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 Tag Der Toten

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MessageSujet: Re: Tag Der Toten   Mar 27 Nov - 16:48

Dieu que ces choux étaient bons.

Au sommet de sa pile de caisses, Mika était tranquillement installé à déguster son butin édulcoré tout en dévorant des yeux les festivités, dodelinant de la tête au rythme de la musique. De là-haut, il avait une vue imprenable sur la place centrale et pour la première fois depuis bien trop longtemps, Mika était serein. Envolées les factures, les heures supplémentaires, les douleurs chroniques, il n'y avait plus dans son esprit que les lumières reposantes baignant Sältzbürg, le brouhaha joyeux des fêtards et l'explosion de sucre qui submergeait ses papilles.

Un bruit étouffé en contrebas attira son attention, le ramenant à la réalité. A quelques mètres sur sa gauche, les deux miniers qui l'avaient intrigué tout à l'heure semblaient s'emporter. L'un maintenait fermement le bras de l'autre, celui portant un masque, tout en lui chuchotant des mots inaudibles l'air de plus en plus grave. Ce dernier chercha à se dégager avant de se rapprocher pour mieux le pousser contre le mur, de faire volte-face et de s'enfoncer dans la foule.
L'allégresse de Mika se teinta d'inquiétude : si cet homme qui parlait de révolution se dirigeait d'un pas si déterminé vers l'estrade centrale, cela n'augurait rien de bon.
L'inconnu se fit soudain intercepter par un autre au costume étrange — des plumes ? Il ne voyait pas bien à cette distance —, restant figé quelques secondes avant de l'empoigner et de faire un trois-quart-tour empressé vers le bord de la place.

Dans le bestiaire des petits mammifères auquel les dédaigneux faisaient souvent référence quand ils s'adressaient à lui, Mika n'avait rien d'une fouine. Pourtant, en regardant les deux individus fendre la foule en direction d'une ruelle adjacente, il laissa sa curiosité prendre le dessus. Porté par l'excès de sucre qui troublait probablement sa retenue habituelle, il cala sa dernière pâtisserie entre ses dents — hors de question de l'abandonner —, pris appui sur ses pieds et s'aggripa au tuyau de gouttière branlant de la vieille maison derrière lui, entamant hâtivement l'ascension de sa petite façade.
Il était bon grimpeur en dépit de sa faible poigne, en grande partie grâce à la bonne dizaine de missions de ramonage aussi périlleuses que mal payées à son actif. Il arriva sur le toit et le longea à petites foulées au moment où les deux hommes tournaient à l'angle de la rue.

Accroupi, hors de vue, il regarda l'homme masqué traîner le second jusqu'à s'arrêter au milieu de la ruelle. Il plissa les yeux pour mieux les distinguer, mais les traits de l'emplumé restaient trop flous pour l'identifier depuis sa cachette. Les mots de celui au masque trahissaient son émotion :
« Mais.. Mais qui es-tu ? »
Pourquoi avoir traîné ainsi son intercepteur si celui-ci lui était inconnu ? Mika brûlait de le savoir, ressentant le picotement caractéristique au creux de ses mains. Il avait l'impression d'assister à quelque chose d'important, un de ces moments qui font naître un après.

De voler un instant qui n'appartenait qu'à eux.


Dernière édition par Mika Lievin le Jeu 29 Nov - 18:35, édité 1 fois
MessageSujet: Re: Tag Der Toten   Mar 27 Nov - 21:12

A présent que le petit être inconnu (il t'a trouvé mignon, t'es foutu) avait cordialement (ou non) mis les voiles, Lüwen se retrouvait seul. Ce n'était pas pour le déranger en réalité, cette soirée passerait certainement bien plus rapidement que s'il devait faire la conversation, excepté pour quelque chose de réellement intéressant.

Contrairement à ce qu'il aurait pu penser, peu de gens venaient le voir ou l'aborder parce qu'il était le ministre de l'intérieur. Et ça aussi, c'était pas plus mal. Il n'avait pas à jouer l'hypocrite, et si cela pouvait durer toute la soirée, cela l'arrangerait bien.

Tandis qu'il allait revenir vers le buffet pour se resservir en sucrerie (fais donc attention à ta ligne) il se fit bousculer par une personne qu'il reconnu de suite : le prince. Quelqu'un avait-il décidé de jouer au dieu de la bousculade et de tout lui mettre sur le dos ? Cette fois, son verre se renversa légèrement sur son haut. Ha génial. Voilà qu'il aurait l'air stupide à présent. Le prince s'était excusé mais était reparti assez rapidement. Il ne connaissait pas assez l'héritier pour s'interroger si c'était un comportement normal de sa part ou non.

Ce qui était sûr en revanche, c'est que son haut était tâché. Heureusement que c'était Lukas qui l'avait bousculé et non un serviteur ou un autre invité sinon ils auraient déjà fait une crise cardiaque rien qu'en croisant ses yeux. Il tenta d'utiliser un mouchoir pour enlever la tâche mais comme il s'y attendait, cela ne fit que l'étendre plus. Alors il soupira et se contenta de déboutonner son veston et de l'enlever. Il pouvait toujours garder la petit dentelle, il avait des manches longues, ça passait encore. Il demanda aussi à l'un des serviteurs de garder sa veste quelque part pour qu'il n'ait pas à se la trimballer et il obtempéra.

Il pouvait à présent retourner au buffet pour rechercher à manger histoire d'oublier cette aventure. Il n'était même pas énervé. Il n'était pas si facilement susceptible bien qu'il aimait être bien habillé. Ne paraissait-il pas bien trop gentil ?

Les deux personnes qu'il avait observé précédemment ? Envolées dans le sucre. De toute façon, avec un regard rapide, il ne les trouvait plus.
MessageSujet: Re: Tag Der Toten   Mer 28 Nov - 15:40

Comme chaque année, Eris Von Heiligen avait décoré la façade et la vitrine de sa boutique, y affichant un thème plus sombre pour cette année que les traditionnelles toiles d’araignées. Elle avait emprunté à un médecin un squelette, petit Oscar qu’elle avait paré de vêtements de mineurs et couché dans une position lascive, coinçant son bras de sorte qu’il soulève son chapeau comme pour saluer les passants. Et pour poursuivre dans le morbide, elle avait disposé des animaux morts, empaillés, autour de lui, dont des rats qui jaillissaient d’entre les os. « Magnifique » s’était-elle dit en observant son œuvre la veille avant de revêtir ses habits pour la journée. Elle avait longtemps réfléchi à ce qui serait le plus adapté, avant de se décider pour une longue robe noire, agrémentée d’un décolleté plongeant, laissant nues ses épaules qu’elle décida de couvrir d’une étole anthracite, translucide. A cela elle ajouta des gants de soie d’une grande finesse, qui venait enserrer son bras jusqu’à son coude, des bottes de cuir lustrées, brillantes, à peine visible sous les replis de sa robe mais qui, au besoin, lui permettrait de courir, et surtout ne pas se prendre les pieds dans les pavés. Elle ajouta également un chapeau à large bord, doté d’un voile noir. Avec cela, elle était digne de figurer au rang des meilleures représentations de la faucheuse, du moins c’était ce qu’elle pensa en se regardant dans le miroir avant d’attacher à sa jambe, sous ses robes, au niveau d’une ouverture d’aisance discrète, taillée près de la cuisse, un petit poignard et de parer son cou d’un pendentif gravé d’un pentacle à cinq branches, pendant au bout d’une lanière en tissu.

