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 Le destin n'est que la conséquence des risques pris (Nickolas)

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MessageSujet: Le destin n'est que la conséquence des risques pris (Nickolas)   Sam 1 Déc - 11:55

Il est difficile de réfléchir à un marché dont on ne connaît ni le tenant ni l’aboutissement.

Lock n’avait pas attendu d’écouter ce que racontait l’inspecteur dans son petit talkie à ses hommes qu’il s’était déjà barré. Il s’était barré en promettant de réfléchir à sa proposition. Là dessus il avait été sincère...sauf qu’une fois sur d’eêtre en sécurité, qu’il s’était posé et avait cogité sur cette rencontre...il s’était rendu compte que il ne savait absolument pas sur quoi il était sensé réflechir. Il n’avait pas demandé de détail, pressé de filer. Diantre...s’il voulait avoir de la matière fallait qu’il aille au rendez vous qu’il avait fixé à l’inspecteur. Ce n’était pas réellement dans ses intentions. Mais pour le coup il ne savait pas ce qu’il refusait ou ce qu’il acceptait et ça...ça c’était, ça lui plaisait pas de ne pas savoir.

Ceci hormis cette petite épine dans le pied, il avait bien d’autre sujet sur lequel réfléchir. Comme savoir qui l’avait trahis. Il avait vaguement une idée de par ou commencer à chercher...ou pas. Le risque était de devenir parano, il allait devoir se méfier de tout le monde. Ça aussi ça ne lui plaisait. Décidément cet get apen dans lequel il était tombé était plus que facheux. Très facheux...il avait donc une épine dans chaque pied. Peut être serait il bon de se faire discret quelque temps. Cela ravirait bo papa Valentin de le revoir à la maison en bon fils. Pas sur qu’il ait envie de ça...rien que l’idée lui donnait envie de vomir, redevenir le parfait gentleman. Ha… !

Le jeune voleur soupira et observa la ville de la hauteur d’ou il se trouvait. A toute impasse il y a une solution. Il sorti son dé de sa poche et le fit rouler devant lui. Paire..ok….impaire...à voir. Le dé roula pour tomber sur le nombre 5. He bien….il semblerait que le destin ne lui conseille pas plus que ça d’aller s’asseoir à la table de l’inspecteur. Rien de surprenant remarque un voleur n’a rien à trafiquer avec un mec sensé l’arrêter. Il avait encore le temps avant l’heure du rendez vous. Il se leva et s’étira. Il y avait fort à faire. Les dés ayant scellé les choses. Au fond un jeu allait commencer avec ce gros chat.

Il laissa à la jolie serveuse un parchemin pour l’inspecteur. Ce dernier avait décidé de poursuivre la souris et pensait l’avoir attrapée mais c’est c’est lui qui attraperait le chat. Il avait besoin d’en savoir plus sur ce foutu type. Trouver des renseignements. Oh il le reverrait il n’en doutait pas...au moment ou ce dernier s’y attendrait le moins. Un rendez vous….ça pouvait toujours se reporter non ? Même de quelques heures.

Il passa son temps libre à préparer son plan temps et apprendre ce qu’il pouvait. Il restait sur ses gardes constamment. Le temps était trop court pour savoir qui l’avait trahi et ce que savait exactement l’inspecteur. Ça gênait considérablement sa liberté d’action. Et ça faisait chier grave. En terme de faire chier d’ailleurs...mh… Il avait pris la décision sans doute la moins bonne de sa vie mais il n’était pas à ça près. Ce mec l’avait fait chier et il voulait lui rendre la monnaie de sa pièce, quoi de mieux que de l’attendre chez lui ? Il allait rentrer désappointé de la taverne du dernier soupir, peut être même aurait il mal pris son petit mot doux qui comportait que trois mois « c’est le destin ». ça voulait pas dire grand-chose mais au moins il avait pris la peine de euh… pas juste le laisser poireauter. Un bout de papier ça voulait bien dire qu’il viendrait pas. En espérant que la serveuse lui donne pas dix ans après… il lui avait bien décrit. Et qu’elle se trompe pas de personne aussi. Ce qui est malheureux dans la vie c’est qu’on ne peut pas tout contrôler.

