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 Les mots rapprochent ou éloignent, mais toujours ils volent sur le papier.

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MessageSujet: Les mots rapprochent ou éloignent, mais toujours ils volent sur le papier.   Dim 11 Nov - 10:56

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Ce n'était qu'une gamine.
Oui, voilà, c'est ce que Morgan ne cessait de se répéter tandis qu'il attendait là, au cœur du marché noir, en regardant passer les estropiés, les voleurs et autres joyeux drilles.

A nouveau il essaya de replacer son masque, glissant l'index sous l'ouverture pour essuyer un peu la sueur. Il avait chaud, ça grattait, mais il ne pouvait se permettre de montrer son visage, pas lorsqu'il représentait la rébellion. Tenir un journal pirate c'était dangereux mais quand, en plus, on le rédigeait pour aider les Miniers à prendre conscience de leur situation... autant dire que dévoiler son identité représentait un authentique suicide. La Milice leur collait déjà au cul à Edouard et lui, si en plus ils obtenaient leurs véritables noms, autant se jeter d'eux-même dans la fosse commune.

Le professeur... c'était sous ce nom qu'il devait rencontrer une autre rédactrice de journal pirate, une petite demoiselle à la jolie plume et qui semblait en connaître long sur les petites histoires louches de la cité. Lui non plus ne savait pas grand chose d'elle : ni son identité, ni son physique, juste son âge, qui circulait dans le milieu.
Mais elle avait peut-être des informations qu'il pourrait exploiter : sur la noblesse, sur les Ministres, sur les Marchands... tous ces éléments qui lui permettraient de faire progresser la cause, de développer sa propagande pour, enfin, ouvrir les yeux de ses frères et sœurs !

Il leva les yeux vers l'entrée, fixant avec espoir, attendant comme un petit enfant, avec impatience. Il s'était habillé sobrement, toujours propre. Son masque était simple : un masque lisse, couleur blanche – couleur de l'espoir – avec de petites lunettes rondes dessinées autour des yeux : le symbole du savoir d'après lui, le verre qui permet de rendre la vue moins floue et d'ouvrir le regard des myopes. Tout un symbole.

Attente.

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MessageSujet: Re: Les mots rapprochent ou éloignent, mais toujours ils volent sur le papier.   Ven 16 Nov - 10:35

Je sortais de mon petit chez moi en trombe, habillée de noir comme de coutume et cette fois, parée d’une cape sombre pourvu d’une capuche assez grande. Je devais rencontrer un informateur, “Le professeur”, son nom de plume apparemment, un journaliste non officiel comme moi. Il pouvait avoir des pistes à me donner et cela était réciproque, je disposais peut être d’informations qui pourraient lui être utile. Je marchais donc d’un bon pas en direction du marché noir, faisant soigneusement attention à ne pas être suivis ou épié, tel que me l’avait appris Oswald.

J’arrivais en vue de la plaque tournante de la contrebande, que je connaissais et qui changeait de localisation assez fréquemment. J’y pénétrai, cherchant des yeux mon contact, je ne savais pas à quoi il ressemblait mais je pensais que je n’aurais certainement pas de mal à le trouver, même au milieu du bazar. Mon regard fouilla nerveusement les passants, voleurs et autres personnes qui vaquaient à leurs occupations et qui, du moins en apparence, ne faisait guère attention à moi. Il faut dire qu’avec mes vêtements sombre et ma capuche pour dissimuler ma chevelure flamboyante, j’avais une allure assez commune dans ce monde.

Je distinguais, non loin de l’entrée, une grande silhouette dont le visage était dissimulé par un masque blanc. Je ne savais point s’il s’agissait de la personne que je venais rencontrer mais cela piqua au vif ma curiosité habituelle et je me rapprochais doucement pour détailler un peu plus le personnage.