Alors elle sortit, emportant un peu d’or dans une petite bourse passée à la ceinture qui enserrait sa taille. Un voleur tenterait sans doute de la lui chaparder mais il aurait vite fait de le regretter, surtout si elle le reconnaissait. Eris était peut-être connue pour sa bonne âme, sa générosité mais elle était aussi crainte comme la peste de par les rares fois où elle avait pris quelqu’un en grippe. Elle descendit ainsi la rue, se mêlant à la foule, saluant des mineurs qu’elle connaissait, parfois seulement de vue. Les lieux avaient été agréablement décorés, tout cela pour recevoir ses fichus nobles et leur reine. Elle allait devoir sourire, se montrer courtoise, montrer le visage que l’on attendait d’elle. Elle n’avait rien contre les festivités en général mais elle n’aimait pas l’ambiance du Tag Der Toten, cette grande réunion de toute la ville, dans les mines. Pourquoi ne montaient-ils jamais au centre ? Que l’on protège la Ville Haute elle comprenait mais le Centre ? Ils n’étaient pas pestiférés, quoi que certains trimballaient sans doute de la vermine mais c’était une autre histoire !

La chapelière arriva ainsi sur la place, peu avant le discours de la reine qu’elle écouta sans montrer la moindre émotion avant de reprendre sa route, arrêtant au passage un serveur pour prendre une tartelette aux pommes -elle aimait ce fruit plus que tous les autres- et une coupe de vin puis elle s’éloigna de la place, remontant un peu jusqu’à approcher du buffet où elle glissa sur un chou à la crème perdu par un passant et manqua de s’effondrer, se rattrapant à une personne qu’elle ne manqua pas de reconnaître, surtout avec ses yeux rouges. Sa chute l’avait emmené à l’enlacer par le cou, réflexe idiot et pas toujours très utile, tout en parvenant, plus par miracle qu’autre chose à ne pas l’asperger de vin, et, plus important encore, sans perdre sa tarte -les tartes aux pommes c’est sacrées : on y prend soin et on les déguste ou on meurt-. Elle avait très vite relâchée son sauveur et avait affiché un air parfaitement désolé. C’était un accident, un attentat au chou à la crème ! Elle n’y était pour rien mais le problème était qu’elle soit tombée sur Lüwen, cet homme à la réputation tyrannique, ce qui ne présageait rien de bon pour elle. Elle ne le craignait toutefois pas et s’excusa avec assurance et sincérité.

« Veuillez accepter mes excuses, Monsieur. Je crains n’avoir glissé sur… » Elle s’arrêta un instant dans sa phrase pour regarder son talon droit et commencer à l’essuyer comme elle put sur le pavé, ce qui n’avait pas un résultat extraordinaire « un chou… Si j’ai abîmé vos vêtements, je me ferais un devoir de vous les nettoyer ! ». C’était la première fois en plusieurs années qu’un tel incident lui arrivait ; la dernière fois elle avait percuté de plein fouet un mineur mais cette fois c’était un noble. Déjà que les Von Heiligen n’avait pas bonne presse, si en plus elle se mettait à dos un ministre…. Fini les sorties exceptionnelles des mines, fini les petites réceptions exceptionnelles où elle gagnait la Ville Haute pour une nuit… Après il allait bien pardonner une maladresse ? Elle l’espérait du moins et au pire elle savait à peu près comment fonctionner les hommes en général, alors avec un peu de chance celui-ci ne serait pas si différent à apaiser.
MessageSujet: Re: Tag Der Toten   Mer 28 Nov - 18:58

Derrière la Reine, le Maître fixe au loin, vers les Mines.

La fête bat son plein, on se découvre, se heurte – beaucoup – et l'on essaye de trouver sa place au milieu de toute cette folie. La foule est de plus en plus dense, s'entasse sur la place trop petite, formant un amas qui, bientôt, deviendra dangereux.

Car quelque chose s'agite, les bruits de la Mine s'intensifient mais on ne les entend pas, pas encore.
Quand ils parviendront à vos oreilles, il sera trop tard.

Encore un temps et voilà, il est là, cet événement que personne n'attendait : la marche des morts.
Au début il n'y a qu'un cri, un homme qui les remarque, les voit.
Puis deux.
Puis une dizaine et on s'agite, on hurle.

Du fond du gouffre monte une brume épaisse, qui entoure ces cadavres sans têtes, marcheurs anonymes à l'agonie. Leurs chairs pourrissent sur leurs os, leurs pieds et leurs jambes sont de travers et pourtant ils marchent.
Derrière eux se trouve Le Découpeur. Son chapeau haut dépasse de la masse mais on ne voit pas son visage.

Un clignement des yeux et le voilà disparu. Les corps mouvants s'effondrent à l'entrée des Mines et la foule – qui un temps s'était faite calme et silencieuse – cède soudain à la panique.

Survivrez-vous à ce soudain mouvement de foule ?
Ce n'est pas à vous d'en décider, mais aux dés.

***
MessageSujet: Re: Tag Der Toten   Mer 28 Nov - 18:59

Bienvenue !



Avant de créer votre post vous devez définir votre niveau de blessure : il vous faudra donc effectuer un test de force. Les dès sont composés de 4 faces blanches et 2 faces à motif de lys. Si vous tombez sur au moins un motif de lys vous en sortez indemne, si vous ne tombez que sur des faces blanches : vous subissez une blessure.

Évidemment, pour ne pas nuire à votre personnage et son évolution, nous vous laissons choisir le degré de gravité de vos lésions. A vous de voir si vous êtes un sadique, ou si vous n'égratignez que votre loulou pour cette fois.

Pour le lancer vous regarderez votre niveau de force :

De 0 à 3 de force : Blessure automatique.
De 3 à 5 de force : 1 dé.
De 5 à 7 de force : 2 dés.
Au delà de 7 de force : Vous avez des beaux biscottos les petits gars, vous êtes sauvés.


NB : Les personnages se trouvant en hauteur ne sont pas concernés, et ne subissent aucun dégât.

Comment lancer les dès ?

Facile ! Vous cliquez d'abord sur « Répondre » et, sous les petits carrés « prévisualiser » et « envoyer », vous verrez une section Dés d'Event. Choisissez « Dès du Maître » et inscrivez le chiffre 1 ou 2 dans le « nombre de lancer ».
La Maître du jeu indiquera, dans un message juste en dessous, votre résultat. Vous le prendrez en compte pour répondre après !

Pour lancer les dés ça se passe : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

PS : Ce système n'a jamais été utilisé par le staff avant, désolé si ça merdouille un peu, on fait des tests /o/


MessageSujet: Re: Tag Der Toten   Mer 28 Nov - 19:38

Si Nikolas trouvait les habits dont étaient affublés les membres de la Mordkomission ridicules, c'est parce qu'il n'avait pas fait attention aux costumes qu'on avait distribué aux membres de la Marketpolizei.
Sensiblement la même chose, en vérité, à quelques petits détails près. Bon, en vérité, à un gros détail près : le rouge avait disparu au profit du jaune. Le jaune aurait pu être pire, remarquez : il restait dans des tons assez pastels pour ne pas agresser le regard des badauds, mais ça restait tout de suite moins distingué.
Ce qui n'était clairement pas pour déplaire à Jacob. Il avait, à la naissance de Samuel, développé une fibre que les pères de famille connaissaient assez bien : le plaisir de la honte, surtout lorsqu'il mettait les autres mal à l'aise. Et il n'y avait pas meilleure satisfaction que de voir Samuel lever les yeux au ciel à chaque fois qu'ils s'apercevaient à travers la foule, assurément.