A l’instant présent la seule chose qu’il contrôlait c’était le liquide dans sa flasque dont il buvait une gorgée de temps à autre tout en regardant le temps passer. IL attendait l’inspecteur sagement chez lui, sur son fauteuil. Et s’il rentrait accompagné ? Mh...ou ne rentrait pas du tout. La nuit pouvait être longue… peut être n’était ce pas sa meilleure idée en effet. Mais bon il faut avouer que le lieu était plus intime qu’une taverne, moins de risque de les voir ensemble, d’entendre leur conversation. Bon ok...il jouissait intérieurement de l’entourloupe qu’il venait de lui faire mais très franchement...quoi...un autre lieu une autre heure ? C’était qu’une demi arnaque au final...ils allaient bien se revoir et sûrement plus tôt que ce que pensait l’inspecteur.
MessageSujet: Re: Le destin n'est que la conséquence des risques pris (Nickolas)   Lun 3 Déc - 8:42

Après la petite escapade de la journée qui l’avait fait courir dans les rues comme un putain de marathonien, Nickolas était retourné au commissariat pour boucler le rapport sur cette fameuse poursuite. Ou plutôt, refiler le bébé mort à un collègue : après tout, c’était pas son service déjà surchargé qui s’occupait des voleurs à la tire et surtout, ça le faisait divinement chier de rédiger cette paperasse à la con. D’ailleurs, la bataille pour se débarrasser de ce truc lui prit bien plus de temps qu’il ne l’aurait voulu et la caserne se vida bien vite au fur et à mesure que le temps défiler, le laissant seul dans son bureau – et putain le silence était franchement le bienvenue.

Il n’avait pas oublié le rendez-vous que lui avait filé le fameux Lock, et ses yeux ne cessaient de revenir régulièrement sur l’horloge posé dans un coin sur une étagère – qu’il avait à moitié éventré pour lui viré son pendule qui faisait un bruit de clébard mourant. Il ne se décida qu’au dernier moment à finalement prendre ses cliques et ses claques et se bouger le cul à y aller… Après s’être enfilé un bon verre de la bouteille de rhum qui traînait en permanence dissimulée dans son bureau.

Il aurait su qu’on lui posé un putain de lapin mort, il en aurait sans doute pris plusieurs. Malheureusement, il ne se rendit compte du coup fourré qu’en arrivant sur place, quand la tenancière – trop ronde te avec un gros furoncle sur la joue – lui tendis ledit parchemin. Destin, son cul. Il répartissant demander son reste, envoyant cordialement la tenancière du bar à aller se faire foutre quand elle lui demanda de la putain de thune pour le message et repartit de là où il était venu : le boulot. Il y avait deux choses capables de le calmer quand il se retrouvait dans un état d’énervement : une bonne saloperie de cuite bien sévère et le travail. Et ce soir, il comptait faire les deux.

La caserne était désertique. Tant mieux. La bouteille de son bureau n’allait pas tarder à faire long feu et il avait un putain de dossier sur un incendie avec toute une famille de cendres sur les bras. Un truc bien glauque – ils avaient même retrouvé le bébé à moitié calciné et le flic avait la certitude que toute cette merde venait d’un cousin éloigne… Il lui restait juste à relié les points, comme ces conneries de jeux pour enfants à la con.

Si plusieurs heures passèrent avant qu’il ne foute enfin un point final au problème avec les éléments qu’il avait – et qu’il ne finisse sa bouteille et celle de réserve, il faudrait penser à refaire le stock – il repartit enfin chez lui, ayant assez bu pour ne pas sentir le froid de l’heure avancée, mais pas encore assez pour ne pas retrouver son chemin. Ce putain d’incendie encore dans la tête, il laissait ses pieds le guider : ils étaient vachement plus intelligent qu’on ne le penser, jusqu’à se retrouver devant sa porte et enfin, chez lui.

Il habitait un petit appartement dans un coin légèrement excentré, trouvant le bruit du centre-ville tout à fait exaspérant et insupportable. Comme son propriétaire l’endroit était… à son image. Bordélique – mais un bordélique rangé dans lequel il se retrouvait bien – de la poussière sur les étagères et les vitres, des verres vides plein  l’évier, un vieux canapé miteux mais d’un confort absolu pour ses lendemain de cuite. La seule chose qu’on lui trouvait d’étonnant était peut-être le bureau dans une pièce adjacente où se trouvait un grand puzzle en cours de réalisation.

Il sut que quelque chose n’allait pas au moment où il franchit la porte. Appelez ça l’instant de flic, ou celui du mec à moitié bourré. Ou simplement une observation à la con, genre la paire de chaussure déplacée qu’il savait pertinemment qu’il n’avait pas foutu à cet endroit en partant. Impression qui fut confirmé quand il vit qui l’attendait sur son fauteuil.

