pv Elena de PontMercy]   Dim 2 Déc - 0:26

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]



Lady De PontMercy n'a pas vraiment l'habitude de quitter le centre de la ville, c'est la-bas qu'elle se sent le plus en sécurité, le plus chez elle, dans son milieu. Venir dans les faubourgs n'est qu'à titre exceptionnel, comme là. Et pourtant, c'est volontiers qu'elle s'y rend, ce matin-là, accompagné de Nishiki. Il est invraisemblable qu'elle s'aventure seule dans un lieu comme celui-ci, pour être directement confronté aux mineurs qui apparentent les rues et s'occupent de leurs quotidiens. 
C'est une journée grise et pluvieuse aujourd'hui, temps qu'Elena apprécie. Elle ne sait pas vraiment pourquoi, mais elle a toujours été à l'aise par les temps pluvieux. Peut-être parce que les cliquetis des gouttes d'eaux se heurtant sur le sol la bercent et la rassurent. Cependant, pour ne pas avoir froid, elle s'est quand même bien couverte. Pas de robe aujourd'hui mais une combinaison une pièce. Pantalon et haut collés ensemble, le tout d'une couleur violine très accentuée et foncée. Ses manches sont longues et volantes, et pour une fois elle ne porte pas de décolleté, mais sa combinaison est en colle roulé. Elle lui colle au corps, moulant ses formes à la perfection. Par dessus, elle a enfiler sa grande cape à capuche noire, qu'elle a mit sur sa tête, se protégeant de l'averse.

Elle marche auprès de Nishiki, qui tient un parapluie pour se protéger lui même, et sa patronne. Leurs pas ne sont pas lourds, ils marchent même doucement, Elena appréciant passer du temps sous la pluie, et puis rien ne presse de toute façon. Eris l'attends dans la matinée, et elle reconnait déjà les ruelles des faubourgs qu'elle a déjà prise pour lui rendre visite par le passé. Les habitations d'ici dénotent totalement avec ceux du centre de la ville. L'atmosphère même n'est pas là même. La Lady se dit qu'elle ne pourrait jamais vivre ici, qu'elle ne tiendrait pas une semaine dans cet endroit, et un certain respect pour les mineurs vivant ici vient à naître en elle. C'est sur, que d'une certaine manière, ils sont beaucoup plus vaillants et courageux qu'elle. Ils continuent leur route, se frayant leur chemin parmi les ruelles, et très vite la devanture « Soupçons d'esprits » fait son apparition au coin d'une rue.

En moins d'une minute, voilà La Lady et son valet passant la porte de la boutique, se retrouvant alors au chaud, à l'abri de la pluie. Elena aime beaucoup cet endroit, même si elle n'y vient pas souvent. Les chapeaux d'Eris sont plus sublimes les uns des autres, comme un éventails de choix, de rêves et d'identités. Oui, car Elena connait l'art de la mode, et un chapeau est - selon elle - l'un des accessoire qui habille le plus une personne et reflète au mieux sa personnalité.

« Bonjour Eris. »

Face à la chapelière, le ton d'Elena est calme, posé, et surtout naturel. Pas de faux-semblants avec elle, pas d'éloges et de compliments pour plaire, elles ne sont pas comme ça entre elles. Elle retire alors sa capuche, laissant échapper ses longs cheveux bouclés qui tombent en cascades sur ses épaules, maintenant libérés de l'emprise de la capuche. Elle retire entièrement sa cape, la donnant gentiment à Eris qui vient la lui prendre et l'accrocher. Elle fait un geste de la main à Nishiki, lui demandant alors de l'attendre ici, le temps qu'elle passe du temps avec la gérante de la boutique. Elle offre un sourire amicale à son valet, avant de suivre Eris dans le petit salon, ou elle s'installe lorsque celle-ci lui montre une banquette.

« Oh, le jasmin me convient très bien, c'est un basique mais également l'un de mes préférés. »

Elena sourit, en regardant les choses déjà installées sur la petite table. Eris a l'art de recevoir, même dans sa petite boutique. Elena pose ses yeux sur pâtisseries et les fruits, ainsi que sur les tasses en porcelaines déjà prêtes. Elle croise les jambes, venant faire frotter le tissu de sa combinaison violette foncée contre ses cuisses, et pose ses mains sur son genoux droit, tout en regardant la maîtresse des lieux.

« Je vais bien, très bien même. Nous avons des nouveaux spectacles au Chabanais, et les filles excelles de plus en plus. Il faut que tu viennes voir ça. »

C'est une petite invitation, pour que la chapelière vienne au cabaret. Elle n'est pas venu depuis un petit moment, et les show ont changés. Et puis, la Lady a souvent prit l'avis d'Eris en considération. Leur relation est assez étrange, elles ne se disent pas amies, mais elles le sont, c'est certain. Peut-être même un peu plus, du moins pour Elena, qui a rencontré Eris dès l'ouverture du Chabanais. 

« Et toi, comment vas-tu ? Et les affaires ? »

Elena ne s’intéresse pas trop à la vie dans les faubourgs mais elle se dit que les mineurs n'ont peut-être pas les fonds nécessaire pour acquérir des chapeaux aussi beaux et de bonnes qualités.
MessageSujet: Re: Une odeur fruitée de douceurs et d'amitié [pv Elena de PontMercy]   Dim 2 Déc - 16:14

Comme toujours entre elles, il n’y avait pas de masques qui venaient imposer une distance, de volonté de plaire. Elles agissaient naturellement, même si leur relation était bien plus élégante que celles qu’Eris pouvait entretenir dans les faubourgs. Ce n’était pas le même monde. Eris, en accrochant le manteau humide notait avec un amusement non dissimulé qu’Elena n’avait pas fait le choix d’une robe pour venir la voir, tout comme elle n’en portait jamais pour se rendre au Chabanais, en toute clandestinité. Se retournant vers Nishiki, elle lui adressa un sourire aimable en lui disant, poliment, « Si vous le souhaitez, vous pouvez utiliser mon arrière-boutique pendant que nous discutions. Si vous souhaitez boire ou manger quelque chose, faîtes le moi savoir. ». Il n’y serait pas si mal, la pièce étant chauffée et meublée d’une banquette qui permettait à la chapelière de se reposer si elle en sentait le besoin, au milieu des stocks de chapeaux, tissus, broches, gants… Puis, sans ajouter un mot de plus, elle mena Elena au salon, située dans un coin de la pièce et attendit qu’elle se fut installée pour en faire autant dans un petit fauteuil proche, après avoir mis l’eau à chauffer sur le poêle.