Son fils mis à part, néanmoins, Jacob était essentiellement là pour renforcer les forces de l'ordre ; même si son domaine de juridiction l'avait depuis quelques temps retiré du service de protection, le Tag Der Toten suscitait un tel engouement parmi toutes les couches de la population qu'il fallait prévoir le nombre des unités déployées à la hausse.
Qu'il soit en service ne l'embêtait pas trop : c'était une fête qu'il appréciait, la trouvant plutôt bon enfant et lui permettant en outre de revenir dans les faubourgs de sa jeunesse et de retrouver sa famille restée là-bas. Même si sa sœur ne pouvait physiquement pas sortir de chez elle, il avait profité de ses rondes parmi les rues des faubourgs pour passer la voir.
Il n'avait pas réellement pu s'attarder, néanmoins : s'il n'était pas certain que l'on remarque son absence, il préférait ne pas risquer les réprimandes d'Abel. Il fallait être un fou - ou ignorant de la réputation de la Lianten - pour ne pas craindre son courroux.

Il était retourné patrouiller sur la grande place, surveillant la foule qui se rassemblait pour le discours de la Reine, et avait fini par venir se placer à côté de Nickolas, presque naturellement, lorsqu'il avait fini par le repérer parmi les nombreux visages.
« Très saillant. » lui avait-il glissé d'une voix égale sans même le regarder, impassible au possible - mais il n'en pensait pas moins et il savait que son collègue comprendrait assez vite de quoi il parlait. Et ne manquerait pas de râler au passage, pour son plus grand plaisir.
Bien qu'il aurait adoré partir dans une joute de sarcasme avec son ami, ils n'eurent néanmoins pas le temps de discuter bien longtemps : très vite après le discours, les choses se compliquèrent.
L'avantage d'être grand, c'est que Jacob avait une vue d'ensemble assez claire sur ce qu'il se passait : il remarqua très vite l'attroupement qui sortit des mines, et s'il se demanda pendant une seconde si cela faisait partie des festivités, il n'eut pas à se poser la question très longtemps.

Ce fut le chaos en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire : entre hurlements et bousculades, les faubourgs prenaient des tournures de chacun pour soi et le troupeau se mit en marche de manière meurtrière, n'ayant fi de ceux qu'il écrasait sur son passage. Presque machinalement Jacob s'empara de sa matraque et tenta de réfréner ceux qui passaient le plus près de lui, haussant la voix pour essayer de les rappeler à l'ordre, peine perdue : l'organisation n'était plus de mise et la terreur se répandait insidieusement pour définitivement enterrer le semblant de discipline qu'il aurait pu éveiller en eux.
Mais le pire, c'est que s'il réussit à tenir tête au déferlement et à ne pas se laisser renverser, ce ne fut pas le cas de son voisin : au moment où il tourna la tête pour voir ce qu'il en était de Nickolas, celui-ci s'était fait avaler par la masse.
Et gueulait aussi, en prime - Jacob pouvait presque percevoir sa voix par-dessus celle des autres et il n'hésita pas une seconde à aller le chercher, dispersant les personnes problématiques pour dégager le passage.

Bien sûr, au fond de sa tête, sa pensée la plus bruyante hurlait le prénom de son fils, mais il savait qu'il fallait qu'il garde la tête froide s'il ne voulait pas tomber à son tour dans la panique.
MessageSujet: Re: Tag Der Toten   Mer 28 Nov - 20:11

C'est au milieu de la foule que la Lady se trouvait, en compagnie de son fidèle valet et ami, Nishiki.
Pour une fois, elle avait troqué ses magnifiques robes pour se vêtir d'un pantalon noir. Elle était entièrement habillée en costume trois pièces... enfin, deux pièces, car sous son blaser, elle n'avait pas de chemise. Elle était totalement seins nus, avec juste le tissu du veston pour cacher sa poitrine. Il fallait dire qu'elle savait attirer les regards. La Lady laissait deviner ses formes, gracieuses et onctueuses, toute en finesse. Elle avait un look à la garçonne, avec ses cheveux tressaient parfaitement bien, sans aucunes mèches ne sortant de sa coiffure...
Et bon dieu, même comme ça, elle était exquise.

Elle avait écouté le discours de la reine avec attention, en y notant une certaine hypocrisie... Pourtant, Elena n'en pensait pas grand chose. Après tout, la reine gérait son peuple et sa ville comme elle l'entendait, ce n'était nullement les affaires d'Elena, qui avait déjà beaucoup à gérer.
Ses filles n'étaient pas venues. Elles s'occupaient du Chabanais, parce que la gérante et le représentant de substitution (Nishiki) étaient absents.
Et alors...

Tout se passa très vite. Les gens se mirent à hurler et à courir dans tous les sens possibles. La panique gagnait rapidement le centre de la place, et la loi du « chacun pour soi » avait gagné le cœur des habitants. Elena n'avait pas vu ce qu'il s'était passé, c'était simplement les cris et les bousculades qui l'avait alarmé. Automatiquement, presque dans un réflexe, elle avait agrippé le bras de Nishiki. Et lui devait ressentir... la panique de sa patronne. Il était le seul à savoir que les regroupements de ce genre l'a paniqué au plus haut point. Les émeutes comme celle-ci pouvaient lui provoquer des crises d'angoisses qu'elle préférait éviter.

« Nishiki ... ?! » Oui, la Lady avait peur - comme tous le monde. Elle était incapable de bouger le moindre muscles, et c'est d'ailleurs pour cette raison qu'un garde du corps lui était vital. A cet instant, dans ce brouhaha de folie, ou les gens criaient, se poussaient, se piétinaient même... Elle s'en remettait entièrement à l'homme qui était en mesure de lui porter secours.
MessageSujet: Re: Tag Der Toten   Mer 28 Nov - 22:44

Habituellement, Ulric ne se prétendait pas devin mais voir des cadavres sans tête marcher avait quelque chose de plutôt effrayant, et quelques instants plus tôt il se disait qu’il y aurait des fantômes plus tangibles que les années passées. La poisse… Les superstitieux allaient semer la panique, les plus intelligents venir s’en nourrir comme des mouches d’une charogne. C’était bien le bon moment, avec ces meurtres, cette colère qui animait les mines… Il fallait qu’un imbécile heureux ne se décide à relever les morts ! Mais cela soulever aussi une question qui occupait l’esprit du Maître de la Forge, impassible à l’effroi qui s’était emparé sur la foule : quelle machine pouvait bien accomplir ce prodige ? Il n’était toutefois pas assez perdu dans ses interrogations pour se laisser embarquer par la foule. Au contraire il se colla à un mur, la laissant passer sans avoir à craindre quoi que ce soit puis, lorsque les choses se calmèrent il entreprit de descendre la rue jusqu’au lieu où les morts étaient apparus. Ce coin de la place était presque désert désormais et des blessés se tournaient vers lui, l’imploraient pour recevoir un peu d’aide mais il les ignora. La foule était encore trop agitée, trop imprévisible pour qu’il ne se laisse montrer un visage secourable. Il ne tendait la main que s’il ne risquait pas de se faire piétiner, or le risque était toujours là. Trois fois l’on manqua de le bousculer, trois fois il s’écarta in extremis. De Et puis Ulric avait une autre idée en tête : voir les cadavres de prêt ; qu’importe s’il y ait des chutes qu’il aurait pu empêcher. Le bon cœur ne devait se manifester que lorsque c’était utile.