Il était plutôt grand et semblait en bonne condition physique, vêtu de vêtements poussiéreux mais à l’air neufs. Je n’avais pas la certitude que c’était mon homme mais néanmoins quelque chose me disait que je ne me trompais point et je fis un signe discret à son attention, comme si je tapais sur une machine à écrire, espérant qu’il voit et comprenne ma référence et également que mon intuition ne me trompe pas. Cela arrivait rarement mais il suffisait d’une fois... J’attendais donc, guettant la moindre réaction de sa part.
MessageSujet: Re: Les mots rapprochent ou éloignent, mais toujours ils volent sur le papier.   Dim 25 Nov - 22:16

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Il avait failli ne pas faire attention à cette silhouette, en partie parce que des gus en capuchons, ça courait les rues par ici. On voulait être discrets voyez-vous, tous, et ce qui paraissait étrange dans le quotidien devenait une habitude ici, dans les bas-fonds.
Mais elle avait fait ce geste... ce petit geste qu'il avait reconnu, qu'il avait compris. Oh il n'avait pas l'éducation qu'il aurait aimé avoir mais il était vif d'esprit – quand il n'avait pas 4 grammes dans le sang et un début de coma éthylique. Le signe était assez explicite pour qu'il l'invite à s'asseoir.

Un peu cavalier, un peu brute, il poussa vers elle un verre qu'il venait de commander, une invitation peu galante à se mettre à l'aise pour discuter.
« J'espérais un peu voir à quoi vous ressembliez... »
Ce qui était culotté vu que lui avait la bobine bien cachée derrière son gros masque.

Il tourna la tête vers l'entrée, puis vers le bar, et enfin vers la porte du fond qui menait à la table de jeux, pour les amateurs de cartes et de petite monnaie. Morgan était stressé, sur les nerfs... la milice n'était pas sa seule ennemie et la rébellion n'avait pas non plus que des alliés du côté des contrebandiers : c'était ça de ne pas payer ses dettes.

« Je ne pensais pas que vous accepteriez cette rencontre en réalité... je ne savais même pas si mon message arriverait jusqu'à vous, chère collègue... »
Et il espérait que c'était bien elle, sinon il n'avait pas l'air con tiens... C'est qu'il avait un peu le don de se mettre dans la merde le fameux Professeur. Ah pour échauffer les esprits des petits Miniers sans éducation il était bon, mais pour le reste... on ne compensait pas si facilement des années de travail dans les Profondeurs et une génétique peu valorisante. Heureusement il lui restait le physique, mais elle ne pouvait même pas le voir !

« Je... si je voulais vous voir c'était pour échanger avec vous. Je sais que vous connaissez pas mal de choses sur la noblesse, et ça m'intéresse. Je suppose que, moi, j'aurais aussi des choses à vous dire pour vos futurs papiers alors... ne perdons pas de temps... qu'avez-vous à me donner, et que voulez-vous ? »
Il était assez fier de lui : de un parce qu'il arrivait à atténuer son accent des mines, de deux parce que sa syntaxe lui paraissait plus que correcte, et qu'il utilisait un vocabulaire qui – il le supposait du moins – était assez travaillé pour être celui d'un authentique journaliste !

C'était beau de rêver...

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Dernière édition par Morgan Walsh le Lun 26 Nov - 19:22, édité 1 fois
MessageSujet: Re: Les mots rapprochent ou éloignent, mais toujours ils volent sur le papier.   Lun 26 Nov - 19:12

Ainsi il avait bien compris mon geste et a priori c'était bien mon homme. Il m'invita à prendre place à une table et pris l'initiative de commander ; soit. Je m'installai donc face à cet homme masqué, reculant un peu mon capuchon pour être plus à l'aise, sans toutefois dévoiler ma chevelure, trop reconnaissable à mon gout dans cet endroit, je me contentai donc d'un sourire énigmatique et légèrement amusé, pour toute réponse à sa phrase.

Le minier semblait nerveux, il regardait partout autour de lui... Cela dit, je n'étais pas extrêmement détendue non plus... Dans nos métiers, le danger pouvait être partout et il fallait rester en alerte, sur ces gardes à tout instant pour détecter le moindre danger. Je répondis directement et d'une voix posée :

—Le message m'est bien parvenu. J'ai hésité, il vrai... Néanmoins, comme il est parfois peu facile d'obtenir des informations, j'essaie de creuser les pistes dont je dispose... Et autant, entre collègue, partager les éléments dont nous disposons, non,terminai-je d'une façon plus rhétorique que véritable question.