« Je ne saurais refusée une telle offre ma chère ! Tu sais combien j’aime regarder tes filles ! » répondit Eris en posant son regard sur Elena. La tenue la moulait à la perfection. Elle lui paraissait ravissante, comme toujours. « Cela fait quelques temps que je ne suis venue, c’est vrai. ». Elle ne s’excusait pas. Elle avait eu des sujets ô combien plus important à traiter ces derniers jours que de profiter des frivolités de la vie. Sa boutique et ses activités en faveur des faubourgs lui avaient demandé plus de temps, l’empêchant de se rendre dans le Centre. Elle le regrettait mais n’y pouvait rien. Elena comprendrait aisément. C’était cela l’intérêt d’une amitié : ne pas devoir tout expliquer, tout se faire pardonner.

« Je me porte bien, tout comme mes affaires. Evidemment si j’avais une clientèle plus fortunée je serais bien plus riche mais je n’aime simplement pas l’idée d’être oisive et à la charge de ma famille. Ma dernière création est encore sur mon atelier, attendant que je me décide sur l’épingle à chapeau à ajouter. Peut-être sauras-tu me sortir de cette impasse ? » répondit Eris en écoutant d’une oreille le chant de la bouilloire qui s’élevait, signe qu’elle ne tarderait plus à pouvoir être verser sur les feuilles de thé. « Mais laissons donc cela pour plus tard. Raconte-moi plutôt ce qui a changé de ton côté depuis ma dernière visite ! Je me souviens que tu devais te rendre à une réception… Quel air se joue donc là-haut ? » demanda Eris, consciente de ressembler à une véritable commère avide de ragots mais cela ne la dérangeait pas. Elle aimait simplement se tenir informer et elle appréciait avoir des nouvelles qu’elle savait ne pas avoir été soigneusement filtrées avant de paraître dans un journal. Tout en écoutant la réponse, elle se leva pour retirer l’eau du feu et y jeter les feuilles de thé, se penchant pour ce faire en avant, ce qui fit bailler légèrement son décolleté sous le nez d’Elena. Eris n’y prêta toutefois pas attention et se rassit tranquillement avant de la regarder avec un sourire, songeuse, réfléchissant déjà à sa prochaine phrase.
MessageSujet: Re: Une odeur fruitée de douceurs et d'amitié [pv Elena de PontMercy]   Lun 3 Déc - 9:23

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


La lady ne quitte pas Eris des yeux, continuant de lui sourire gentiment. Après tout, voilà un petit moment maintenant que les deux femmes ne se sont plus vues, et retrouver celle qu'elle considère comme une amie - sans l'avouer - lui fait plaisir. La chapelière n'a absolument pas besoin de s'excuser de sa désertion temporaire du Chabanais, Elena comprend très bien qu'elle doit être occupée ses derniers temps, ce qui l'empêche de quitter les faubourgs et de se rendre au centre pour venir se détendre un peu. De toute façon, sa remarque n'est pas un reproche, loin de là même, mais plutôt une nouvelle invitation, car la lady sait qu'Eris aime particulièrement se relaxer en dévorant des yeux ses danseuses.

« Et bien tu sais que la porte du Chabanais t'est toujours ouverte, Eris. »

Elena s'étire un petit instant, avant de se redresser mieux sur la banquette pour s'y installer plus confortablement. Elle écoute d'une oreille attentive ce que la chapelière lui dit, sans quitter son sourire. Et bien, voilà qu'elle sera contente, car Elena n'est pas là que pour papoter et prendre le thé, mais aussi pour les affaires, de quoi renflouer les poches de son amie, vu la quantité et la qualité de la commande qu'elle va lui demander, mais plus tard. Son regard se tourne vers le son de la bouilloire, juste une petite seconde, avant de reporter de nouveau son attention sur Eris.

« Oh, une nouvelle création ? Je suis curieuse de voir ça. Je me ferais un plaisir de t'aider à résoudre ton problème, et à te sortir de cette impasse, bien que je n'ai pas ton sens inné d'embellir un accessoire. »

La mode, ça connait Elena. Après tout, elle est toujours implacablement vêtus, coiffé... mais elle ne se leurre pas : la vraie connaisseuse ici, c'est Eris, et il n'est pas un secret que la lady respecte totalement le travail de la gérante de la boutique. Elle admire ses créations, les trouvant toutes sublimes et confectionnées avec grand soin. C'est d'ailleurs pour ça qu'elle se déplace jusqu'à dans le faubourgs, pour aller précisément à « Soupçons d'esprits » alors qu'il y a plusieurs boutiques de chapeaux et d’accessoires au centre de la ville. Mais Eris est la meilleure, du moins c'est l'avis d'Elena. C'est pour ça d'ailleurs qu'elle ne se prive pas de lui faire un peu de publicité, lorsque dans les représentations ses danseuses portent des créations originales de son amie, il est courant de voir Elena s'adresser à son interlocuteur du moment pour glisser une petite remarquer positive sur les créations de la chapelière. Elena pense que le travail bien fait doit toujours être valorisé.

« Oh tu sais, les mêmes choses que d'habitude. J'en viens à ne plus vraiment m'amuser de ses soirées mondaines, qui sont bien trop coincées pour la plupart. Mais c'est tout bénéfique pour les affaires en revanche, pour ramener de nouveaux clients fortunés, il n'y a pas mieux que ces soirées-là. »

Les soirées mondaines sont des nids à potentiels clients, et cette fois-là n'a pas loupé. Un peu de charme, de raffinement et d'élégance, le tout avec des mots bien choisit, pour attiser l'envie comme elle sait si bien le faire, et voilà qu'à la fin de la soirée elle a récupérer au moins quatre gros clients, dont un nouveau riche - ces préférés : ils jettent leur argent sans compter, appréciant leur nouvelle condition. Et Elena compte bien que cet argent se retrouve vite dans son tiroir-caisse.