Lorsqu’il se retrouva devant les apparitions, quelques curieux s’étaient approchés eux aussi. Son plan irréfléchi de dérober l’un des corps tombait à l’eau mais qui sait s’il ne lui serait pas possible de manigancer quelque chose pour loger l’un de ses malheureux sans tête dans ses caves, bien au frais, et faire venir un médecin à son chevet. Toutefois, pour cela, il allait devoir soit tomber sur un type peu scrupuleux pour le transport rapide et discret, soit un policier adepte de la corruption, soit réussir l’exploit de faire fléchir un milicien. Rien ne lui semblait impossible, seulement plus ou moins compliqué. Il devait se faire prudent, trouver les bons mots, les bonnes justifications… Ses bonnes relations et toute sa renommée ne le sauveraient pas éternellement alors il ne fit pas ce qu’il avait d’abord pensé faire : jeter un cadavre sur son épaule et partir en sifflant , comme si le corps décharné n’était qu’un accessoire de son costume -ce qui en soit n’était pas si irréaliste vu certains costumes-.

Ainsi, pour l’heure, il se contenta d’observer attentivement les cadavres, notant les moindres détails dans un coin de son esprit tout en scrutant les visages de ceux qui se trouvaient proches de lui.
MessageSujet: Re: Tag Der Toten   Jeu 29 Nov - 8:51

Nickolas était revenu vers la place  bondée comme un cul, un peu par défaut il fallait bien l’avouer. Après tout, c’était là que les choses intéressantes se passaient et il devait bien abandonner quelque temps son dégoût des foules pour essayer de surveiller un minimum qu’il ne se passait rien de mortel. Le discours de la reine lui était passé vingt milles lieu au-dessus de la tête, comme tous les ans : il n’en avait strictement rien à foutre et ne sentait en rien concerné par ses paroles. Il fallait dire qu’en plus, depuis le retrait de l’enquête, la dent qu’il avait contre tous les crétins de la famille royale n’avait fait que grandir…

Alors qu’il jouait déjà des coudes pour essayer de se frayer un chemin parmi les badauds qui avaient le nez rivés sur l’estrade en hauteur comme des truffes, il repéra un léger mouvement de foule un peu plus loin. A peine rien, juste un sillon laissé sans doute par une ou deux personnes qui devaient aller à contre-courant mais assez pour attirer son œil. Il s’apprêtait d’ailleurs à bifurquer quand une voix à côté de lui le stoppa dans sa lancée – et il manqua de se faire écraser le pied au passage par deux crétins de gosses courants dans tous les sens. Il tourna la tête pour se retrouver face à un collègue de la market qu’il connaissait bien – c’était pas faute de perdre contre lui régulièrement.
Il grogna pour la forme en lui jetant un regard en coin.

« Vu ta dégaine, je la ramènerais pas. »

Franchement c’était à se demander lequel des deux Liantens avait eu cette idée stupide – voir si ces deux crétins ne s’étaient pas mis d’accord vu l’accoutrement de son vis-à-vis. Surtout avec sa putain de carrure, et cette espèce de jaune vomi dégueulasse, c’était pire que tout. Il s’apprêtait à simplement passer son chemin, essayant de retrouver ce qui avait attiré son attention quelques instant plus tôt pour ignorer l’ignominie visuelle à ses côté.

Et puis l’enfer commença.

Il savait que la journée allait être merdique mais bordel de fion là c’était vraiment la merde.
Il y eut d’abord les cris, au loin, qui lui suffirent pour se figer dans cette espèce de stase attentive à l’écoute du moindre son. Et puis l’écho des bruits de pas effréné et précipités. Puis plus de cris. Alors seulement commença la débandade générale.

Pris par surprise, Klaas se fut entraîné par le mouvement de foule soudain et spontanée qu’il n’avait pas vu venir, se faisan littéralement engloutir par les  gens hurlant dans tous les sens des propos tout à fait incompréhensible. Il perdit rapidement de vue Jacob, jurant dans sa barbe – merde c’était une putain de perche comment tu veux perdre de vue un mec pareil.
Il essaya vainement de jouer des coudes pour essayer de s’extirper des crétins effrayés comme une putain de troupeau de gnous mais la lutte était… difficile. De base peu taillé pour faire preuve de force dans ce genre de situation, ce n’était pas vraiment mieux depuis l’accident et c’est avec beaucoup, beaucoup trop d’effort que le policier, jurant comme le dernier des charretiers, réussit à prendre une direction perpendiculaire au mouvement de la foule pour ressayer de rejoindre une petite veine puisqu’aucuns benêts ne semblaient penser à utiliser les voix annexes pour se barrer d’ici.

Sauf qu’au moment où il se pensé tirer d’affaire, quelque chose agrippa son bras droit, l’entraînant en arrière. Il se sentit happé à nouveau dans la horde. Klaas tenta de se dégager, tirant d’un coup sec pour libérer son bras. Il entendit un bruit de tissu se déchirer – merde alors son déguisement à chier était foutu – mais une autre personne lui rentra dedans à l’instant où il retrouvait sa liberté de mouvement, le déséquilibrant pour de bon. Incapable de retrouver son équilibre assez vite, il tomba – dieu merci du côté de la ruelle et pas dans la mêlée.

Le choc avec le sol ne fut pas des plus plaisants. Nickolas émit un grondement sourd en sentant une décharge douleur descendre de son épaule droite jusqu’à tout son bras lorsqu’il la sentit se disloquer de son articulation. Pris dans l’adrénaline du mouvement et sachant que rester à terre pouvait signifier bien pire, il se redressa pour s’éloigner de l’artère principal, grimaçant à chaque mouvement de son bras. Presque au calme – quelque personne avaient suivi son exemple pour s’éloigner mais rien d’aussi chaotique que la putain de rue centrale, il prit une seconde pour collecter ses pensée.

Impossible de se remettre l’épaule seul – il s’en foutait et survivrait avec, au fond la douleur, il connaissait et savait gérer. Il avait entendu des gens parlait de pseudos cadavres décapités et ce genre de détail, ça l’intéressait beaucoup plus. Il n'avait aucune idée de ce qui venait de se passer mais il avait la putain d’attention de le découvrir et foutre ses gros sabots en plein dans le merdier.
Serrant les dents et jurant contre tous les dieux de merde de ce putain de monde, il profita des petits chemins pour prendre la direction inverse de la fuite de la foule et remonter jusqu’à la source. Si cadavres il y avait, il devait réussir à foutre la main dessus, d’une manière ou d’une autre.

Au milieu de tout se foutoir, Nickolas se dit quand même qu’il avait été foutrement con de parier sa dernière bouteille la veille au soir.
MessageSujet: Re: Tag Der Toten   Jeu 29 Nov - 10:06

Nishiki se tenait quelque pas en retrait d’Elena, ombre parmi les ombres, ne s’éloignant jamais d’elle plus que nécessaire. Vêtu d’un costume noir de pied en cap – qui était sa tenue habituelle il fallait bien l’avouer – sa seule fantaisie avait été d’ajouter un chapeau haut de forme qui cachait ses cheveux et de porter un loup sur son visage assorti avec les courbes de la robe de son employeuse. Cela suffisait cependant à le faire passer inaperçu au milieu des déguisements toujours plus affriolants qu’ils avaient croisés jusqu’ici.
Je me demande si Benjiro est quelque part… Il a bien dû trouver un moyen de s’inviter d’une manière ou d’une autre.