Je fis une courte pause, le temps d'avaler une gorgée de mon verre et de jeter, moi aussi un œil alentours, restant attentive au monde qui nous entourait... avant de reconcentrer mon attention sur mon interlocuteur. Il allait droit au but, soit, cela m'allait très bien. Il était à priori en quête d'informations sur la noblesse, j'espérais pouvoir lui fournir ce qu'il attendait et, de mon côté, pouvoir obtenir quelques informations sur les meurtres perpétrés en ville...

—Je suppose que nous pouvons nous entendre, je suis en mesure d'avoir accès à des éléments concernant la noblesse, commençais-je. Pour ma part, je recherche des pistes liées aux meurtres... Vous voyez de quoi je veux parler, demandai-je calmement, avec un regard entendu. Je suis d'ailleurs en possession d'une information à ce sujet qui sera peut-être dans vos intérêts également, terminais-je sur le ton du secret.

J'en avais assez dit pour le moment, il fallait que j'attende de voir qu'elle serait la réaction de l'homme en face de moi, si tant est que je puisse la déceler au travers de son masque. Et aussi que je vois si le marché lui convenait et comment il aborderait le fait que je venais explicitement de parler des meurtres. Je savais que cette “confidence” pouvait m'attirer des ennuis, mais après tout, on ne faisait pas d'omelette sans casser des œufs… De plus, trouver des indices et nouer les relations étaient essentielles dans ce métier, aussi je m'étais jeté à l'eau. Il me restait maintenant à voir si cet investissement serait ou non payant.
MessageSujet: Re: Les mots rapprochent ou éloignent, mais toujours ils volent sur le papier.   Lun 26 Nov - 19:38

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Bien... le « petit jeu » commençait, et il n'était pas franchement doué pour ça...
Que dire ? Que taire ? Que pouvait-il dévoiler et que devait-il retenir ? C'était difficile de faire un tri, Edouard était plus doué que lui avec les choses de ce type : il savait toujours quoi faire même si, souvent, les émotions prenaient trop le devant et lui faisaient faire des choses idiotes.

Sur ces fameux meurtres il ne connaissait pas grand chose en réalité, parce que les corps n'étaient retrouvés qu'en ville, la plupart du temps.
« Les meurtres hein ? C'est ça qui vous amène à ma rencontre... à ma connaissance les corps ont été retrouvés par chez vous, pas dans les Mines »
C'était tout du moins ce que prétendait le journal pirate qui avait fait fuiter l'affaire : 5 morts, aucune identité, tous découverts dans des lieux sordides du Centre-ville.
« Je crains fort que nous ayons à peu près les mêmes renseignements sur le sujet... »
Ou presque car, oui, il savait quelque chose en plus. Oh rien de bien sûr, tout venait de ses propres hypothèses et il n'avait pas de preuves, mais il savait qu'il tenait quelque chose...

« Cela dit j'ai bien un truc qui pourrait vous aider à avancer. En échange je veux en apprendre plus sur un type : Lüwen de Clèves, le ministre de l'intérieur. »
Il était tombé sur ce nom parfaitement par hasard en regardant... disons quelque chose, dans le registre des gardes. Il était peu intéressé par la politique – paradoxale pour un révolutionnaire – mais s'il y avait bien une chose qu'il connaissait par cœur, c'était le nom des principaux ennemis de la cause.
Et l'un de ceux-là était passé par chez eux avant de devenir ministre...
« Je sais qu'il a été garde dans les Mines mais je veux plus que ça... tout ce que vous avez et en échange... »
Il hésita, c'était à moitié un coup de poker...

« Je pense pouvoir vous donner la liste de certaines victimes du « Découpeur » ».
Charmant nom... très approprié pour un tueur en série.