« Et j'ai rencontré le ministre de la garde et des affaires intérieurs, Lüwen De Clèves. Le connais-tu ? »


Même si Eris ne fait pas vraiment partie de ce monde là, elle reste une noble, alors Elena se dit qu'elle pourrait bien connaître ce De Clèves, avec lequel elle a partagé un repas. D'un sourire, elle regarde son amie s'occuper du thé. Elena ne le montre pas, mais elle se retint de frisonner doucement. Le froid et la pluie l'ont rendu frileuse, et elle attends avec impatience que le thé infuse, pour s'en servir une bonne tasse afin de réchauffer son corps.
MessageSujet: Re: Une odeur fruitée de douceurs et d'amitié [pv Elena de PontMercy]   Lun 3 Déc - 12:24

L’intérêt d’Elena pour ses dernières créations ravissait toujours au temps Eris qui ne put s’empêcher de lui adresser un petit sourire humble avant de lui répondre « Mais tu as un goût exquis ! Tu es toujours parfaitement habillée et je suis certaine que personne ne t’aide à faire ton choix ! » avant de l’interroger sur les dernières nouvelles de la bonne société, écoutant sa réponse avec attention. Il n’y avait rien d’intéressant, rien qui ne sortait de l’ordinaire. C’était le même ennui, les mêmes visages. Comme toujours, Elena se servait des réceptions pour attirer de nouveaux clients. Il y avait toutefois une chose un peu plus remarquable : elle avait réussi à faire la connaissance du ministre de la garde et des affaires intérieures, Lüwen De Clèves, un homme que la Von Heiligen avait rencontré lors de réceptions, n’échangeant avec lu que quelques mots mais ces brefs échanges avaient suffis pour qu’elle constate qu’il avait un intérêt certain pour les sucreries et une nette préférence pour les fraises. Ce n’était pas difficile à voir qu’il jetait son dévolu sur ces petites tartelettes et fraisiers plutôt que le reste. Eris n’était qu’à peine plus discrète pour son affection avec les pommes et quiconque y prêtait attention pouvait le deviner.

« Très peu en vérité. Dans quelles circonstances l’as-tu rencontré ? »
s’enquit-elle, montrant un intérêt relatif. Elle ne souhaitait que connaître quelques détails sur les gens afin de mieux les cerner, les comprendre et adopter le comportement le plus adapté envers eux, sans verser dans le voyeurisme ; c’était la limite à sa curiosité. Trouvant son « amie » peu couverte, et ayant le sentiment qu’elle se retenait de frissonner, ce qui avec ce froid humide était plus que probable, elle se décida à servir le thé. De toute façon, le jasmin ne demandait pas une longue infusion pour être servie.

« Si tu as froid je puis te couvrir d’une douce couverture, ou de mes bras, comme tu préfères ! » lui dit-elle en approchant la tasse destinée à son invitée devant elle, lui lançant un regard à mi-chemin entre la plaisanterie et le sérieux. Eris connaissait, pour avoir pu en faire les frais à l’occasion, de la franchise et de la facilité avec laquelle Elena traitait des sujets considérés comme extrêmement intimes et personnels et comme elle n’était pas spécialement pudique, Eris y avait toujours répondu, quand ce n’était pas elle qui laissait flotter le sous-entendu, comme ici. Eris ouvrit alors la cloche qui protégeait les petits fours et prit délicatement entre ses doigts une mousse de fruits rouges qu’elle entreprit de déguster non sans se montrer suave, non pas qu’elle cherchait réellement à l’être mais plus d’une façon presque naturelle.

« Ce De Clèves est-il le monstre que l’on décrit ? » dit-elle en revenant au précédant sujet. Tout en se demandant quels chapeaux conviendraient au nouveau spectacle du Chabanais. Elle attendit donc sa réponse, y acquiesçant d’un léger signe de tête avant de se jeter dans une discussion plus passionnante.

« Et donc tu souhaitais des chapeaux pour ton spectacle. Tu peux m’en donner une petite idée ? Que je puisse te dégoter ce qu’il te faut ? Il me faudrait également la liste des tours de têtes de tes danseuses… Mais je pourrais vérifier ça en venant chez toi. D’ailleurs, de toute façon, je viendrais les regarder pour faire le bon assortiment… On ne met pas les mêmes couleurs à une blonde aux yeux bleus qu’à une rousse aux yeux vairons ! Tu veux quelque chose de plutôt uniforme ou un chapeau par danseuse ? ».

L’artisan avait pris le dessus, la poussant à poser des questions plus précises. Eris aimait son travail, cela se sentait dans son regard et si elle avait d’autres sujets de conversation, elle n’hésitait pas à traiter affaire pendant le thé, là où d’autres se seraient étendus sur la dernière nouveauté, ou un autre sujet plus anodin, neutre.
MessageSujet: Re: Une odeur fruitée de douceurs et d'amitié [pv Elena de PontMercy]   Lun 3 Déc - 13:27

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]



Elena préfère taire les vraies circonstances de sa rencontre avec Lüwen De Clèves. Après tout, elle ne va pas raconter explicitement à qui veut l'entendre ces petites astuces pour attirer une proie dans ses filets, et en faire par la suite tout ce qu'elle désir. Cependant, Eris étant une amie, la chapelière connait bien la tenancière du cabaret, alors il lui est surement facile d'y voir un quelconque plan dénué d'innocence lorsqu'Elena lui raconte pourquoi le ministre s'est rendu au Chabanais. Mais elle ne s'en cache pas, pas devant Eris. Elle la connait trop bien, et les deux sont prêtes à user de ruses pour arriver à leurs fins.

« Pendant la soirée mondaine, j'ai malencontreusement égaré ma broche. Le ministre l'a retrouvé, et a eu la bonté et l'élégance de venir me la rendre en personne. »

Un petit sourire bien placé, et Eris comprend certainement facilement que "malencontreusement" signifie tout autre chose. Et puis, voilà la Lady qui semble un peu plus amusé, et déjà son regard devient plus malicieux aux dires de son amie. Elle est touchée par sa gentillesse, mais une couverture n'est pas nécessaire, surtout qu'elle se penche un peu pour récupérer la tasse de thé encore fumante qu'Eris a approché d'elle. Juste le contact de ses doigts sur la porcelaine a le don de réchauffer la lady, qui se sent déjà beaucoup mieux. Elle souffle doucement pour tenter de refroidir le liquide, et porte alors la tasse à ses lèvres, buvant une petite gorgée du thé au jasmin qu'elle aime énormément.