Si ses yeux ne cessaient de balayer la foule pour vérifier qu’aucun danger proche ne mettait en danger sa Dame tandis qu’il éloignait la pensée de son frère. Shiki avait écouté le discours de la Reine d’une oreille rendue attentive par une certaine curiosité, ses yeux détaillant un instant le Maître avant de passer leurs chemins. S’il avait une certaine connaissance de la politique chez les Nobles et dans leurs domaines de par son métier, il devait avouer qu’il était complètement détaché de ce qui pouvait se passer dans les faubourgs et tout ce qui s’en approchait.
Vraiment… Elle n’a pas l’air de croire un seconde à ses propres paroles.

Le discours de la régente finit, les festivités commencèrent enfin dans un ballet de froufrous, de musique et de rire. Il suivit Elena, restant en retrait de ses conversation en refusant ploiement les boissons diverses et nourritures qui étaient à proximité. Tout semblait se dérouler comme à l’habituel… Du moins…

Attentif, il entendit rapidement les bruits anormaux qui se mêlaient à la musique en provenance des mines. Dans un instinct presque inconscient, il se rapprocha d’Elena avant même que celle-ci n’est conscience de ce qu’il se passe au moment où les premières… choses commençaient à sortir des mines. Ses yeux clairs se posèrent un instant sur les formes presque humain et il sentit les muscles de son corps se tendre sous le léger choc de cette image.
Qu’est-ce que ces horreurs ?

Ce fut le mouvement presque immédiat de la foule plus loin devant eux, ainsi que la main d’Elena s’accrochant à son bras qui finirent par le faire réagir, quittant cette observation lugubre. Alors que son esprit s’emmurait dans cet espace calme et réfléchi, il passa un bras protecteur autour des épaules de son amie tandis qu’il analysait rapidement la direction que prenaient les fuyards.
Il faut quitter la place centrale… Si quelqu’un s’effondre ça va être la catastrophe.

- Venez avec moi, Madame.

D’une pression de la main, il força sa maîtresse à sa suite, s’éloignant de la grande place pour se diriger vers une allée qu’il avait repérée quand ils étaient passés devant quelques instants plus tôt. Se mettant entre le flux paniqué de la foule et sa protégée, sa main ne quitta pas son épaule une seule seconde, se servant de son endurance et de sa force pour la tenir à l’abri des malheureux qui pensaient plus à leur propre survie qu’à la sécurité des autres. Plus d’une fois, il sentit un coude s’enfoncer dans ses côtés ou un pied taper dans ses chevilles ou ses genoux mais n’en laissa rien paraître, continuer à avancer avec une détermination calme et résolue jusqu’à ce qu’ils soient tous deux un peu plus à l’abri du coin d’une maison.

Il posa ses yeux gris sur elle, la scrutant de haut en bas pour vérifier qu’elle n’était pas blessée tout en lançant des coups d’œil rapide pour vérifier les alentours direct, prêt à réagir à… n’importe quoi qui se présenterait.

- Vous n’êtes pas blessé ?
MessageSujet: Re: Tag Der Toten   Jeu 29 Nov - 10:59

Au milieu de toute cette foule, Neil était comme un coq en pâte. Accompagné de son imposante matrone, il évoluait à droite à gauche, ramenant à sa tendre maman de quoi garnir un peu plus sa robe déjà trop serrée.

Ah cette liesse populaire ! Avec sa couronne de fleurs en plastiques sur la tête, il se sentait le plus beau. Chaque enfant qui le croisait – remarquant son sourire terriblement grand, beaucoup trop même – partait en courant dans l'autre sens, en hurlant.
Comme ils étaient mignons !

Étonnement, autour de lui, la place se faisait nette. Les gens préféraient se heurter plutôt que de le frotter de trop près. Bien sûr Neil ne s'en rendait pas compte, son regard joyeux continuant de parcourir les corps et les visages, essayant d'observer des petites blessures passionnantes. Lorsqu'il trouvait quelque chose d'intéressant, un gloussement pintadesque franchissait ses lèvres, provoquant un incompréhensible frisson chez les personnes se trouvant à proximité.

Lorsque tout le monde commença à s'agiter, Neil ne comprit pas. Il remarqua sa maman – qui avait trouvé refuge sur un toit de maison, menaçant de crouler sous son poids – puis tourna la tête vers les mines.
Alors il les vit, et son cœur manquant un battement.
Était-ce cela l'amour ? Il se sentit bizarre, les jambes et la bouche flageolants, la chaleur montant aux joues, le bout de ses doigts picotant légèrement. Un peu plus et il se mettait à pleurer de joie.

Mais un événement inattendu risquait de gâcher sa belle histoire. Face à lui un mur d'hommes, de femmes et d'enfant fonçait dans sa direction – enfin... peut-être pas les enfants, ils étaient plutôt écrabouillés au sol. Très jolie couleur.

Au loin les corps de ses bien-aimés venaient de s'effondrer et, aussitôt, il n'eut plus qu'une idée en tête : celle de leur porter secours.
Faisant fi de sa propre sécurité, il se jeta dans la foule en panique. Il sentit plusieurs chocs mais pas de douleur. Jamais.
La pression, cette sensation d'être écrasé, comme ces Miniers qui se faisaient réduire en miette par les rochers et les machines. Il ne pensa même pas à sa mère, avait les yeux braqués vers eux, vers ces fantasmes mouvants.
Il pensa aux tête , ou plutôt à leur absence, et sentit ses forces décuplées.

Il ne sut pas comment il arriva là, à côté de ces autres personnes qui évoluaient autour de SES cadavres. Par sécurité il annonça – crachant quelques dents au passage :
« Poufez-fous, fe fuis lévivte. Fes corps font à bwa ».
Ah... le nez avait peut-être ramassé un peu aussi, comme le bras d'ailleurs, dont on voyait poindre l'os, qui perçait la peau.

Boitillant un peu, il se jeta à genoux, quelques lucioles dansillant gentiment devant ses yeux, et tendit une main vers la peau moisie, la découpe magnifique de la tête. Son travail prit le dessus et il annonça à ceux qu'il considérait comme son « public », les témoins de son amour.

« Ve connais fes bleffures. »
Celles du découpeur, à n'en point douter. Mais il ne comprenait pas comment ils pouvaient marcher : pas de machine, aucun système... rien.
Impossible, ça n'avait ni queue ni tête. Une énigme.

Il sentit quelque chose de mouillé dans son pantalon puis ferma les yeux juste un instant. Histoire de reposer ses paupières. A moins que ce ne fut elles qui reposent ses yeux, à force de gonfler.
MessageSujet: Re: Tag Der Toten   Jeu 29 Nov - 13:54

La soulagement se fit dès l'instant ou Nishiki passa une mains protectrice sur ses épaules. Elle ne se fit pas prier pour le suivre, sans broncher. Auprès de lui, elle avait déjà moins peur, et elle sentait qu'elle serait en mesure de contrôler une potentielle crise de panique si cela venait à arriver.
Au fur et à mesure qu'ils se frayaient un chemin hors de la foule, Elena ne pouvait s'empêcher de poser ses yeux bleus sur les visages effrayés et paniqués des personnes qui leurs foncés dedans. Bien-sûr, elle ne risquait absolument rien, étant donné que son ami prenait bien soin d'éviter à ce qu'elle ne soit blessée, mais malgré ça il y avait tant d'agitation qu'elle se prenait néanmoins quelques petites heurtages, mais rien de grave.
Elle ne savait toujours pas ce qu'il se passait, n'ayant rien vu. Son valet avait prit les devants, l’entraînant avec lui dès le début de la panique. Cependant, elle se doutait bien que quelque chose d'abominable se déroulait. Les hurlements des citoyens - miniers, habitants et nobles confondus - n’engageaient rien de bon. Toutes les personnes semblaient avoir oublier l'altruisme, et le savoir vivre. Elle voyait des gens se faire emporter dans la foule, et certains même ce faire piétiner. A cette vu, elle se serra d'avantage contre Nishiki.