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MessageSujet: Re: Les mots rapprochent ou éloignent, mais toujours ils volent sur le papier.   Mar 27 Nov - 11:53

Le minier réagit directement sur ma mention des crimes qui avaient été commis en ville. Il refit mention du fait que les corps avaient été retrouvés en ville et donc dans “mon coin”, c’était vrai, néanmoins je connaissais l’identité d’au moins deux des victimes et c’était cela qui m’avait amené, l’une d’entre elle venait des mines... J’attendis un peu tout de même avant de lâcher cet élément et continuai d’écouter ce que le “Professeur” avait de plus à me dire.

Comme moi, il apparaissait qu'il avait des difficultés à se procurer des informations sur le sujet... Ce n’était guère étonnant et, après tout, il s’agissait de notre première rencontre et peut-être avait-il quelques pistes tout de même... Je continuai de prêter oreille à ses paroles. Ainsi, il souhaitait en apprendre plus sur le ministre de l’intérieur et il semblait bien être en possession de quelque chose pour moi. Je réfléchis l’espace d'un instant, je n’avais pas énormément d’éléments en ma possession concernant le ministre, mais en activant certains contacts, je pourrais sûrement récolter les informations qu'il me demandait. Je pris une inspiration et lui fit une courte réponse, d'une voix posée, mais néanmoins intéressée :

—Et bien, à ce moment précis je n’ai pas énormément d’informations sur Lüwen de Clèves, cependant je peux aisément faire le tour de mes contacts pour glaner nombre d’éléments
, commençai-je, et nous pourrons convenir d’un autre rendez-vous ou bien d’un quelconque moyen pour que je vous transmette ceci. Il se trouve que je suis, moi aussi, en possession de l’identité de deux des victimes du “Découpeur”, il est vrai que ce nom lui va comme un gant... Croiser ces informations pourrait être un bon début...

Je terminais ma phrase doucement, la laissant presque en suspens, espérant que mon manque d’informations actuel sur le ministre de l’intérieur ne soit pas un frein à notre échange et qu'il me laisse aller trouver qui de droit pour en savoir plus et convenir d'une prochaine rencontre ou autre pour que je lui fournisse les éléments que j’aurais pu dénicher. Je ne savais comment lui montrer qu’il pouvait avoir une certaine confiance en moi et d'un autre côté, il fallait aussi que je me montre prudente... Je ne le connaissais point et revoir certaines personnes plusieurs fois pouvait parfois se révéler un danger, mais n’était-ce pas le jeu après tout ?

J’attendais donc sa réponse, le visage un peu crispé, caché dans l’ombre de ma capuche et les doigts serrés autour de mon verre. D’autres interrogations, sur un tout autre sujet venait titiller mes pensées, il n’était point l’heure et je les repoussais donc rapidement ; pour le moment je devais me concentrer sur les meurtres et la demande du “Professeur”. Je relevais donc légèrement la tête, guettant sa réponse.
MessageSujet: Re: Les mots rapprochent ou éloignent, mais toujours ils volent sur le papier.   Lun 3 Déc - 13:20

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Il s'y attendait un peu, en lançant la demande, au fait qu'il allait devoir attendre pour en apprendre plus. Le ministre était un homme public, que l'on connaissait surtout par le biais des journaux officiels, mettant en avant ce qui les arrangeait. Pour savoir plus de choses, pour aller chercher ce que personne ne savait, il fallait du temps, et des contacts. Morgan comprenait parfaitement et – un peu trop vite peut-être – il accepta le marché :

« Je comprends, lâcha-t-il simplement,[color:aeaa= #7F8FA6] et ça me va. Mais faudra varier les lieux de rencontre, sinon ça va pas le faire et on va attirer l'attention »
Ce qu'il valait mieux éviter de faire. La milice menait la vie dure aux journaux pirates et surtout à ceux qui les écrivaient... on n'était jamais à l'abri sans une once de paranoïa.