Il se passe parfois des choses dans la tête des hommes qui dépasse la compréhension logique.
Nickolas aurait pourtant dû être sacrément en pétard – et il l’était au fond : un connard qui lui pose un lapin et s’introduit chez lui. Mais c’était cette colère froide, qui ne se voyait presque pas et lui ressemblait si peu, surtout avec un verre dans le nez. Et pourtant… Pourtant il y avait quelque chose qui le poussait à ne simplement pas hurler.

Sans même qu’il ait besoin d’y réfléchir, il se contenta de sortir son arme de son holster – de sa main gauche – et, sans attendre la réaction de Lock, viser sa tête et tirer. Une odeur de poudre emplit la pièce tandis que la balle frôlait le crâne du voleur pour aller se perdre dans la vitre qui éclata bruyamment en morceau. Avec soin, il réarma son arme.

« Maintenant que je peux dire que t’es entré par effraction, tu ferais mieux de bouger ton sale cul avant que j’arrive à viser ta putain de tête correctement. »

Bien sûr, il avait fait exprès de le louper, mais après tout, il pouvait toujours faire planer le doute…
MessageSujet: Re: Le destin n'est que la conséquence des risques pris (Nickolas)   Dim 9 Déc - 11:34

Locke entendit la porte d’entrée et pensa « enfin » sans bouger d’un iota du fauteuil dans lequel il était. Il avait fini par se perdre dans ses pensées mais son attente était enfin récompensée. Enfin..enfin…. Ça restait à voir. Pas sur que le propriétaire des lieux se montre très jouasse en le voyant. C’était même certain qu’il allait pas partir d’un rire en apercevant qui avait le cul posé sur son fauteuil, de même qu’il n’allait pas lui proposer un petit verre en bon ami. Mais quand même….ça aurait été une réaction cool. Si la situation avait été inversé… sans se montrer très cordial il aurait proposé un verre et attendu de voir ce que l’inconnu lui sortirait comme connerie mais chaque homme était différent. C’est ce qui faisait que chacun était unique. Ceci dit même si il ne s’attendait pas à un salut cordial, il n’imaginait pas une seconde se faire shooter la cervelle.

Le voleur resta figé sur le fauteuil comme paralysé pensant sa dernière heure venue. Il n’eut pas vraiment l’occasion de penser autre chose que damned it. Il ne vit pas sa vie défiler ni ce genre de connerie. Il ne vit pas grand-chose tout simplement parce que tout se passa très vite. Il sentit la balle froler sa mèche de cheveux. Ça sentait un peu le brulé non ? Et faut avouer que son coeur a vait loupé plus qu’un battement. Les yeux grand écarquillé il observa Nikolas lui dire de dégager. Il était peut être courageux mais il en restait pas moins un homme...et entendre une balle siffler si près de l’oreille quand on s’y attend pas….c’est dur de rester impassible et moqueur. Il prit quelques secondes voir quelques minutes pour se reprendre. Le temps que son coeur reprenne un rythme normal qu’il retrouve sa respiration. Il déglutit et se leva lentement.

« C’est dommage pour la vitre. »

Quand même c’était con… non ? Il allait devoir payer quelqu’un pour la remplacer. Et puis franchement ce n’était pas lui faire honneur. Jamais il rentrait chez les gens de manière aussi barbare. Y avait que les primitifs pour casser une vitre. Il valait beaucoup mieux que ça. Oui il avait une haute opinion de lui même. Il se dirigea vers la vitre et observa la rue. Et puis...tout ça n’était pas très discret et n’encourageait pas à rester. Il avait du réveiller quelques voisins. Il y avait d’ailleurs une lumière qui s’était allumée en face. Hm…

« J’en conclus que vous êtes allé à la taverne...je dois dire une chose vous forcez mon respect. »

Parce que bon...c’était quand même le lieu le moins fréquentable au possible pour un milicien. Locke se dirigea vers la porte puisqu’on le chassait poliment. Cet inspecteur était fou...mais courageux. Il était beaucoup de chose. En deux rencontres…. Oui il devait dire que cet homme était impressionnant. Dommage que ça finisse ainsi mais peut être était ce le destin et puis….il ne savait toujours pas quel marché il avait à lui proposer. Oui c’est vrai ça….. il posa sa main sur la poignée et retourna son visage vers lui.