Lorsqu'enfin ils furent à l'abri, la Lady reprit alors son souffle. Heureusement que son garde du corps était là, toujours pour elle. Sans lui, vu son petit gabarit, elle se serait facilement retrouvé à la place des personnes au sol, luttant pour essayer de sortir de cette foule pendant qu'ils se faisaient marcher dessus sans la moindre  pitié pour eux.

« Non, non je vais bien. » D'un rapide coup d’œil, elle détailla également son valet, s'assurant aussi qu'il n'avait rien. Et heureusement, ce n'était pas le cas. Auquel cas de toute façon, elle n'aurait pas pu y faire grand chose, mais de savoir que son ami allait bien fut un second soulagement. Ils semblaient à l'abris dans ce coin, derrière cette maison. Cependant, les cries étaient toujours présent, d'une lourdeur atroce.
Elle, d'habitude si maîtrisé et prenant soin d'étudier chacune de ses expressions, n'était plus la même Elena. Elle avait laissé tomber sa façade, sans vraiment sans rendre compte. Elle avait un visage paniqué, regardant de partout.

« Qu'est-ce qui c'est passé Nishiki ? »
Sa voix tremblait un peu. Ha, les émeutes et la panique, de quoi décontenancer au plus au point Lady de PontMercy.
MessageSujet: Re: Tag Der Toten   Jeu 29 Nov - 18:31

Encore une fois. Une troisième fois pour être exact, alors qu’il avait une petite tartelette en main une demoiselle se retrouva cette fois-ci contre lui, l’enlaçant au cou, son corps contre le sien. Ha… Elle avait glissé sur un… Chou ? Décidément : entre la personne qui ne regardait pas ou il allait, le prince qui se précipitait. Il reconnu la voix et regardait enfin la dame. Ha. Oui. La demoiselle Von Heiligen. Eris, si son esprit ne lui jouait pas des tours.

«  Ce n’est pas grave. Ils ne sont pas abîmés.  »

Au moins, elle ne s’excusait pas pour avoir froissé ses vêtements. Et puis ce n’était pas sa faute. Il se hâta relativement de finir la petite tartelette aux fraises pour ne pas risquer un nouvel incident… Il manquerait plus que la tartelette ne se suicide et finisse immangeable. Quel gâchis.

Parlant justement de nouvel incident… Sans qu'il ne comprenne de suite pourquoi, car plutôt en retrait comparé aux autres, un mouvement de foule, de panique était en train de se créer et voilà que les habitants commencent à s'enfuir. Il entendit le mot « cadavre sans tête »… ce qui piqua sa curiosité et contrairement à la foule, il avait bien envie d'aller voir.

Ha merde

En effet, maintenant elle se dirigeait clairement vers lui. En tant que simple réflexe il pris le bras de la demoiselle qui lui était tombé dessus juste avant et l'attira contre lui, pour qu'ils puissent se mettre tous les deux contre le mur, sans trop de violence, pour que personne ne se retrouve blessé. Les gens étaient si effrayés qu'ils en blessaient des autres.

D'un œil observateur il avait tourné la tête et observait autant ce qui se passait devant que s'il trouvait des membres des autorités pour contrôler cette foule. Dès qu'il en avait en ligne de mire un simple :

«  Aidez les gens à terre et dirigez la foule !  »

Sorti de sa bouche. Pour le coup, l'espace d'une soirée il allait redevenir un homme de terrain et irait voir ce qu'il se passait après s'être assuré que la demoiselle allait bien. Il tourna donc la tête vers elle.

«  Vous n'avez rien ?  »

Il n'y avait pas plus sincère que ce Lüwen.
MessageSujet: Re: Tag Der Toten   Jeu 29 Nov - 19:56

Tomber sur un ministre, s’était bien sa journée. Le ministre lui semblait assez excédé, comme si ce n’était pas la première fois de la journée. Ou alors il était seulement inquiet de faire tomber sa tartelette aux fraises comme elle avait craint pour la sienne, aux pommes ? Ah… Elle aurait bien besoin de creuser ce détail, toutefois ce n’était ni le lieu ni l’endroit que de satisfaire cette petite curiosité. Sans chercher à s’excuser plus avant, Eris s’assurait du regard qu’il n’avait bel et bien pas les vêtements froissés ou salis mais cela ne semblait pas être le cas, ce qui la soulagea légèrement avant qu’elle ne remarque les cris qui naissaient dans la foule. Il se passait quelque chose mais quoi ? La chapelière se retourna et se figea, restant planté quelques secondes en réalisant que des cadavres s’effondraient au loin et que la foule, prise de frénésie, remontait vers eux alors que son esprit se mettait à foisonner de questions.

Que se passait-il donc ? Une minute ? La foule allait vers eux ? Elle avait tout intérêt à s’éclipser vite fait bien fait et prier que la cohue ne l’emporte pas ! Ah tiens ? Quelqu’un la tirait ? Une bonne âme ? Comment ça c’était le ministre ? Il avait donc des instincts protecteurs ? Comme quoi on ne pouvait pas se fier qu’aux rumeurs !

En d’autres circonstances, un tel acte aurait pu signifier que quelqu’un désirait l’attirer dans une ruelle, à l’abri d’un pas de porte. Il y avait parfois des idiots pour essayer mais elle ne leur donnait jamais satisfaction, désireuse qu’elle était de garder sa réputation à peu près intacte, mais là, évidemment, le ministre sans femme ni maîtresse, que certains pensaient plus attirait par les hommes, n’avait aucunement l’intention de profiter du trouble général pour lui faire son affaire. Il n’était pas si grossier, quoi que Charles De Clèves avait bien la réputation d’être un fichu coureur de jupons… Elle ne savait d’ailleurs toujours pas si elle lui donnerait un jour satisfaction, n’aimant que moyennement le personnage. Les deux aristocrates se retrouvèrent ainsi, côte à côte, contre le mur, observant les évènements, bien impuissants et, pour Eris du moins, guère prête à se jeter entre les jambes pour secourir ceux qui tombaient au sol. Il y aurait des morts, elle en était persuadée. Elle détestait cette idée.

Elle jeta un regard à Lüwen qui criait aux autorités de calmer et juguler la foule. Inutile pensa-t-elle mais elle ne dit rien. Très vite, Eris retrouva tout son sang-froid et entreprit de remonter la ruelle après avoir planté le ministre en lui disant d’une voix qui se perdit dans les cris « Suivez-moi si vous ne voulez pas vous faire écraser ! Je vais voir ce qu’il se passe en bas ! ». Et déjà elle disparaissait dans une ruelle un peu plus haut, maudissant le lutin diabolique qui lui avait suggéré de mettre une robe. Evidemment, sa boutique était de l’autre côté de la rue et bien plus haut ! Ainsi, lorsque le ministre se retourna vers elle pour s’enquérir de son état, elle n’était plus qu’un bout de robe noire disparaissant dans une ruelle.