« Tes bras sont-ils aussi doux que la couverture que tu me proposes, ma chère Eris ? »

Elle émet un petit rire, sincère. Cette fois, elle ne se pince pas la lèvre pour le retenir. Avec Eris, c'est différent. Elles se connaissent, et même si Elena ne se permet pas d'être à cent pour cent naturelle avec elle - dans le sens ou elle reste Lady De PontMercy, et pas la Elena d'autrefois : la jeune femme fragile et douce - elle ne se met tout de même pas de façade avec son amie, laissant donc échapper son petite rire doux.

« Lüwen De Clèves est bien des choses, et je te laisserai t'en faire ta propre opinion si un jour tu viens à réellement le rencontrer. »

Pas de vraie réponse. Ce n'est pas un oui, ni un non. Elle tient tout de même à garder un peu de mystère, surtout qu'elle est en train de travailler ce ministre, et elle sait qu'il tient à sa façade. Elle ne veut pas crier sur tous les toits qu'il n'est pas un monstre et prendre le risque de perdre le peu de confiance qu'il lui a accordé. Mais en ne répondant pas un "oui" concret, Elena laisse à Eris le loisir de pouvoir cogiter sur ces mots. Puis la lady sourit, plaçant alors la main dans l'une des poches de sa combinaison et y sortant un bout de papier, avec une jolie écriture dessus. Elle ne laisse rien au hasard, et sait très bien que pour avoir des chapeaux personnalisés, le tour de têtes de ses filles n'est pas négligeable. Aussi a t-elle prit les devants, en les prenant à en les notant sur ce papier qu'elle tend avec délicatesse à la chapelière.

« Tu trouveras les mesures de mes huit danseuses qui porteront tes créations. Tu connais déjà Juliana et Sue dans le lot, mais je t'ai quand même noté leur tour de tête. Les filles seront vêtus comme des miliciens, avec moins de couches bien entendu. Il me faut donc les mêmes chapeaux pour les huit, et dans des tons bleus. »


Une nouvelle fois Elena farfouille dans sa poche, en sortant un bout de tissu bleu, soyeux et élégant, qu'elle présente à Eris avant de continuer, sans lui laisser le temps de répondre, car elle n'avait pas terminé de parler.

« Voici le tissu utilisé pour la toilette des filles. Si possible, j'aimerai que les chapeaux soient le plus proches possibles de cette matière et couleur, pour un effet totalement immersif. »

Elena a toujours une idée bien précise de ses prestations, et ne laisse jamais rien au hasard. Tout doit être parfait, auquel cas le spectacle n'a pas lieu. Elle étudie tout dans les moindres détails, pour présenter un show d’excellence et inoubliable. Et pour son nouveau projet, huit de ses filles seront vêtues comme des miliciens, et petit à petit, au fil de la danse elles useront de l'art du dé-feuillage pour se retrouver seulement en sous-vêtement. Les chapeaux doivent donc être résistant, car ils seront surement envoyer valser dans la salle.
MessageSujet: Re: Une odeur fruitée de douceurs et d'amitié [pv Elena de PontMercy]   Mar 4 Déc - 12:36

Une perte malencontreuse d’une broche ? Vraiment ? Pensa Eris avec un demi-sourire. Elle savait que c’était volontaire, même sans le clin d’œil. Le « malencontreusement » disait tout de la manœuvre.
« Un tyran charmant en effet… » répondit-elle, une lueur amusée dans le regard avant de proposer une couverture à Elena, attention qu’elle sut tout de suite inutile même si elle toucha sa cadette et amie. La tasse de thé lui suffisait mais cela ne l’empêche pas de rebondir sur sa plaisanterie, et y rire de façon sincère même si elle gardai une certaine retenue, tout comme Eris. Elles ne pouvaient totalement perdre leur rôle, les manières de leurs milieux respectifs.

« Mes bras sont bien plus doux et chaleureux. » répondit Eris sur le même ton en prenant délicatement sa tasse de thé pour y boire en fixant Elena d’un regard séducteur, qu’elle ne prenait ici que par amusement. « Mais je puis t’y faire goûter si tu le souhaites… ». Pas de rire mais un simple sourire, parfaitement calculé pour la rendre charmante. Puis elle écouta la réponse, qui n’en était pas une sur le ministre. Eris savait qu’elle n’en saurait pas plus, pas cette fois et décida donc de laisser tomber le sujet et de passer à la partie concernant l’affaire qui avait poussé Elena jusqu’à sa porte. Elena avait déjà pris les mesures, ce qui leur ferait gagner du temps et avait également une idée précise en tête. Toutefois, tout en prenant et observant les pièces de tissus, Eris ne put s’empêcher de grogner légèrement en entendant la description du spectacle. C’était une mauvaise idée, une très mauvaise idée même. Eris prit un air sérieux, grave, trop pour qu’Elena puisse penser qu’elle ne s’apprêtait à plaisanter et elle le lui fit savoir.

« Des miliciens ? Tu as perdu la tête ? Fais cela et tu peux dire adieu à ton établissement ! La reine ne se contentera pas de te regarder d’un mauvais œil ! Ou de faire interdire le spectacle ! Tu le regretteras fortement ! La chorégraphie peut être parfaite, tu t’attaques aux chiens de la reine ! A la reine elle-même ainsi ! ». Eris s’inquiétait vraiment pour Elena, ce d’autant plus qu’elle savait d’expérience ce qu’il en coûtait de lui déplaire. « L’excellence ne peut pas te protéger. ». Elena n’apprécierait pas de l’entendre mais il le fallait et comme la chapelière savait parfois le faire, elle lui proposa une autre solution « Tu pourrais toutefois revoir les costumes, afin qu’ils correspondent, non pas à ceux de la milice mais à ceux d’une autorité équivalente d’une autre ville. Ainsi, la reine ne pourrait rien dire, même si le parallèle ne sera pas difficile à faire. Et si ce n’est pas la reine, les miliciens sont de sacrés têtes de nœud… ».

Malgré cela, la Von Heiligen imaginait très bien le spectacle, et se disait qu’il devait être parfait, artistiquement parlant. Toutefois, en cette ville, l’art n’était pas aussi libre que l’on aimait le croire. Il était comme la presse, surveillée.