« C’est aussi dommage de ne pas mettre de côté votre colère pour me dire votre marché. »

Y aurait t’il de meilleure occasion ? Surement qu’à présent il ne penserait qu’à attraper Locke le foutre derrière les barreaux ou le tuer. Quoi que…. Vu qu’il pouvait dire « qu’il était désormais entré par effraction » et qu’il tenait un flingue….il pouvait dès à présent l’arrêter ou le tuer...alors pourquoi ne pas le faire ? Par goût de poursuivre quelqu’un ? Ce n’était pas très logique. Le jeune voleur fronça les sourcils. Peut être devait il rester et affronter la colère du diable ? D’un autre coté un cohorte de milicien allait peut être débarquer suite au coup de feu…. Roh et puis qu’est ce qu’il en avait à foutre ce n’était pas lui qui avait un truc à proposer à cet inspecteur autant qu’il se casse et fasse en sorte de ne plus jamais recroiser son chemin. Mais...non y a pas de mais ! Il devait filer, il n’avait que trop trainer. Y a rien de pire que la petite bulle de doute qui atteint le cerveau la haut et fait hésiter.
MessageSujet: Re: Le destin n'est que la conséquence des risques pris (Nickolas)   Lun 10 Déc - 16:24

C’était satisfaisant. Putain de satisfaisant, même.
Pendant une petite minute, tout resta immobile dans la petite pièce sombre de l’appartement du serken alors que le voleur dans son fauteuil affichait clairement un air choqué – presque effrayé. Et bordel rien que cette vision lui remit un peu du baume au cœur. Au moins, ce crétin y repenserait à deux fois avant de revenir foutre ses sales godasses chez lui par effraction. Nickolas l’observa malgré tout se lever et observer à travers la vitre sans le quitter des yeux, l’arme fumante toujours en main. C’est pas parce qu’il était – presque – de bonne humeur maintenant qu’il allait manquer l’occasion de lui foutre une balle dans le cul si l’envie lui en prenait. Mais l’importun sembla simplement se diriger vers la porte.

« J’y suis allé et j’ai eu ton putain de message. Et je prends ça pour un non. »

Le représentant des lois baissa son bras qui tenait l’arme et, sans la lâcher, se dirigea vers un placard ou il ouvrit simplement une bouteille en l’écoutant parler, écoutant aussi les bruits de pas dans la saloperie d’appartement du dessus – l’isolation, c’était pour les tafiolles dans son quartier. Il savait pertinemment ce qui allait se passer dans les prochaines minutes. Que lock s’amuse à ouvrir la porte te il allait se retrouver comme un con, c’était une certitude. Presque aussi amusante que manquer de lui faire un trou dans ce qui lui servait de cerveau.

« J’t’ai déjà dit ce que je voulais et je suis pas assez con pour proposer le même marché deux fois. Si t’as pas les couilles pour accepter, j’ai une liste longue comme le bras pour te remplacer. »

Il s’enfila un verre de whisky – de mauvaise qualité qui manqua de lui brûler la gorge. Sous ses airs faussement détaché, il prenait tout de même garde à garder un œil vif sur son fameux invité. Il savait qu’il ne s’abaissera pas à quémander quoi que ce soit à cet homme – entre sa fierté et le fait qu’il ne mentait qu’à moitié, le voleur pouvait bien se faire la malle, il trouverait un autre moyen de parvenir à ses fins. Pourtant, il essayait malgré tout de titiller sa fierté pour voir s’il arriverait à en tirer quelque chose qui lui vaudrait toutes ces emmerdes. Entre ça et l’adrénaline, a faisait en général un bon mélange pour réussir à délier les langues.
Trois gros coups brusques à la porte retentirent soudainement et Nickolas grogna en entendant la voix nasillarde et hautement insupportable de sa charmante grognasse de voisine du dessus dont il avait entendu les pas d’éléphant dans les escaliers.

« Monsieur Meyners, nous avons entendu des coups de feu ! Est-ce que… »

« Je fais mon putain de job, Gretel, retourne te faire foutre dans ta satanée piaule ! » Beugla Klaas en retour de sa voix grave qui devait sans doute se faire entendre dans tout le pâté de maison. Amis de la discrétion, vous pouvez également allez-vous faire foutre.