Isolée du gros du troupeau, elle releva son voile, le coinçant à l’aide de son épingle à chapeau, tant pis si elle l’abimait. Elle n’allait pas jeter son chapeau seulement pour voir où elle mettait les pieds. Puis, retroussant sa robe elle se mit à courir, pestant contre l’habit de nouveau, passant par des petites rues jusqu’à gagner le bas de la place. Son sauveur ne semblait pas l’avoir suivi, ou alors elle l’avait perdu à un moment sans s’en rendre compte, mais elle ne lui accordait guère plus de pensées. Devant elle, la source de l’effroi se dévoilait : des corps sans tête, décharné, en cours de putréfaction ! C’était… Magnifique ? Fascinant ? Elle voulait les approcher, les étudier, comprendre comment un tel prodige était possible. Toutefois son sens du devoir, son altruisme la détourna de sa fascination morbide pour la pousser à se tourner vers les victimes laissées sur place. Il y en avait, surtout ici-bas. Quelques-uns se relevaient, d’autres appelaient à l’aide, parfois dans un simple gémissement et certains ne se relèveraient plus jamais car ils n’étaient plus que corps défigurés, brisés par le passage de la foule. Cela pourrait faire une peinture ou une lithographie magnifique et macabre mais elle ne pourrait pas prendre le temps de la dessiner. Elle ne pouvait que retenir l’image dans son esprit pendant que son instinct la guidait vers les victimes. D’un regard elle parvenait  se faire une idée de l’état de gravité des blessures de chacun, laissant les moins amochés pour plus tard pour venir en aide aux plus graves, sacrifiant son étole pour faire des garrots sur des plaies, feulant envers ceux qui fuyaient et appelant les autres à ne pas laisser ses malheureux agonir. Elle n’avait rien sur elle, rien qu’une dague qui ne pouvait guère servir qu’à abréger des souffrances mais elle ne pouvait la montrer entourée d’autant de témoins et puis elle n’était pas médecin et ne se permettrait donc pas de jouer à l’ange de la Mort  sans une parfaite certitude.

Le Tag Der Toten avait finalement viré au cauchemar et Eris était désormais couverte de sang et un regard en direction des corps sans tête lui montra Neil, ce médecin flippant au possible, guère soucieux de ses blessures, en pleine contemplation de ses amours retournés à la terre. Image d’apocalypse, à n’en pas douter. Affichant un visage sombre, elle se remit à sa tâche, allant de victime en victime, offrant un semblant de réconfort, promettant que les secours arriveraient ou qu’elle reviendrait aussi vite que possible avec de quoi apaiser la douleur mais pour cela elle devait attendre que la rue ne se vide pour accéder à sa boutique sans risque.
MessageSujet: Re: Tag Der Toten   Jeu 29 Nov - 21:18

Comme chaque année, était venu l'heure du Tag Der Toten. Depuis que j'étais journaliste, je me faisais un devoir d'y participer. Les aristocrates qui descendaient « s'amuser » chez les mineurs… Un tel rassemblement de population au même endroit était de nature propice au glanage d'information. Les déguisements étaient la règle, de même que la fête, la beuverie et les confidences, c'était donc le lieu et l'instant idéal pour moi pour en apprendre plus sur les affaires dont je m'occupais pour le journal ou bien n'importe qu'elles autres informations que je pourrais me mettre sous la dent. Et puis il fallait dire que cette année, avec les meurtres qu'il y avait eu en ville ; et que les autorités semblaient avoir soigneusement évincé des nouvelles générales ;  ne pas y participer aurait été une hérésie… Le climat de la fête allait sans doute être différent avec cela et peut être un peu plus dangereux aussi, il allait falloir que je sois plus prudente que de coutume.

Je choisis ma tenue avec soin avant de prendre le chemin des Faubourgs. Je devais passer inaperçu dans la foule, au milieu du reste du monde et pouvoir être à mon aise pour tout type de situation que je pourrais rencontrer. J'enfilais donc un masque noir, décoré de signes rouge sang pour dissimuler mon visage et me vêtit de mon habituelle cape noire elle aussi pour cacher ma chevelure de feu qui était plutôt reconnaissable, ce que je ne souhaitais pas. Je glissai dans le reste de mes poche une mine de graphite, plus simple pour écrire à la va vite dans un coin, surtout si le papier de mon carnet était humide et bien sûr, ce fameux carnet, recouvert d'une protection de cuir usée qui était sur moi en toutes occasions. Le reste de ma tenue était noir aussi, bien ajusté et un peu renforcé. J'étais fin prête, il était temps de mettre le chemin sous mes pas, direction Saltzburg.

J'arrivais sur la place, elle était noire de monde. Je laissais mon regard se promener, observant soigneusement les gens de derrière mon masque et mon capuchon, depuis un coin un peu en retrait. Même si aujourd'hui tout le monde était mélangé, les distinctions de classes se voyaient et s’il y avait un côté « bon enfant », la tension était palpable entre les castes. D'autant qu'avec les meurtres récents, on ne pouvait ignorer que cette fête des morts pourrait se terminer de façon funeste aussi…

Je me décrochai un peu du coin de la place où j'étais posté pour me mêler aux personnes, à la foule en mouvement qui profitait des festivités, les yeux à l'affut de gestes et les oreilles ouvertes, recueillant des bribes de paroles çà et là au milieu du brouhaha.  Tout était assez animé, mais dans un calme relatif et puis soudain, de l'autre côté, vers la mine… Une fumée noire et un bruit assourdissant. Que ce passait-il ? Mon cœur commença à battre la chamade et ma respiration à s’accélérer.

La masse commença à bouger en tous sens, j'étais coincé au milieu, je ne pouvais rien faire pour me dégager. Là, dans l'épaisse fumée noire, des silhouettes, sans tête. Quel était cela ? Le spectacle était macabre, terrifiant et la foule, paniquée se mouvait de tout cotés. Petite, coincée au milieu de cette masse humaine, je n’eus d'autres option que de suivre le mouvemen,t mais dans le désordre général, tout ne se passa pas bien…  Broyée entre tous ces individus, j'eu la chance d'atterrir proche de l'estrade, un peu en retrait, une douleur fulgurante m'ayant traversé tout le thora pendant la bousculade. Je peinais à reprendre ma respiration. Je rampais un peu plus à l'écart, comme je le pouvais, pour tenter de me mettre à l'abri. Suffocante, je cherchais de l’air, la poitrine douloureuse à chaque mouvement. C'est là que je me rendis compte que ma main gauche aussi me faisait affreusement mal. Elle était en sang et certains doigts ne semblaient pas dans leur angle normal, je détournais les yeux, le visage crispé par la douleur. Je ne savais que faire alors que tout le monde s’agitait encore en tous sens et de tout cotés… Je serrais les dents, tremblante, essayant de savoir ce qu’il advenait des autres… Je tentais de conserver le peu de lucidité que me permettait la douleur et mes forces faiblissantes pour suivre ce qu’il se passait autour de moi, distinguer des silhouettes ou des visages connus parmi ces individus égaré qui ne savaient ou aller et les gémissements de douleurs des blessés. Certains semblaient s’en tirer mieux que d’autres…

Un moment qui aurait dû être une fête et qui virait en un cauchemar désastreux…
MessageSujet: Re: Tag Der Toten   Lun 3 Déc - 11:37

Le regard tourné vers les mines, Agnes fut sans doute parmi les premiers à apercevoir le comité sans tête ; presque hypnotisée, cependant, elle ne fut pas la première à réagir. Loin de là : ses yeux furent attirés par le haut de forme qui semblait fermer la marche et seulement lorsque ce dernier disparut qu'elle sursauta, la sensation d'un coup de jus lui électrisant l'être tout entier tandis qu'elle tournait la tête vers l'estrade. « Mère... ! » eut-elle le temps d'articuler, esquissant un mouvement en sa direction, avant que la foule ne s'agite enfin, l'information se répandant comme une traînée de poudre et la panique s'instillant dans - presque - tous les esprits.
En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, Agnes se fit littéralement submergée par une marée d'individus précipités qui ne marchaient plus qu'à l'instinct de survie. Inutile d'appeler à l'aide : les hurlements venaient de partout et emplissaient indistinctement l'espace, boule de bruit déchirant équitablement la bulle de bonheur qui entourait jusque là la place centrale des faubourgs.