« Vous me contacterez, quand vous aurez ce qu'il faut. C'pas dur, faut passer le message à un contrebandier : Axel Rease. Il saura où me trouver pour indiquer les trucs... »

Il se tut, montrant quelques signes de nervosité et continuant à fixer la salle, angoissé.
« En attendant on peut déjà faire commerce de ce qu'on a... voilà ce que je peux vous dire : dans les mines on a pas mal de gars qui disparaissent, et on sait pas pourquoi. J'ai... un des mieux qui a foutu le camp, on sait pas où, on sait juste qu'il est plus jamais venu bosser. Je suis allé fureter dans le registre des gardes pour voir et vous savez quoi ? Ils l'ont déclaré mort, un accident dans les mines, sauf que moi je sais que c'est pas vrai. En regardant avec d'autres gens je me suis rendu compte que c'était pareil, dans la rubrique nécro y'a deux trucs : les vraies morts, et les fausses. Vous z'avez pas idée du nombre que j'ai trouvé : 13... 13 personnes portées disparues et déclarées mortes avec des raisons fumeuses. J'ai vérifié, y'a rien de crédible. Je sais pas où ils sont, mais c'est pas net du tout... »

Même si l'autre journaliste ne lui donnait rien d'intéressant au passage, elle pourrait toujours faire éclater la vérité, remonter la rumeur pour – au moins – intéresser les autorités. C'était peut-être lui qui se montrait parano mais qui sait ?

« Je sais pas si c'est lié au Découpeur, parce qu'il y a 5 morts de ce que j'ai entendu, mais un Minier ça disparaît pas comme ça. On connaît tous les morts chez nous... Tous. »
Et certains n'en faisaient clairement pas partie...

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MessageSujet: Re: Les mots rapprochent ou éloignent, mais toujours ils volent sur le papier.   Sam 15 Déc - 16:51

Le mineur semblait comprendre que j’allais avoir besoin de temps pour pouvoir collecter des informations sur le ministre ; c’était déjà cela. Je me mettrais au travail sans tarder, une fois notre entretien terminé.

— Oui évidemment, il faudra que l’on ne se voit pas dans les mêmes lieux, il en va de notre sécurité, je suis parfaitement d’accord sur ce point, insistais-je en acquiesçant.

Cela était évident, avec la milice aux trousses des rebelles et des journaux pirates, chaque rencontre, chaque enquête pouvait mal tourner et il fallait prendre grand soin de ne pas être suivi et de ne pas avoir de problèmes. Ce n’était pas une si simple affaire mine de rien…

— Je prends note pour le contrebandier, je vous contacterai donc par ce moyen, une fois que je disposerai des informations que vous m’avez demandé.


Mon interlocuteur, nerveux, observait la salle avec des yeux inquiets. Je n’étais pas guère plus rassuré et jeté, autour de moi, des regards furtifs pour m’assurer qu’aucuns dangers ne se trouvaient à proximité. Et de toute façon, à chaque entrevue de ce genre, je sortais peu d’affaires de manière à pouvoir partir précipitamment si la situation l’exigeait.

Le mineur en vint au sujet des disparitions et des meurtres, je prêtai une attention toute particulière à ces paroles, essayant de mémoriser les moindres détails de ce qu’il allait me dire.
Ainsi, des mineurs avaient disparus, sans laisser de traces et d’après les gardes, c’était dû à des accidents, mais a priori tout cela était faux… Voilà qui était étrange, les autorités cherchaient-elles à cacher ces disparitions ou ces décès ? J’étais à peu près certaine que mon interlocuteur disait la vérité. 13 personnes, cela commençait à faire beaucoup.

—13 personnes ? dis-je à demi-mots, le visage tendu. Je ne savais pas que c’était autant… Je ne sais pas si toutes les victimes sont liées au Découpeur, mais il y a effectivement quelque chose là-dessous. Il va falloir creuser, marmonnais-je autant pour moi que pour le mineur.

Je réfléchis quelques secondes, me demandant si je partageais ou non le nom des victimes que je connaissais avec « Le Professeur » après tout j’étais là pour ça et si je voulais y voir plus clair, autant jouer cartes sur table.

—J’ai ici le nom de 2 victimes, clairement identifiées comme étant mortes de la main du Découpeur, dont un minier…

Je fis une courte pause avant de lui donner les identités des deux personnes :

—Il s’agit de : William Borough et Ernesta Strepponi.

Je me tus, attendant de voir la réaction de l’homme.
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MessageSujet: Re: Les mots rapprochent ou éloignent, mais toujours ils volent sur le papier.   

 
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