Après bien sûr si Lock avait envie de sortir croiser la charmante éléphante qui devait sans doute se tenir à la porte dans un tenu absolument pas descente, c’était son choix. Est-ce que le policier avait calculé l’arrivée de la conasse de voisine ? Peut-être bien. Ça pouvait aussi être une simple putain de coïncidence, non ?
MessageSujet: Re: Le destin n'est que la conséquence des risques pris (Nickolas)   Dim 13 Jan - 10:32

Blablabla blaaaaa. Lock se retint de lever les yeux au ciel en écoutant l’inspecteur déblatérer d’une oreille, de l’autre il écoutait les bruits au dessus. Le charme des immeubles. La joie d’avoir un voisinage tellement proche que dès fois on a l’impression qu’ils vivent dans la même pièce que nous. Génial non ? Quand il avait réussi à choper l’info d’ou habitait ce charmant bonhomme il avait également pris quelques renseignements sur le voisinage. Rien de bien intéressant, pas vraiment l’endroit ou il viendrait effectuer un jour un cambriolage mais bon. Il était pas vraiment là pour ça n’est ce pas ? Franchement il avait envie de répondre à son interlocteur « et mon cul c’est des paillettes ? ». D’abord son marché il en avait jamais dévoilé les tenants et les aboutissements, et de deux s’il avait une liste longue comme son bras il s’était quand même bien troué le cul pour venir le chercher. Lui fournir un faux renseignement, le guetter et le choper, et pour fournir jouer le monsieur super super énervé parce qu’il a eu son putain de message qu’il prenait pour un non blablabla.

Lock n’ouvrit pas la poignée de la porte, il entendait le charmant éléphant se rameuter. Une femme...oui femme...pas très raffiné ce pas. Il attendit sans bouger que tout ce petit cirque passe tout en fixant l’inspecteur et son verre. Il avait pas assez bu à la taverne ? Franchement c’était un risque à ne pas très bien viser si l’envie lui reprenait de s’amuser à lui tirer à côté de l’oreille. Après quelques minutes, mais oui il pouvait tenir la pause pendant un moment en silence sans en éprouver le moindre ennui ni le moindre inconfort. La patience est la première des vertus d’un voleur.

« Ne me faites pas rire inspecteur. »

Par pitié ça suffit les blagues. Il finit par lacher la poignée de la porte et s’appuyer contre. Non il n’allait pas sortir. Voyons il n’avait pas fait tout ce chemin et tout ce remue ménage pour rien.  Il aime les histoires qui ont une fin….et il ne peut pas y avoir de fin quand tous les éléments de l’intrigue n’ont pas été révélé. Vous me suivez ? Non peu importe. Il se comprenait. Son jet de dé lui avait dit de pas aller à la taverne fort bien...il n’y était pas allé mais il avait pris le parti de venir poser son cul ici à la place. Quand à accepter ou refuser le marché il n’en savait rien. Il avait promis d’y réfléchir pour le reste…

« C’est moi que vous êtes venu chercher et pas un autre guignol. Maintenant soit vous jouez franc jeu et je partage avec vous un verre et plus si vous en avez envie soit vous allez effectivement chercher un autre gugus. »

Y avait qu’un mot. Il voulait qu’il se casse ? ok...et qu’il aille se faire voir ou bien il voulait qu’il reste ? A lui de voir einh. Pour l’instant il était encore là et pas encore parti. Et c’était un miracle qu’il se soit pas cassé après que ce dernier ait tenté de lui faire peur en tirant à côté de sa précieuse oreille. Franchement ces pétarades allaient finir par le rendre sourd. L’homme n’aurait jamais du inventer une telle arme. Il préférait largement le couteau, petit léger maniable, silencieux….mieux beaucoup mieux.

« Notre ami commun vous a sans doute pas tout dit de ma personne.... »

Sans doute que ce n’était pas réellement un ami d’ailleurs. C’est le problème quand on a envie de devenir célèbre et qu’on commence à avoir une réputation. Beaucoup de gens auraient puy parler à cet inspecteur de celui qu’on surnomme les mains vives. Un voleur adroit qui réussit la plupart des ses coups (non on ne parlera pas des échecs). L’apat du gain….c’est vrai il commençait à avoir un beau butin. Pour le reste…. Connaitre de nom un voleur adroit ne signifiait pas savoir qui était réellement le voleur. L’orgueil ...bah ça faisait parti des défauts humains tout le monde en avait plus ou moins ? Il détestait ne pas avoir le contrôle et il avait détesté s’être fait coincé comme un canard, alors franchement c’était que justice d’avoir un peu rendu la pareille au monsieur en le plantant au rendez vous. Il l’avait rendu furieux, allez un point dans chaque camp ils étaient presque quitte non ? Peu importe...il décidait quoi alors le monsieur ? Le laisser repartir dans la nature///ou bien le garder un peu au chaud chez lui ?
MessageSujet: Re: Le destin n'est que la conséquence des risques pris (Nickolas)   Lun 4 Fév - 16:30