« Je te ferais tes chapeaux, évidemment. Mais tu changes le reste du costume. Sauf si tu veux venir vivre dans les mines avec moi ? Si tu as de la chance bien sûr ! » ajouta-t-elle en reposant sa tasse, les yeux plongés dans ceux d’Elena.
MessageSujet: Re: Une odeur fruitée de douceurs et d'amitié [pv Elena de PontMercy]   Mar 4 Déc - 14:10

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


La remarque de la chapelière arrache un sourire charmeur à la lady, ainsi qu'un regard remplit de malice. Eris est une femme magnifique, et Elena sait reconnaître la beauté d'une personne. Ses yeux bleus foncés, sa chevelure aussi noire que le charbon, son visage sévère, Eris a tout d'une véritable beauté - et l'idée de se retrouver dans les bras d'une femme aussi belle qu'elle est assez comique. Un duo électrique et magnifique, voilà ce que ça donnerait. Elle répond avec tout autant d'amusement.

« Me faire goûter à tes bras ? Voyons, je ne pourrais jamais. J'aurai bien trop peur de ne pouvoir les quitter par la suite. »

Elle laisse échapper un petit rire, une nouvelle fois sincère. Elles ne jouent pas vraiment entre elle, c'était plutôt une toute autre sorte d'amusement. Jamais elles n'imagineraient sincèrement franchir le cap de leurs avances sous-entendus, mais disons que pour Elena, c'est un bon moyen de s’entraîner à la maîtrise des mots. Et puis, être aussi naturelle avec Eris lui fait un grand bien et la sort de son rôle pendant une heure ou deux.
Elle s'attendait aux remarques d'Eris, et même si elle n'apprécie pas, elle reste à l'écoute. La chapelière a toujours été de bons conseils, c'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle ne lui demande pas directement de faire les chapeaux, et qu'elle parle d'abords du spectacle : pour avoir son avis, sans vraiment le lui demander. Les arguments d'Eris sont censés, et il est vrai que la lady s'expose à de grandes critiques de la reine voir à de certaines représailles.

« Ma tête est bien en place, je te rassure. Mais disons qu'avec tout ce qui se passe, un petit rappel à l'ordre est nécessaire, je trouve. Les miliciens se portent en ridicule, en n'arrivant pas à gérer les situations. Imagine toi : Nishiki et moi ne nous sommes même pas fait contrôlés, en venant dans les faubourgs. »

Elle marque une petite pause, reprend sa tasse et en boit une petite gorgée. Encore une fois, la chaleur du liquide vient à lui réchauffer le corps, et elle se sent maintenant totalement débarrassé des quelques frissons qu'elle a eu plus tôt. Elle repose alors son thé sur la petite table, venant piocher dans une des sucreries mises à dispositions, la gardant pour le moment entre ses doigts, et continue son discours.

« Mais tu as raison sur certains points. Peut-être qu'une attaque trop frontale pourrait porter préjudice au Chabanais. Néanmoins, je tiens à faire passer le message. Beaucoup de miliciens sont clients, et je me faisais déjà une joie d'imaginer leurs têtes... Mais il serait peut-être plus sage de modifier un peu les costumes. »

Bien-sur, la remarque d'Eris n'a pas plus à la lady, mais celle-ci ne lui en veut pas. La chapelière lui donne de précieux conseils, et surtout semble chercher à la protéger, ce qui est assez réconfortant pour Elena. Même si l'idée de son spectacle avec les miliciens est toujours bien encrée dans sa tête, elle n'est pas du tout fermé aux conseils, et prend ceux d'Eris avec soin. Soit, alors elle s'occupera de réfléchir à modifier quelque peu les tenues, histoire que l'affront ne soit pas trop... direct.
MessageSujet: Re: Une odeur fruitée de douceurs et d'amitié [pv Elena de PontMercy]   Mer 5 Déc - 19:51

La plaisanterie sur la possibilité de la prendre dans ses bras était amusante mais, comme toute bonne plaisanterie, elle ne pouvait trop durer. Aussi, Eris, se contenta de répondre à Elena d’un sourire énigmatique, sans relancer le sujet.  Ce n’était pas la même chose pour ses avertissements. Eris insistait naturellement, dès lors où elle était certaine que cela puisse se montrer dangereux pour la personne.

« La milice n’est pas réputée pour sa finesse d’esprit. Peut-être devrais-tu leur demander, en présentant cela comme si tu ne faisais que t’interroger sur ce qui était admissible, ce qu’ils en pensent ? Histoire de tâter le terrain. Je sais combien tu aimes être indépendante mais si tu veux t’attaquer à ce genre de choses, prends la précaution d’avoir eu l’avis des concernés. Mais oui, ne pas rendre le tout trop évident vaudrait mieux pour ta tête. Change les couleurs, quelques détails des habits… Sonde un peu aussi. Bref : ne fonce pas bêtement dans un mur ! »
.

Eris avait adouci son opposition, se montrant moins catégorique. Elle avait un peu réfléchi, cherché une solution pour faire passer le spectacle sans trop l’altérer, ce qui était assez complexe. Après quelques secondes de silence, elle ajouta, pensive « Ce que tu mets en avant, via la milice, c’est un groupe assez militaire… Le spectacle doit donner cette impression je suppose ? Laisse aux gens le soin de faire les parallèles, donne des clefs de lecture interprétables dans de multiples sens… Ton spectacle doit être comme un sourire en société, élégant mais difficile à interpréter. ». Sur ces mots, la chapelière prit une petite pomme qu’elle fit tourner entre ses doigts, observant sa couleur jaune et rouge, imaginant comment faire une critique de la milice sur la scène du Chabanais. C’était presque impossible de ne pas vexer ou les miliciens ou la reine mais impossible ? Certainement pas. Il fallait juste le bon équilibre, la bonne méthode. Le problème c’était encore de la trouver et elle n’en avait pas la moindre idée. Eris croqua donc dans la pomme, délicatement, avant de passer, discrètement, la langue sur ses lèvres pour récupérer le jus avant de se lever d’un bon et parcourir du regard les chapeaux qui les entouraient. Elle les connaissait tous mais les voir l’aider à mieux choisir la forme adaptée. Il faudrait un chapeau un peu rond pour aller avec l’idée du spectacle, quelque chose qui ferait policier.