Si elle chercha à se dégager, ce fut en vain ; si elle voulut se débattre, elle n'en fut pas capable. La force du troupeau la contrôlait totalement et, soumise au mouvement, à la violence et au bon vouloir de la terreur désormais dominante, Agnes se retrouva au sol, bousculée, violentée et meurtrie. Si la douleur fut lancinante, elle fut aussi brève : quelque part entre la peur et l'agonie, un coup violent à la tempe lui fit perdre connaissance.
Lorsqu'elle reprit ses esprits, elle était encore en vie. Son corps tout entier la tirait, le goût métallique du sang lui glissait dans la gorge et sa vision était trouble, mais elle respirait encore. Difficilement : elle avait l'impression que chaque inspiration était une brûlure terrible, mais elle localisa bien vite la douleur au niveau de sa poitrine et elle se remit debout tant bien que mal, allant bien vite se soutenir contre l'estrade de bois vers laquelle elle claudiqua tant bien que mal, les jambes endolories.

Elle n'avait pas dû tourner de l'œil assez longtemps : la violence du coup avait dû brièvement l'assommer mais l'horreur était toujours là et à ses pieds se multipliaient des cadavres sans vie, certains aux visages éclatés et à la figure au-delà de toute reconnaissance possible. Une nausée lui fit tourner la tête mais elle crispa ses doigts sur le bois de l'estrade, jeta un coup d'œil en direction des macchabée sans tête désormais immobiles au sol : déjà, certaines personnes s'en approchaient. Elle ne voyait plus la Reine, n'apercevait pas Lukàs - et à cette idée son cœur manqua douloureusement un battement, mais elle devait se faire violence pour rester consciente.
Non loin d'elle un gémissement attira son attention et elle tourna la tête vers une jeune femme encore au sol dont le poignet formait un angle inquiétant. Immédiatement, Agnes tendit la main vers elle comme pour lui faire signe de ne pas bouger.

« Tout va bien. La foule s'est dispersée. Ne bougez pas, on va s'occuper de vous. Tout va bien. » Sa voix était incroyablement maîtrisée et si elle ne souriait pas, son ton se fit le plus rassurant possible alors qu'elle cherchait à nouveau autour d'elle à la recherche d'une personne à proximité encore en état de pouvoir prêter main forte à la jeune fille. Elle-même ne pouvait certainement pas faire grand-chose par elle-même, mais elle était décidée à ne rien en montrer : d'un mouvement de poignet elle essuya le sang à l’embrasure de ses lèvres, se força à déglutir. « Surtout, ne vous endormez pas. Je vais rester avec vous, mais il faut que vous restiez avec moi, d'accord ? »
Elle-même se le répétait dans un coin de sa tête, mais elle était physiquement illisible : pour une fois, sa tendance maladive à faire semblant profiterait à quelqu'un d'autre qu'à elle-même.
MessageSujet: Re: Tag Der Toten   Ven 14 Déc - 21:26

En moins de temps qu'il ne fallait pour le dire la foule commençait à se disperser, et surtout, la demoiselle Von Heiligen n'était déjà plus là, mais vu comment elle courrait vers les premiers cris Lüwen était certain qu'elle se portait bien.

Bien évidemment le ministre devait se rendre vers les soi disant cadavres qui étaient tout sauf les visions d'un psychotique. Ils étaient bien là et l'odeur était tout aussi présente. Ha quelle horreur oui, il n'était pas forcément habitué à ce genre de vision mais il avait toute son éducation et sa retenue pour ne pas vomir. Déjà qu'il n'avait plus de veston, alors cela serait le comble de se ridiculiser ainsi.

«  Que tous les civils reculent ! Ceci n'est pas un spectacle, si vous avez du temps à perdre, portez assistance aux personnes blessées !  »

Il aurait presque voulu insulter certains qui reluquaient ça d'un œil trop curieux… Il avait retrouvé sa voix et sa froideur de ministre. Sa voix était autoritaire et ses ordres aussi clairs et limpides que du cristal. Il s'approcha des quelques gardes présents, notamment ceux qui gardaient les lieux avant.

«  Bouclez les lieux, ne laissez personne s'approcher ! Cherchez des médecins et d'autres personnels soignants, faites déplacer les personnes pouvant l'être !  »

Et plus vite que ça ! Lüwen aurait voulu porter assistance aux blessés mais il ne pouvait pas gérer les gardes et les médecins et soigner, de toute façon, il n'avait que des connaissances basiques.

Notre ministre fit aussi signe à Ulric de s'approcher de lui.

«  Les ordres sont les mêmes pour tout le monde.  »

Le favoritisme ? Connaît pas.
MessageSujet: Re: Tag Der Toten   Sam 15 Déc - 12:49

Alors qu’il observait les corps en compagnie de cette bande disparate de curieux, Ulric entendit la voix de Lüwen s’élevait au loin. Il jouait au petit chef, à tenter d’organiser un peu ce chaos et évidemment il cherchait à les éloigner des corps… Allant jusqu’à faire signe à son frère de s’approcher pour lui faire entendre que les autres valaient pour lui également. Un acte qui arracha un sourire froid, particulièrement malaisant à Ulric alors qu’il lui répondait « Ne vois-tu point que nous ne faisons que permettre au légiste d’examiner en toute sécurité les corps, permettant ainsi aux autorités de s’occuper de ce mouvement de panique au mieux ? ». Evidemment, la vérité était que nos petits curieux espéraient enfin en apprendre plus sur le Découpeur et ses crimes, les informations officielles étant, à ce sujet, pour le moins inexistante.

« Et ton attention ne mériterait-elle pas d’être tournée vers la famille royale ? Lui venir en aide ne saurait que t’être bénéfique… ». Ulric avait ajouté un sourire entendu, l’air de dire « et si tu allais voir ailleurs avec tes chiens, juste un instant ? » mais Lüwen ne semblait pas être dans un bon jour pour se montrer conciliant. En fait, il semblait même partie pour ne pas réfléchir à long terme et faisait donc ce qu’il fallait pour perdre de précieuses informations sur cette anomalie miraculeuse ou satanique ; question de point de vue ! C’était à croire que l’élégant ministre avait fait tomber sa tarte aux fraises pendant la cohue !

Ulric réfléchissait donc au meilleur moyen de le convaincre de s’éloigner, détourner l’attention de ses pions mais très vite il sut qu’il ne fallait pas rêver. Il faudrait une nouvelle diversion pour que son objectif ne devienne plus qu’un rêve illusoire.

« Je te laisse à tes occupations, mon frère. »
le planta Ulric en retournant vers les corps décapités, s’approchant de Niels pour lui lancer « Alors ? Vous avez une explication ? » puis d’ajouter, à l’attention du groupe, comme si c’était une mauvaise plaisanterie « Bon… On en pique un ? ». Plus que l’espoir de trouver des camarades de crime, il voulait voir les motivations de cette petite foule hétéroclite.

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MessageSujet: Re: Tag Der Toten   

 
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