Le mammouth derrière la porte n’arrêta évidemment pas de donner ses putains de coups contre le pauvre battant en bois, laissant tomber un peu plus de poussière et de sciure à chaque impact. Et contrairement au zouave qui s’était rapproché de la porte tout en lui servant son espèce de vieux baratin, Klaas connaissait trop bien la mégère qu’était cette vieille rombière de concierge. Il reposa le verre vide d’un geste un peu sec sur un des seuls endroits vide du petit plan de travail, un mince sourire en coin sur les lèvres alors qu’il se déplaçait de manière à se retrouver directement face à la porte, se mettant entre son charmant invité et le reste de son salon. A nouveau, il toisa le jeune voleur – et la porte derrière lui.

« Je cherche un homme de talent. Et pour l’instant, je n’ai vu qu’un gamin capricieux qui s’amuse à faire le fier. » Le lieutenant haussa les épaules, indifférent et insouciant. Y’avait-il réellement ce qu’il recherchait derrière la couche de crasse et l’attitude pédante ?  « Tu veux savoir quoi ? » Il s’adossa au mur, la main toujours non loin de son arme, attendant visiblement quelque chose. « Et t’ferais mieux de bien choisir, j’ai pas que ça à foutre. »

Ok, il allait jouer le jeu… En partie. Au moins voir ce que voulait le petit mec en priorité. Ça lui donnerait surtout un aperçu de son état d’esprit… Les premières questions étaient toujours les plus intéressantes quand on laissait l’initiative.
Il n’eut pas le temps d’ajouter quoi que ce soit qu’un nouveau tambourinement à la porte leur coupa le sifflet, la voix si hautement fluette et aussi fine qu’un éléphant bourré retentissant à nouveau dans le petit appartement – et sans doute dans plus de la moitié de ce putain de bâtiment.

« Meyners, je vous entends ! Ouvrez cette porte ou je… »

« Ta gueule, la vieille ! »

La réponse courte mais efficace sembla quelque peu calmer le pachyderme de l’autre côté de la porte… l’espace de quelques secondes flottantes dans un silence étrange. Et puis, un boum plus grand que les autres, suivit d’un léger craquement du côté du mur. La porte s’ouvrit en grand. Vite. Un peu trop visiblement, vu qu’elle atterrit en plein dans la figure du petit voleur avec un bruit sourd. Nickolas se serait peut-être senti désolé pour lui… si son cul avait un jour réussi à montrer de l’altruisme pour quelqu’un.
La fameuse Gretel fit deux pas dans l’appartement. L’image était pareille à ce qu’on pouvait imaginer en l’entendant s’égosiller : elle avait cependant prit la peine, malgré l’heure tardive, de revêtir une vieille robe de chambre délavée trop court lui arrivant aux genoux, laissant entrapercevoir ses mollets grassouillet peu entretenus. Son regard vitreux perdu entre ses sourcils broussailleux et ses pommettes parcoururent rapidement la pièce du regard, se fixant ne premier lieu sur la fenêtre cassées qui lui tira une grimace porcine écœurante, puis sur le pauvre type qu’elle avait complètement ramassé avec la porte avant de revenir sur le policier.

« Meyners, j’exige des explications ! Qui êtes-vous, vous ? » Aboya-t-elle en pointant un doigt boudiné accusateur sur Lock. « C’est vous qui avez cassé la vitre ? »

« Gretel, si tu ne veux pas te retrouver à l’ombre encore une fois pour violation de domicile, retourne dans ta putain de baraque et fous moi la paix. »

« Vous avez cassé la vitre ? Je vais appeler la police ! »

Le policier soupira, levant presque les yeux au ciel devant toute cette stupidité qui était malheureusement loin d’être inhabituelle. Ses yeux tombant finirent néanmoins par se fixer à nouveau sur le voleur. C’était peut-être une bonne occasion finalement, ça aussi.

« Je suis la putain de police Gret’. Et je suis sûr que mon invité peut s’expliquer de lui-même… A moins qu’il ne soit sur le point de partir ? »
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