« Un chapeau bleu foncé peut-être ? Ou bien plus clair ? Pas de ruban dessus, c’est certain… Des bords légèrement relevés peut être… Tu veux un tissu épais, solide mais il faut aussi qu’il soit léger s’il doit être lancé dans la salle… Il ne faudrait pas faire de mal à tes spectateurs… Tu les voudrais pour quand ? Ah oui... Nous avions évoqué le fait de changer l’apparence des costumes… Opte pour du blanc ou du violet, ce serait assez élégants… Pour du blanc, un chapeau gris clair ce ne serait pas si mal… Pour du violet je mettrais sans doute du mauve… Arrête-moi si tu n’es pas d’accord ! Tu sais comment je suis quand j’ai une idée en tête… »

Concevoir un chapeau pour une tenue était déjà un défi, pour un spectacle c’était encore pire car il fallait compter avec le thème, le décor, le scénario, l’éclairage… Bien des points que quelqu’un qui n’avait pas la connaissance d’Eris du Chabanais devrait trouver, observer, analyser. Un travail qu’elle n’avait pas à faire, puisqu’il lui suffisait de se rappeler comment tout était. C’était un sacré gain de temps.
MessageSujet: Re: Une odeur fruitée de douceurs et d'amitié [pv Elena de PontMercy]   Ven 7 Déc - 9:15

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


Être qualifiée de bête de fait pas vraiment plaisir à la lady, même si ce n'est pas dit directement. D'ailleurs, il petit froncement de sourcil apparaît sur son visage, mais il ne dur qu'une seconde. Elle ne peut pas en vouloir à Eris, car celle-ci ne lui dit que ses choses pour l'aider, la conseiller au mieux, et lui éviter quelques futurs désagréments. Elena porte alors à sa bouche la tapisserie qu'elle a entre ses doigts, et en croque un petit bout, faisant tomber quelques miettes sur sa combinaison qu'elle balaie en un petit coup de main.

« Tu as raison. Je ne voudrais pas m'attirer les foudres de la reine et des miliciens... Après tout, ceux-ci représentent une grande partie de mes clients. »

Pendant qu'Eris mange sa pomme, Elena reste silencieuse, songeant aux paroles de son amie. Rentrer directement en conflit contre les miliciens impliquerait une certaine mauvaise entente avec eux, la reine, et également Lüwen de Clèves. Elle qui était si emballée par l'idée de son spectacle va devoir en revoir quelques détails, pour que le message soit plus subtil. Elle avait bien conscience que ça risquerait de mal passer, voilà d'ailleurs l'une des raisons pour laquelle elle en a parlé à Eris : avoir son avis.
La lady se mit à sourire, en écoutant les paroles de la chapelière : elle était déjà en train de travailler, son esprit fusait sur les possibilités de changer les chapeaux tout en les rendant sublimes et résistants, ce qui fit s'élargir le sourire d'Elena.

« Le mauve me semble être une très bonne couleur. Eris, voyons, tu sais que je suis souvent d'accord avec toi. Ce n'est pas pour rien que je me déplace jusque dans les faubourgs pour ta boutique, alors que je pourrais très bien traverser ma rue et aller à la rencontre de la première chapelière que je pourrais voir. Si je viens ici, c'est parce que tu as un esprit de création très vif, et que je n'imagine pas mes filles portant autre chose qu'un accessoire fait de tes mains. »


Un petit compliment, ça ne fait jamais de mal. Surtout pour valoriser un travail bien fait. Dans un sourire charmeur, Elena porte sa tasse de thé toujours fumante à ses lèvres et en boit quelques petites gorgées. Elle imagine bien les tenues dans un couleur violette, ça donnerait un nouveau souffle au numéro, et peut-être même que ça le rendrait plus esthétique.

« Pourrais-tu me faire une ébauche des chapeaux, pour disons... la fin de la semaine ? Que je puisse de mon côté entreprendre de modifier les costumes, pour voir si les deux se complètent bien ? »


Elle se redresse alors, venant maintenant poser la tasse sur la table, tout en regardant Eris. Elena se frotte doucement les mains, avec maintenant un sourire beaucoup plus doux et naturel, presque enfantin.

« Bon, et maintenant montre moi ta nouvelle création qui te donne du fil à retorde, que je puisse à mon tour de donner un avis, ma chère Eris. »
MessageSujet: Re: Une odeur fruitée de douceurs et d'amitié [pv Elena de PontMercy]   Sam 8 Déc - 13:40

La chapelière était consciente d’avoir vexée l’amour propre de son amie. Elle ne s’en moquait pas mais elle n’allait pas s’en excuser ni même faire semblant d’en être désolée. Elle n’était pas là pour lui faire plaisir, la brosser dans le sens du poil. Ce n’était pas le rôle d’une amie qui de flatter l’égo mais bien de faire remarquer ce qui n’allait pas, indiquer les dangers auxquels les actes conduiraient probablement. C’était sa conception de l’amitié, que l’on pouvait lui contester mais toujours en vain car sur ce point jamais Eris n’entendrait raison. Elena semblant vouloir entendre son opinion, accepter des modifications aussi subtiles que substantielles, Eris ne poursuivit pas sur le sujet, passant à la question des chapeaux. De façon peu surprenante, les tons mauves retinrent l’intérêt d’Elena, qui lui glissa une flatterie plaisante mais qu’Eris déclina, tant par modestie que parce qu’elle n’aimait pas les compliments malvenus et celui là l’était tout particulièrement.

« Le compliment est appréciable mais nous savons toutes deux que tu ne viens pas parce que je suis la meilleure. C’est loin d’être le cas. La seule raison c’est que je ne me prive pas de te faire remarquer des fautes de gouts. ». Le rappel était sec, sans être mal aimable ; un classique chez la Von Heiligen qui, comme souvent, en rajouta une couche « Et ne prétends pas te fournir que chez moi, je sais que ce n’est pas le cas. » avant de revenir à un ton chaleureux, et non plus froid, « Mais comme je l’ai dit, il m’est agréable de savoir que tu estimes mon travail. ». Elena avait dû oublier combien Eris n’aimait pas les compliments aussi mielleux, baveux, puant la mauvaise léchouille que les gros bourgeois et les petits nobles en costumes filets d’or adoraient tant. Elle l’avait mal pris, de par sa formulation mais elle ne lui en voulait pas. Cela arrivait parfois, elles y avaient toujours survécus sans s’en tenir rigueur.

« Je puis faire un prototype oui. Si je pouvais voir l’un des costumes avant, même dans leur version actuelle, cela me faciliterait la tâche. Nous pourrions travailler plus vite, choisir les couleurs plus facilement et à moindre frais. Tu peux me noter un spectacle privé avec l’une de tes filles pour ça ? Plus j’en saurais, mieux je travaillerais. Ah oui… Ca me fait penser… Quel éclairage comptes-tu donner à la scène ? Difficile de ne pas le prendre en compte dans la conception du costume… ».

Le ton était redevenu naturel, doux, amical et des sourires paisibles avaient retrouvés les visages des deux femmes qui, sous une invitation de la main d’Eris se dirigeaient vers l’atelier, situé dans le coin opposé de la pièce, et où reposait le chapeau beige, ceint d’un ruban rouge soyeux, à côté de quatre épingles à chapeaux (un papillon bleu et blanc, une fleur en pierre semi-précieuses dans les tons verts, deux simples épingles à la tête ronde, l’une ivoire et l’autre améthyste).

« Comme tu peux le voir, j’hésite entre ces différentes épingles mais peut être une autre serait plus adaptée. Libre à toi de jeter un œil à ma collection. Tu as toujours eu un goût exquis ! ». A son tour, Eris lançait un compliment, indiscutablement vraie puisque sur le plus pur plan esthétique, Eris n’avait jamais contesté les choix de la Maîtresse du Chabanais.
MessageSujet: Re: Une odeur fruitée de douceurs et d'amitié [pv Elena de PontMercy]   Lun 10 Déc - 10:27

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


Ha oui, il était vrai qu'Eris n'était pas friande de compliment. Et pourtant, Elena ne s'était pas forcée pour lui en faire un. Elle pensait réellement ses dires, mais Eris avait une sorte de fausse modestie qui l'obligeait à refuser les compliments. Elena reprit alors la tasse fumante dans ses mains, et en bu une gorgée, ne répondant pas à la petite attaque comme quoi elle ferait preuves parfois de « fautes de goûts ». Elle laissa donc Eris s'exprimer, sans omettre une seule objection, la laissant simplement parler en lui souriant convenablement.

Lorsque la chapelière évoqua le fait qu'il faudrait qu'elle ait entre ses mains un des costumes, la lady hocha la tête pour acquiescer. Le mieux serait qu'Eris fasse le déplacement jusqu'au Chabanais, pour voir les répétitions et étudier au mieux toutes les possibilités concernant le choix du couvre-chef. Elle posa la tasse en porcelaine sur la petite table basse, et posa ses yeux de saphirs dans ceux de son amie.

« Tu devrais venir directement au Chabanais. Tu verrais le numéro en exclusivité, et tu pourras mieux te faire une idée pour ta création. »

Elle marqua un petit temps de pose, pendant lequel son sourire s'était élargit et ses yeux rétrécit. Elle regardait Eris, mais s'imaginait son show, du moins, elle s'imaginait comment elle voulait qu'il soit réalisé.

« La salle serait presque plongée en intégralité dans l'obscurité. Les lumières tamisées, pour donner une atmosphère très intime, précieuse. Seule la scène serait éclairée très légèrement, dans des tons assez bleu. Imagine la lumière naturelle de la nuit, et bien du même genre. Et puis, les filles entreraient doucement et alors... La scène brillerait d'une lumière foudroyante, très brute et claire. En total opposition avec la douceur du bleu. »


Et ce serait simplement sublime. Elle s'imagine déjà entendre les exclamations des clients, surpris et éblouis par ce numéro.
Puis Elena se leva, suivant doucement Eris vers son atelier, regardant un peu furtivement de partout les diverses créations de la chapelière, avant de poser son regard sur le chapeau qui était au centre de l'attention. Elle prit chacune des épingles en main, les plaçant tour à tour devant le chapeau, en analysant et étudiant le résultat, avant de finalement faire un choix.

« L'ivoire, Eris. Ton chapeau est sublime, et en même temps assez simple. La beauté au naturelle, tu vois ? Ne va pas étouffer cette beauté avec des épingles qui prendraient toute l'attention. Celle en ivoire ne fera que souligner l'élégance. »

Elle reposa les trois autres épingles, et garda celle en ivoire dans la main, la replaçant devant le chapeau comme pour valider son choix.
MessageSujet: Re: Une odeur fruitée de douceurs et d'amitié [pv Elena de PontMercy]   Mar 11 Déc - 16:26

« C’est justement ce que je laissai entendre en te demandant une représentation privée ! » répondit Eris avec amusement. « Je devrais pouvoir demain ou après-demain, si ça te convient. Sinon je profiterai juste des charmes de ton établissement ! ». Puis elle écouta Elena lui exposait l’idée qu’elle avait de son spectacle. Les lumières seraient assez discrètes, pour un résultat plus intime au début puis une lumière brute. C’était spectaculaire mais signifiait aussi perdre un instant la visibilité ; l’œil ne s’habituant pas instantanément à un changement d’éclairage.

« Hmm… Je vois… Essaie de ne pas aveugler tes clients, la beauté de tes filles suffira à les foudroyer ! » glissa Eris en plaisantant avant de se rendre à son atelier et laissait Elena faire son choix. Elle opta pour une broche en ivoire, là où Eris partait plus sur une améthyste, pensant que la couleur de l’os se fonderait dans le beige du chapeau mais elle avait sans doute raison. A trop vouloir relever le chapeau, elle le gâcherait. La chapelière reprit donc l’épingle et la passa dans le ruban, sur le côté gauche, observa le résultat. Il était satisfaisant : simple et élégant. Le but recherché était atteint.

Eris se tourna vers Elena et, avec un large sourire, elle lui dit, dans un élan sincère « Merci ! C’est parfait ! Tu mériterais que je t’embrasse tu sais ? Je crains que j’aurais fait une sévère faute de goût sans toi ! » avant d’ajouter, en baissant la tête pour la regarder d’une façon assez comique « Il y en a pas une pour rattraper l’autre pas vrai ? » et elle laissa un rire léger et bref quitter sa gorge et s’élevait dans l’air.

« Pendant que j’en serais à confectionner les chapeaux de ton spectacle, tu n’as besoin de rien toi ? Un nouveau chapeau, des herbes ou je ne sais quoi que je puisse faire pousser ? » quelques secondes passèrent puis Eris ajouta, sur le ton de la boutade « A moins que tu ne souhaites que je te fasse danser, ou fuir, nous pouvons retourner nous asseoir si tu veux. Pour une deuxième tasse de thé ou autre. ».
MessageSujet: Re: Une odeur fruitée de douceurs et d'amitié [pv Elena de PontMercy]   Lun 17 Déc - 10:08

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]



Elena avait répondu à la plaisanterie d'Eris par un simple petit rire. Simple oui, mais sincère, ce qui était assez rare avec d'autres. Mais avec la chapelière, la lady pouvait se permettre d'être moins dans la retenue, et de s'autoriser à exprimer ses ressenties, dans ce cas-là : l'amusement.

Une fois qu'elle lui avait donné son avis sur l'épingle à choisir, les yeux de la lady remontèrent sur Eris, avec une pointe d'amusement. Non, la chapelière n'aurait certainement pas fait une faute de gout, mais le rendu aurait été totalement différent. Aussi joli certainement, mais différent. C'était l'une des choses que les deux femmes faisaient entre elles : se demander leurs avis. Elles savaient aussi l'une que l'autre qu'elles se montreraient honnêtes et franches, sans y aller dans la dentelle mais tout en restant courtoises.

« C'est pour ça que nous nous complétons bien, ma chère Eris ! »


Elena lui fit un petit clin d’œil assez espiègle, chose qu'elle faisait encore une fois, très rarement. Mais d'une certaine manière, il était vrai que les deux femmes se complétaient assez, dans le sens ou de son côté, Elena parlait régulièrement de ses grandes décisions à Eris. Après tout, cette femme qu'elle considérait comme son amie avait été là depuis le début du Chabanais. Lorsque Elena avait quitté sa famille et son rang de noblesse, elle s'était retrouvé seule, et Eris était l'une des premières à lui tendre la main et à l'aider à faire naître le Chabanais. Alors d'une certaine façon, la chapelière était une sorte de mentor pour elle - bien sûr, elle ne lui avait jamais avoué, mais ne le cachait pas non plus.

« Maintenant que tu en parles... Serais-tu en mesure de me confectionner un drap très grand, prenant toute la largeur et la hauteur de ma scène ? C'est un travail un peu fastidieux, car je veux de la très bonne qualité et surtout de la transparence. Je voudrais que mes filles dansent derrière. On ne verrait que leurs ombres. Ce serait un spectacle d'ombre, sensuelle et de dé-feuillage, faisant un peu travailler l'imagination de mes clients. »

Un petit sourire en coin avait prit naissance sur le visage d'Elena, qui imaginait déjà le résultat. Oui, pour les idées de numéros, elle n'était pas la dernière pour en trouver. Son esprit fusait très souvent, et elle n'était jamais en manque d'inspiration.

« Et sinon, je ne voudrais pas abuser de ton hospitalisé. »

C'était une manière polie de décliner la seconde invitation pour prendre le thé. Elena avait beaucoup de choses à faire, et même si l'idée de passer un peu plus du temps ici, en compagnie d'Eris, l'enchanté, elle ne pouvait pas se le permettre, car lorsque l'on tient un établissement aussi réputé et surtout grand que le Chabanais, les distractions ne doivent pas durer trop longtemps.
MessageSujet: Re: Une odeur fruitée de douceurs et d'amitié [pv Elena de PontMercy]   Hier à 22:28

Elena, comme souvent aux yeux d’Eris, avait raison. Elles se complétaient, éviter à l’autre de faire un faux pas, toujours poliment, sans jamais vraiment dire ce qu’elle pensait réellement de l’autre, l’importance de leur relation mais il n’y avait là pas d’intérêt à le dire puisqu’elles s’appréciaient et se respectaient déjà. Silencieuse, elle écouta la demande. Elle devait toutefois décliner poliment, faute de temps. Sa boutique, la conception des chapeaux et sa vie ne lui permettait pas de faire un travail aussi grand.

« Une idée intéressante. Toutefois je ne pourrais pas confectionner un tel drap. Je n’aurais jamais le temps et il y a des gens nettement plus qualifiés que moi pour cela. ». Cette fois ce n’était pas de la simple modestie car si elle savait faire un ourlet, brodé, coudre en général, elle n’avait que trop peu pratiqué sur d’aussi grande pièce que celle désirée pour effectuer un travail de qualité. « Et de toute façon je suis chapelière. ». Elle avait ajouté cela avec un petit sourire, d’un ton humoristique afin de rappeler, si besoin était, de façon aimable, sans risquer de vexer, la nature de son travail à une Elena qui semblait un peu trop enjouée par sa nouvelle idée au point de formuler des demandes extravagantes. Et comme elle déclinait un second thé, Eris comprit qu’elle ne tarderait plus à rentrer, retrouver la paix du Centre et le Chabanais. Avec un peu de chance elle n’aurait aucun souci pour revenir dans son monde, il fallait l’espérer.

« Comme bon te semble. J’espère que nous n’aurons aucune difficulté à nous revoir mais ce n’est pas toujours aussi simple que cela… ». La Von Heiligen avait certes fait à bien des reprises des expéditions dans le Centre, en passant par les souterrains, ne se montrant jamais à visage découvert là-haut, sachant à quel point il serait mauvais pour elle, sa famille et son amie qu’elle soit vue au Chabanais, même de façon occasionnelle. Elle ne pouvait donc savoir quand aurait lieu sa prochaine visite ; cela dépendait toujours du moment, des patrouilles et de mille et un facteurs.

« Rentres-toi bien. Si tu t’en vas tout de suite du moins… »
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Une odeur fruitée de douceurs et d'amitié [pv Elena de PontMercy]   

 
Une odeur fruitée de douceurs et d'amitié [pv Elena de PontMercy]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Elections:INITE et L'odeur des dollars de Petrocaribe
» Une Isabella perdue & une odeur alléchante. [PV P'tit Tuc ^0^]
» L'odeur de l'herbe [Pv Maryweather H. ]
» L'amour n'a pas d'odeur
» Argenteuil voudrait chasser les SDF par l'odeur

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Draümbell City - Forum RPG - Steampunk :: Sältzbürg :: Zone d'habitation :: Soupçons d'esprits-
Sauter vers: